Zoo n°67 sep/oct 2018
Zoo n°67 sep/oct 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de sep/oct 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 9,9 Mo

  • Dans ce numéro : cyberfatale...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 zoom 20 000 lieues sous les mers de Gary Gianni Adapter ce célèbre roman de Jules Verne en une quarantaine de planches était une gageure, mais Gianni a joliment relevé le déi, ayant cherché à restituer l’esprit de cette œuvre plutôt que de la fragmenter. S’il trouve matière à exprimer son goût pour le fantastique et la SF dans ce récit, il ne fait pas pour autant l’impasse sur la dimension psychologique et éthique de l’œuvre, ce qui est plaisant. Pas étonnant de la part de cet artiste qui est un grand admirateur et connaisseur du pionnier français de la scienceiction ainsi que des fameuses gravures Hetzel qui illustraient ses romans – une inluence graphique évidente qu’on retrouve dans son trait semblant être plus gravé que dessiné... Mosquito, 60 p., couleur, 14 € CECIL MCKINLEY Krazy Kat  : George Herriman, une vie en noir et blanc de Michael Tisserand Entre 2012 et 2015, Les Rêveurs ont réalisé ce que personne n’avait jamais osé faire en France  : une édition en quatre grands volumes des planches du dimanche de la meilleure période de Krazy Kat (1925-1944) – une remarquable intention éditoriale et patrimoniale mettant in à un vide incompréhensible. Aujourd’hui, ils enfoncent le clou avec cette biographie inédite de George Herriman écrite par Michael Tisserand. Cet ouvrage tout à fait primordial pour notre connaissance de cet artiste génial (et de son œuvre qui ne l’est pas moins) a demandé à son auteur dix ans d’un travail acharné et passionné, recueillant notamment des témoignages très éclairants. Incontournable et de tout premier ordre. Les Rêveurs, 532 p., n&b, 28 € CECIL MCKINLEY B ande D essinée UN GÉNIE SANS CHICHI Le séjour de Mozart à Paris n’est pas resté dans les annales. Frantz Duchazeau s’en empare pour décrire la piètre condition des artistes et donner au génie de la musique une proximité enthousiasmante. Captivant. Mozart autrement. Mozart par le prisme du quotidien de son séjour parisien de 1778. Moins excessif, exubérant et extravagant que le personnage du ilm de Milos Forman, mais tout aussi intéressant, tant les thématiques abordées par Franz Duchazeau sont riches et nombreuses. Le choix de situer l’intrigue pendant les quelques mois que passe Mozart dans la capitale française est judicieux. Le jeune compositeur – il a alors 22 ans – part de Mannheim criblé de dettes. Son idée est de repartir du bon pied à Paris, en compagnie de sa mère, en comptant sur l’aide de Melchior Grimm, diplomate et critique musical, qui avait organisé la tournée parisienne du musicien prodige 15 ans auparavant. Mais rien ne se déroule comme prévu. Humain après tout Presque 240 ans après les faits, la lecture de Mozart à Paris surprendra peut-être les néophytes. Aujourd’hui, le musicien est considéré sans conteste comme l’un des plus grands compositeurs de l’Histoire. En 1778, il est adulé par certains, mais incompris par le plus grand nombre des mélomanes car son style ne suit pas les goûts du moment. Ainsi, il a un mal fou à trouver un poste dans une cour ou chez un puissant, en partie parce qu’il ne joue pas le jeu du courtisan. Sûr de son génie, il rejette la  : compromission et se fait ainsi bon nombre d’ennemis. À Paris aussi, ses rapports avec la noblesse sont conflictuels. Rejeté par Grimm, il ne réussira pas à multiplier les commandes, seule façon de gagner sa vie à l’époque pour un artiste. Le statut du musicien, et par extension son quotidien, nourrissent le récit et replacent le génie dans une lutte pour survivre indigne de son immense talent. Le séjour parisien est un iasco, mais Mozart en sort grandi, empli d’humanité. La force du dessin Cette richesse scénaristique est sublimée par un dessin expressionniste qui capte parfaitement les frustrations et les désillusions du natif de Salzbourg. Les décors parisiens rappellent à la perfection les gravures anciennes. Un brin de fantastique s’invite au détour des scènes, lorsqu’un Mozart géant apparaît par exemple devant son père pour symboliser le fait que Wolfgang impressionne beaucoup son cher géniteur. Les citations du Little Nemo de Winsor McCay abondent. Et que dire de ces séquences où le graphisme s’emploie à montrer comment la musique peut transporter l’âme. Duchazeau compose ici à sa façon une délicieuse petite musique de nuit. A PARIS THIERRY LEMAIRE MOZART À PARIS de Frantz Duchazeau Casterman, 96 p., couleur, 18,95 €
L’heroic fantasy selon JoannSfar Un pays où l’eau voyage à l’envers et les larmes tombent vers le ciel, un jeune héros au cœur pur, une quête mystérieuse et philosophique... Nouveauté 25



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