Zoo n°67 sep/oct 2018
Zoo n°67 sep/oct 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de sep/oct 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 9,9 Mo

  • Dans ce numéro : cyberfatale...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ti r ortaN. 12RETROUVEZ-NOUS SUR e Glénat, éditeur de talents Cédric Simon et Éric Stalner Sur Terre, l’homme a réussi à dominer la nature. Ici, c’est plutôt l’inverse. FIN DU RÉCIT TOME 2 LE 29 AOÛT V EN I Jean-Claude Bartoll et Bernard Köllé 250 tonnes d’or cachées au plus profond de l’Afrique du Sud. TOME 1 LE 29 AOÛT Marc Bourgne et Franck Bonnet Il est fini, le temps de l’aventure ? TOME 12 LE 26 SEPTEMBRE D'APRÈS I.TEUVRE DE ROBERT E. HOWARD ONAN LE unNEKIEN Mathieu Gabella et Anthony Jean Trois duos d’auteurs font renaître le plus grand héros de l’heroic fantasy. DISPONIBLE LE 12 SEPTEMBRE www.glenatbd.com
4 ; lireq  : 11Ih r B ande D essinée.t neuri-vet a'6-11-4fle-uf A +lier ". #METOO CHEZ LES TEMPLIERS ? Voilà 4 ans qu’Arawn, la dernière production du peintre Sébastien Grenier, avait laissé malheureux les amateurs de fantasy grandiose. Cette rentrée va donc les réjouir  : l’artiste est de retour avec La Cathédrale des Abymes sur un scénario du taulier Jean-Luc Istin. Et ça tranche dans le vif ! Pas d’ordinateur à l’œuvre sur La Cathédrale des Abymes. Sébastien Grenier livre des planches impressionnantes de maîtrise graphique et c’est du tout naturel. Pour qui aime le beau dessin en BD, cet album fait igure d’incontournable de la rentrée. Mais cette peinture n’est pas utilisée pour iger le dessin. L’artiste est mis à contribution pour des paysages magnifiques, mais on sent la patte narrative du scénariste pour éviter à son partenaire de se guinder. Et puis, quand on y regarde de près, on perçoit dans les personnages de la souplesse, de la rondeur. Si les dessins sont vivants et luides, c’est que Grenier trace ainsi. Il n’oublie pas qu’il fait de la bande dessinée et non des associations de tableaux. Un nouvel univers de fantasy à découvrir ? Jean-Luc Istin crée encore un nouveau monde. Le démiurge bâtit un monde concept qui va venir nourrir ses intrigues. Un monde séparé en deux physiquement par la volonté de deux divinités fondatrices. Un monde que l’héroïne va devoir rassembler. Le scénariste n’en est pas à son coup d’essai  : il livre les révélations sur son monde avec intelligence et précision. Son récit est construit de sorte à nous porter sans jamais nous perdre même s’il ne craint pas de nous plonger immédiatement dans les détails de sa création. Les lieux, les religions, les cultures. Istin ne cherche jamais à ménager son lecteur. Distiller les informations dans le bon tempo reste une vraie compétence d’écriture qu’il maîtrise parfaitement. La place de la femme dans la fantasy La Cathédrale des Abymes n’est pas juste une coquille. Jean-Luc Istin a veillé à apporter aussi des questionnements sur la place des femmes dans les récits de fantasy. Il y a l’héroïne, d’abord, celle qu’on identifie immédiatement  : Sinead. Badass, atypique, impressionnante, on va découvrir de quoi elle est capable. Confrontée à un ordre religieux et guerrier phallocrate par nature, il nous reste à comprendre comment elle est devenue la templière que nous voyons à l’œuvre. À noter que si elle est graphiquement très à son avantage, Sébastien Grenier ne se livre jamais à des scènes racoleuses. Oui, Sinead est une guerrière à gros seins comme Soleil les a popularisées, mais c’est écrit sans sexisme. La question sexuelle est dévolue à d’autres personnages, les mères. Celle de Sinead ainsi que celle d’un autre personnage, sont l’objet chacune de viols atroces. L’objectif de ces scènes qui ne sont jamais voyeuristes pour autant ? Rappeler quelle place est dévolue aux femmes dans la fantasy. Un cliché fondateur qu’Istin semble vouloir déconstruire. Sinead le permettra, mais on peut penser que ce n’est pas tant elle qui portera cette charge, que le personnage apparemment plus secondaire de Camilia. Car l‘on suit en fait deux lignes narratives, une par région du monde. Sinead au Sud, est un personnage accompli. On sait où elle en est, il lui reste du chemin à parcourir mais pas forcément tant que cela. Au Nord, on suit une famille, dont l’histoire est narrée par un homme. Mais pour autant, ce n’est pas lui qui semble avancer au il des pages, mais sa ille. On peut donc tout à fait s’attendre à ce que Sinead et Camilia se retrouvent et fassent la jonction entre les deux mondes. Laissant une part limitée aux hommes, « pères » bienveillants comme brutes malsaines. Oui, La Cathédrale des Abymes est un album joliment dessiné. Mais la fantasy XXI e siècle n’oublie pas de proposer de vraies rélexions sur le monde qui nous entoure. Du moins, est-ce la patte de Jean-Luc Istin. Alors il serait dommage de sous-estimer cet album. YANECK CHAREYRE LA CATHÉDRALE DES ABYMES T.1 de Jean-Luc Istin & Sébastien Grenier Soleil, 56 p., couleur, 14,95 € 13



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