Zoo n°67 sep/oct 2018
Zoo n°67 sep/oct 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de sep/oct 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 9,9 Mo

  • Dans ce numéro : cyberfatale...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 zoom À travers de Tom Haugomat Le livre s’ouvre par ledit une couverture qui.111 TIOMPlà permet de découvrir sa première page au travers d’un trou en forme de jumelles. Un dispositif qui annonce celui qui est en œuvre à l’intérieur. Les pages de droite ne prennent tout leur sens que confrontées aux pages de gauche. D’un côté, le personnage mis en scène et, en vis-à-vis, ce qu’il voit. Mais, tout systématique qu’il soit, le procédé n’est pas gratuit, car la communion qui nous est offerte avec un inconnu crée de l’empathie. Toute l’existence d’un homme est ainsi retracée avec pudeur et émotion, par une sélection de scènes, présentées dans un ordre implacablement chronologique. Il serait regrettable de manquer cette œuvre, où l’intelligence et l’élégance fusionnent. Thierry Magnier, 184 p., couleur, 20 € VLADIMIR LECOINTRE Le Chemisier de Bastien Vivès Grâce à un chemisier qui lui est prêté, Séverine, une jeune femme que personne ne remarque, devient tout à coup, charismatique, vivante, désirable ! Depuis Une Sœur, paru l’an dernier, on sait que le prodige Bastien Vivès, capable de récits sensibles (Polina, Le Goût du chlore...) ou trash (Les Melons de la colère, Last Man...), peut aussi faire, ce qui semble plus complexe, les deux à la fois. Le Chemisier en est un nouvel exemple, mais donne la sensation curieuse d’être composé sur le même canevas que le précédent. Comme si l’auteur rejouait la même partition en ayant seulement changé d’instrument. Pas désagréable, mais pour du Vivès qui ronle moins tranquille, allez plutôt voir du côté de chez Petit Paul. Casterman, 208 p., n&b, 20 € JÉRÔME BRIOT Suite à un drame dont il est responsable, Colas fuit sa famille. Il trouve refuge dans une brasserie où il travaille aux côtés d’autres enfants. Un jour où il s’éloigne du groupe, il découvre un cadavre reposant sous l’eau glacée d’une étendue d’eau. Le mort lui fait penser à Jésus. Dès lors, l’existence de Colas et de ses camarades bascule  : ils décident de partir en croisade, d’atteindre Jérusalem et de délivrer le tombeau du Christ. La poursuite d’une œuvre Depuis Groenland Manhattan en 2008, Chloé Cruchaudet élabore, album après album, une œuvre passionnante, personnelle et variée, mais conduite par des sujets, motifs et procédures récurrents. Elle s’attache fréquemment à des personnages malmenés par la vie qui, là où ils se trouvent, ne sont pas à leur place et élaborent des stratégies pour tenir ou fuient. Elle entremêle chronique et aventure, réalisme et onirisme, lumière et ténèbres. Avec La Croisade des innocents, elle poursuit et approfondit sa démarche. L’impression de continuité est d’autant plus prononcée que La poudre d’escampette, son album précédent, parlait déjà d’une bande d’enfants partant en voyage. B ande D essinée AUX INNOCENTS LES MAINS PLEINES ? Chloé Cruchaudet signe un conte médiéval sombre et lumineux, dur et plein de vie dans lequel des enfants partent en croisade. Intense et sensible, La Croisade des Innocents est l’un des temps forts de la rentrée. La construction d’un récit Si les talents de narratrice et de metteuse en scène de l’autrice ne sont plus à établir, son sens du récit demeure impressionnant, ce d’autant plus ici où il est question de la création d’une histoire, puis de ses évolutions au il de sa diffusion. Chloé Cruchaudet utilise brillamment les ellipses, les répétitions et les variations, abrégeant ou étirant le temps selon les situations. Elle a l’art d’établir et de pointer avec inesse les transformations des personnages, qualité d’autant plus importante dans un récit d’apprentissage comme celui-ci. Les belles idées de découpage et de mise en page s’accompagnent d’un dessin semi-réaliste et d’un travail sur la couleur le plus souvent forts et troublants. Par sa noirceur, sa mélancolie et sa poésie toujours davantage prononcés, La Croisade des innocents marche sur les traces de Sa Majesté des mouches – le roman de William Golding (1954), comme son adaptation cinématographique par Peter Brook (1963) –, c’est dire s’il s’agit d’une œuvre marquante ! LA CROISADE DES INNOCENTS BORIS HENRY de Chloé Cruchaudet Soleil, 176 p., couleur, 19,99 €
SIGNE SIMON VAN HAMME Kivu Jean Van Hamme dénonce l’horreur dans un thriller coup de poing au cœur de l’Afrique. Jeune ingénieur, François travaille pour un puissant consortium industriel. En charge d’un important contrat au Congo, il découvre sur place corruption et cynisme. Son destin bascule quand sa route croise celle d’une enfant congolaise traquée par un puissant chef rebelle. DISPONIBLE LE 14 SEPTEMBRE EN LIBRAIRIE COLLECTION SIGNÉ LE LOMBARD VAN HAMME – SIMON/LE LOMBARD 2018 15



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