Zibeline n°9 juin 2008
Zibeline n°9 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : politique culturelle... Marseille s'explique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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76 ÉDUCATION ENSDM FNTCA Les écoles dansent Depuis 3 ans, c’est-à-dire depuis l’arrivée de Frédéric Flamand à la direction du Ballet National de Marseille, l’école ouvre largement ses portes au public marseillais. Pour sa plus grande joie ! Frédéric Flamand a lui-même déclaré que la programmation du mois de mai avait la forme d’un « premier bilan ». Outre les deux programmes présentés à l’Opéra (voir numéro 8) les démonstrations de l’école permettaient de juger du travail et de la progression pédagogique dans les enseignements. La première partie présentait les danses des plus jeunes aux corps graciles et émouvants dans un ensemble impeccable, les classes de garçons qui bénéficient d’un enseignement spécifique des sauts et des pirouettes ; venaient ensuite les danses traditionnelles et baroques : comme toujours la qualité de l’interprétation fut irréprochable, avec le côté conventionnel et figé de ce type d’exercice... Daphnis et Chloé et surtout les danses d’Isadora Duncan avaient un certain charme, tout en suspension et retenue, une écriture des bras étonnante, et des jeunes femmes aux cheveux lâchés et aux pieds nus. Après le 2 e entracte, le public s’est malheureusement fait plus rare : parents et enfants étaient fatigués et beaucoup sont partis. Quel dommage ! Le 3 e volet arrivait trop tard, et les créations des danseuses de la Classe d’Insertion Professionnelle (CIP) et de l’Atelier de danse contemporaine étaient vraiment intéressantes par leur liberté, leur sensibilité et une modernité rafraîchissantes ! Exporter l’enseignement... Avec son programme Entrez dans la danse ! le BNM va à la rencontre des scolaires dans les quartiers. Un travail de sensibilisation à la danse a été mené plusieurs fois dans l’année avec le Centre de loisirs Agora (la Busserine). Il ne s’agit pas d’apprendre à danser à ces enfants qui viennent au Centre le mercredi et à leurs heures de liberté, mais de les mettre à l’aise dans leur corps. Agnès Lascombes, magnifique interprète du Pas de Deux de Forsythe, est intervenue pour « faire de ces enfants des acteurs, qu’ils ne soient pas passifs ! ». Mais le Centre Agora n’a pas de salle spécifique pour la danse et les séances qui ont eu lieu dans les studios du BNM ont été plus productives car les enfants ont apprécié d’évoluer sur des parquets. Des exercices d’étirements, des sauts, des pas chassés sur l’air de Carmen ont eu un franc succès ! D’autres actions destinées au jeune public, aux scolaires se sont multipliées grâce au mécénat et à des liens resserrés avec l’Education Nationale et la DRAC. Le lundi 2 juin a rassemblé les établissements scolaires qui ont travaillé toute l’année en partenariat avec le BNM dans les studios. L’école de Carry le Rouet a présenté un spectacle sur le thème de la vie qui fait passer du stade bébé à celui de vieillard avec des textes écrits et dits par des élèves ; le lycée Perrier a redonné la belle chorégraphie en noir et blanc primée au Printemps des lycéens 2008 ; avec le lycée Daumier on revenait au thème de Narcisse et son miroir avec un beau travail sur les costumes ; enfin le lycée Joliot-Curie d’Aubagne s’est lancé dans une chorégraphie inspirée librement des ballets vus pendant l’année. Parce que les élèves travaillent la danse mais voient aussi des spectacles, dialoguent avec chorégraphes et danseurs. Christophe Mély, chargé de communication, confie volontiers : « Le Ballet donne les mêmes outils et les mêmes moyens à tous les établissements, mais ensuite les projets qui réussissent vraiment sont ceux dans lesquels les enseignants s’investissent à fond ! » Il est vrai que si l’on a vu des élèves ravis et enrichis par l’expérience, on a aussi croisé des enseignants convaincus et militants, fatigués mais heureux ! CHRIS BOURGUE m Les auditions pour la CIP auront lieu le 5 juillet 04 91 32 72 72 Classe d’insertion professionnelle Agnès Mellon www.ballet-de-marseille.com L’Amateur finit en beauté et en rires ! >:n`` La Compagnie Sucrée-Salée d’Istres nous a régalés d’une pièce comique succulente et relevée : La nuit des reines de Michel Heim. Une pièce en alexandrins à notre époque, ça ne court pas les rues. C’est même un peu ringard, non ? Mais lorsqu’il s’agit d’une pièce de Michel Heim, auteur gay de comédies musicales et directeur des Caramels Fous, troupe parisienne travestie talentueuse, ça passe très bien ! L’argument, déjà, est cocasse : la reine Catherine de Médicis veut que son fils Henri III épouse Elisabeth, reine d’Angleterre, surnommée la Reine Vierge. Or Henri III ne connaît rien aux femmes, (à part sa relation incestueuse avec Margot, sa soeur nymphomane) et n’est pas tenté par le projet. Elisabeth décide de venir se rendre compte de la situation, déguisée en homme, en compagnie du Duc de Buckingam, qui est gay. Sur le conseil de sa sœur, le roi va se faire passer pour folle alors qu’Elisabeth semble tentée par Catherine ! Tous se fourvoient dans une langue gourmande, mélangeant les styles, les allusions coquines, les anachronismes, les jeux de mots, sans vulgarité. La mise en scène de Michel Hulot est efficace, les costumes bien vus, les acteurs excellents, tout cela sans décor : il faudra aller voir à Istres, le 3 e weekend d’octobre, leur festival de théâtre amateur ! C.B. La Nuit des reines a été joué le 6 juin au Théâtre de Lenche dans le cadre des dixièmes Rencontres de Théâtre Amateur,. X-D.R
