Zoo n°63H6 nov/déc 2017
Zoo n°63H6 nov/déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°63H6 de nov/déc 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 10,7 Mo

  • Dans ce numéro : se barre à Zanzibar.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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38 Carey et Gross/VERTIGO COMICS Pour Tom Taylor, avoir été la principale source dÊinspiration de son père est un fardeau. Les aventures imaginées par Wilson Taylor, vendues dans le monde entier, sont en effet celles dÊun jeune prodige de la magie qui ne lui ressemble en rien. Les inconditionnels de la série – les plus extrêmes, parmi eux – lui prêtent les mêmes pouvoirs que son avatar, sÊempressent de le questionner sur la suite de ses aventures ou sur les incohérences scénaristiques du dernier tome au cours des conventions auxquelles il est contraint de participer. Tom nÊa pas le choix. Son père ne lui a laissé ni héritage, ni aucun autre moyen dÊaccéder à la fortune engrangée par les ventes de ses romans. Tom nÊa pas le choix, parce quÊil nÊa dÊautre talent que celui de faire semblant dÊêtre une fiction. C omics THE UNWRITTEN, un précis de non écriture La publication de The Unwritten en français était attendue. Une fois le premier tome refermé, on ne peut que saluer la campagne de communication faite autour du titre et maudire les critiques américains. The Unwritten, de Mike Carey et Peter Gross, est effectivement un parfait exemple de « non écriture ». Son monde sÊécroule le jour où lÊon porte à sa connaissance des preuves contestant sa filiation, et même la réalité de son existence. Des événements plus tragiques viennent par la suite assombrir sa légende et le précipiter vers la déchéance. CÊest au moment où la situation semble la plus désespérée que Tom réalise quÊil est au cflur dÊun combat opposant le monde réel à celui de lÊimaginaire. Un monde dans lequel toutes les fictions cohabitent. REMPLIR… En concoctant une intrigue où les personnages de papier finissent par devenir réels, Mike Carey tente de redonner du souffle à une thématique visitée mainte fois par la science-fiction et le fantastique. The Unwritten se situe en effet quelque part entre la saga de Harry Potter de J.K. Rowling et LÊHistoire sans fin de Michael Ende, avec en plus un soupçon dÊAlan Moore (La Ligue des gentlemen extraordinaires) et de Philip K. Dick (Le Maître du haut château). On peut reconnaître aussi, çà et là, lÊinfluence de séries Marvel de la grande époque (Tombof Dracula, Hulk, Doctor Strange) à travers certains personnages ou intrigues secondaires, relever des emprunts à lÊunivers de Lovecraft (La Quête onirique de Kadath lÊinconnue) et à Thorgal (LÊEnfant des étoiles). Si beaucoup dÊidées, de thématiques ou dÊicônes sont des allusions, des clins dÊflil plus ou moins volontaires à des fluvres existantes, dÊautres sont bel et bien le fruit de lÊimagination de Mike Carey. Malheureusement, à force de rendre hommage à ses pères (ou pairs) ou de les piller, ce qui nÊappartient quÊà la série se retrouve noyé dans la masse ou insuffisamment creusé ; le passage concernant Rudyard Kipling fait partie de ces réussites isolées qui font regretter la démesure et, aussi, paradoxalement, les facilités du scénario. MINGUS, LE CHAT DE TOMMY, EST-IL UN EMPRUNT ¤ L'UNIVERS DE THORGAL ? Le Lombard … PAR LE VIDE Toute cette profusion fait en effet office de cache-misère à un propos usé jusquÊà la corde. Tom Taylor ressemble effectivement à lÊun de ces héros qui, au début de leur aventure refusent de croire en leur destinée, et qui finalement lÊacceptent. Sorti de ce trait de caractère éculé, Tom nÊa rien de véritablement authentique et sÊavère bel et bien la coquille vide quÊil est accusé dÊêtre par ses détracteurs. LÊabsence de style, ou son manque dÊhomogénéité, la débauche de circonvolutions, la faiblesse des ambiances entretenue par un dessin le plus souvent insipide, interdisent au récit de décoller vers les hautes sphères. The Unwritten fait donc passer le temps en noyant le poisson dans un océan de péripéties, de rebondissements incessants et de collages foutraques. Aux lecteurs de trouver une pertinence au milieu de toute cette vacuité qui est habituellement la marque des scénaristes débutants ou en manque de reconnaissance. SÊil faut absolument terminer sur une note moins sévère, reconnaissons à lÊhistoire sa générosité, son ambition et son évolution vers le mieux, même si lÊindigestion ne guérit jamais totalement. the KAMIL PLEJWALTZSKY 1.11e1Wr 1 t te rien tre Its lignes 71.. THE UNWRITTEN, T.1 de Mike Carey et Peter Gross, Urban Comics, 328 p.couleurs, 28 €
PARADIS AMÉRICAIN Les éditions Delirium traduisent et sauvent de l’oubli Last American, une mini-série post-apocalyptique au pessimisme radical et à l’humour grinçant. Ulysses Pilgrim a été cryogénisé dans un bunker pour survivre à la Troisième Guerre mondiale. Ainsi le dernier homme sur la Terre sera un soldat américain disgracié à qui le président des États-Unis, autant dire Dieu, a offert une seconde chance. Sa renaissance 20 ans après la destruction de lÊhumanité est accouchée par trois robots dévoués, A, B etC, ou ÿ Able, Baker et Charlie Ÿ pour inspirer davantage dÊempathie. Charlie témoigne dÊailleurs un fort intérêt pour les productions télévisuelles humaines que des archives lui ont permis dÊexplorer à satiété pendant le sommeil de son protégé. SURVIVANT CHERCHE ADVERSAIRE LÊexploration de la surface sÊavèrera aussi déprimante que périlleuse et notre soldat ne montrera pas le sangfroid quÊon était en droit dÊattendre du dernier porte-étendard de la bannière étoilée. Rapidement son esprit vacille alors quÊhallucinations et fantômes du passé se mettent à danser devant ses yeux. Dans la dévastation et face à la solitude, le protagoniste cherche des semblables, des traces de vie. Il en vient à espérer une adversité, quelque chose de vivant à détruire, à combattre. Variation sans concessions sur le thème du dernier survivant, initialement publiée aux États-Unis entre 1990 et 1991, Last American est une satire féroce de lÊAmérique conquérante vue depuis une Europe coincée entre deux blocs menaçants. Face à lÊoptimisme et à la confiance déplacés des partisans de Ronald Reagan (un ancien acteur devenu président des États-Unis pour deux mandats, doiton préciser aux plus jeunes) les Britanniques John Wagner (Judge Dredd) et Alan Grant opposent un rire ironique et désespéré quÊincarne parfaitement la folie qui gagne le protagoniste. Au dessin, Mick McMahon sÊappuie sur un découpage rigoureux et une grammaire visuelle très affirmée qui géométrise les formes. Son trait rapproche ainsi lÊorganique du minéral au sein duquel il retournera sous forme de poussière. VLADIMIR LECOINTRE LAST AMERICAN de John Wagner, Alan Grant et Mick McMahon, Delirium, 136 p.coul., 24 € C omics Wagner, Grant et McMahon/DELIRIUM Ar EUX, MARVEl THOR - RAGNARUK MARVEt OEUXE MIGHTY THUR -1111 MARVEL ICONS  : THOR  : MAUR VINTAGE THOR L'INTÉGRALE 19GR THOR - RAGNAROK PAR ARUM/IMITA JR TOI LE 18 OCTOBRE n'Uni CHUES 39



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