Zoo n°63H6 nov/déc 2017
Zoo n°63H6 nov/déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°63H6 de nov/déc 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 10,7 Mo

  • Dans ce numéro : se barre à Zanzibar.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 Tomasi, Bertram et Stewart/GLÉNAT HANTISES La démesure et lÊhistoire de la maison Winchester sont uniques au monde. Construite à partir de 1884, ses travaux ne cessèrent quÊà la mort de sa propriétaire. Celle-ci était la veuve du célèbre William Wirt Winchester, fabriquant dÊarmes et inventeur de la carabine à répétition. Persuadée dÊêtre frappée par une malédiction, Sarah Winchester fit appel à un médium. Il lui confirma que les victimes engendrées par le commerce de son époux nÊauraient de cesse de la poursuivre, sauf si elles étaient contenues ou égarées dans les murs de sa maison. Pour mettre fin à sa terreur, elle décida de prendre les mots de lÊextralucide au pied de la lettre en transformant sa résidence en un labyrinthe. Le seul plan dont elle disposait pour son fluvre sÊinventait chaque jour dans son esprit dérangé, au gré de ses humeurs, des rêves quÊelle faisait et des commandements de lÊau-delà. AujourdÊhui, le manoir compte 160 pièces, 10 000 fenêtres, 17 cheminées, 950 portes et 40 escaliers. Il a fait en outre lÊobjet de nombreuses innovations en matière de confort de vie. ESPRITS FRAPPEURS Peter J. Tomasi et Ian Bertram ont pris le parti de broder une fable hallucinée autour du cas Winchester. Le scénariste est allé puiser dans les archives VOLAS ÊTES pRf-rs POLIR UNE BeRGeuse I7E BONNE ruer mes CHÉRIS ? _. Actu B d La chute de la maison Winchester Le cas de la maison Winchester est fascinant. Il démontre de façon saisissante que certaines hantises ou drames personnels peuvent façonner les murs d’une demeure.frre.//—wA ir.. 11j1*MV, « rp. itraniwitur A1111111111011 11IF un grand nombre dÊanecdotes pour rendre compte de la folie de la veuve et propriétaire des murs. Parmi les trouvailles de Tomasi, on apprend que madame Winchester considérait que les coups de marteau de ses ouvriers ne devaient jamais sÊinterrompre afin de compenser les détonations des armes à feu vendues par sa famille. Tomasi et Bertram ont voulu aussi imprégner leur récit des ambiances dÊEdgard Poe et, dans une moindre mesure, de H. P.Lovecraft. Ils y parviennent magnifiquement. Le style de dessin de Bertram, sa manière dÊécraser ses personnages dans ses compositions, lÊimpression omniprésente de suintement quÊil parvient à rendre contribuent largement à lÊefficacité du récit. Le lecteur pourra apprécier tout autant la palette dÊexpressions mise au point par le dessinateur pour incarner les différents personnages, et plus particulièrement toutes celles qui traduisent la folie de Sarah. Il en va de même des ambiances, impressionnantes de noirceur et de déraison. LÊidée du scénariste a été en premier lieu de raconter lÊarchitecture et la construction dÊune folie. On comprend rapidement que le manoir est le reflet dÊun chaos intérieur et que la seule chose qui sécurise la malheureuse veuve Winchester, cÊest dÊavoir une bâtisse qui soit à son image. Tomasi exprime ainsi que la maison est possédée par la veuve et quÊelle lÊest dans tous les sens du terme. Comme lÊindique le titre de son album, lÊautre axe de cette histoire est la contrition. Curieusement, cÊest cette grille de lecture qui pèche le plus. Même si lÊauteur énumère quantité dÊexemples où Sarah Winchester tente de racheter les fautes de son mari, le sujet reste malgré tout un peu en surface et la noirceur de sa conclusion inassumée. La galerie de personnages inventée pour lÊoccasion, et plus particulièrement Warren Peck, semble en effet marteler jusquÊà la dernière page quÊaucun exorcisme est possible  : quand le mal (la violence, en lÊoccurrence) prend possession dÊun individu, il y ÿ demeure Ÿ. Il habite durablement celui qui lÊa invité. La force de ce propos est malheureusement atténuée par une romance un peu mièvre et quelques poncifs (comme lÊopposition entre le gentil yankee abolitionniste et la brute sudiste raciste). Dans lÊantre de la pénitence reste toutefois une très bonne surprise. KAMIL PLEJWALTZSKY DANS LÊANTRE DE LA PÉNITENCE de Tomasi, Bertram et Stewart, Glénat, 192 p.coul., 19,95 € Tomasi, Bertram et Stewart/GLÉNAT
TRISTAN le ménestrel PLISSON/CORNEN  : 1987/2017 CHAMPAKOU de JERONATON Tous publics Ado-Adulte LES KORRIGANS'Wqr.egie tee greffe le timonier/Luc et François PLISSON iLLE Ler licornes de la croix de pierre Série livres jeunesse 7 à 12 ans DILICOM BD grand format tes KORRiGANS D'ELDWENN ÉDITIONS Série livres jeunesse 6 à 11 ans A N DLS-DESSliVELS



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