SOCIÉTÉ 77 TANGOi Et voilà Marseille capitale du tango pour deux mois : bals, concert, rencontres, exposition photographique, cinéma, pour la plupart gratuits. Comment Marseille prend-elle en été cette couleur argentine ? Grâce à une association fédératrice, La Rue du Tango… Le bonheur de tanguer La Rue du Tango a débuté en 2005 grâce à la réunion des énergies et des volontés des associations de tango de Marseille. Durant les mois de juin et juillet, chaque vendredi de 20h à minuit, la rue du Théâtre Français, devant le Théâtre du Gymnase, est investie par les danseurs. Dès la première édition, la Rue du Tango a été un grand succès populaire. Le public s’installe sur les marches ou à l’une des terrasses de café. Le nombre de danseurs et de spectateurs varie entre 250 et 500 personnes. Chaque soirée est confiée à l’une des associations de tango participante. En milieu de soirée, une ou plusieurs démonstrations sont présentées. Des initiations gratuites sont proposées. Festif et vivant, le tango permet de redynamiser cet espace urbain de l’hypercentre de Marseille, souvent déserté la nuit. Petit à petit, la Rue du Tango a développé ses actions en partenariat avec les institutions culturelles de la ville. Une programmation de cinéma, concert, exposition permet au public de découvrir la culture argentine. La Cité de la Musique ouvre ses portes pour un concert, une exposition photographique et un documentaire, l’Alcazar met sa collection de disques de tango à l’honneur, l’Association Solidarité Provence Amérique du Sud organise la projection d’une belle fiction argentine, la librairie Maupetit fait la part belle aux livres sur le tango, mais aussi aux romans et essais argentins et Sud Américains. On y trouvera le livre de Christophe Apprill, Tango, le couple, le bal et la scène, qui vient de paraître. Ce sociologue, tanguero marseillais fait partie de l’association. Au programme Le jeudi 26 juin à 20h30 à l’Auditorium de la Cité de la Musique un concert exceptionnel d’Emma Milan, De Paris à Buenos Aires, avec le duo Trosman/Maguna (guitare, bandonéon). Cette artiste française s’est Pourquoi tu l’aimes ? On croit savoir ce qu’est le tango… Pour beaucoup, une musique et une danse surannées quelque part entre le musette de grand-père et la danse de salon en concours numéroté, bustes rigides et sourires figés… Mais non… Ces tangos là ne sont que caricatures et vieilles lunes. À la fin du XIX e siècle naissait sur les rives du Rio de la Plata, dans les quartiers des migrants, une passion brûlante nommée tango. De l’âge d’or des années 1940 à la formidable renaissance actuelle, après la dictature, malgré ou à cause des crises économiques et politiques qui secouent l’Argentine, le tango est tout à la fois musique, danse et poésie populaire. Cambrure, talons hauts, jambes effilées comme des vouée au Tango des années 40. Sa voix restitue un lien puissant entre les trottoirs ombragés de Buenos Aires et les pavées mouillés de Paris. Cette chanteuse au timbre épuré se laisse emporter par la beauté des mots, l’épanchement retenu. Elle a obtenu le Grand Prix du Disque Charles Cros en 2002. Et puis venez découvrir un de ces vendredi cette musique magique que chacun interprète à sa guise, selon son humeur, avec son (sa) partenaire dans le désordre organisé de la piste de la « milonga ». Car il y a tout cela et plus encore dans le tango ! Vous ne l’entendrez peut-être pas se dire avec des mots, mais couteaux, le regard qui harponne... Pourquoi le tango fascine-t-il tellement ? Serait-ce parce qu’on peut s’enlacer et jouer à être un homme ou une Peter Niebert 2007/2008 Peter Niebert 2007/2008 observez simplement ces gens qui se lancent, qui s’élancent, qui dansent et peignent sur le sol des motifs improvisés… CATHERINE MANTEL La Rue du Tango du 6 juin au 25 juillet http://laruedutango.fr Tango, le couple, le bal et la scène Christophe Apprill Ed. Autrement, 17 euros femme, un jeu auquel plus grand monde n’ose se prêter ouvertement ? De l’atmosphère fiévreuse des milongas argentines ou des bals des trottoirs de Rome, Berlin ou Marseille, à la scène avant-gardiste, des tenants de la musique à ceux de la danse, des grands classiques au Tango Nuevo, de Paris à Buenos Aires, de Montevideo à New York, en escarpins ou en baskets, le tango séduit aussi parce qu’il correspond à une sensibilité de notre époque : à la fois chic et populaire, pratique de la rue et de la scène artistique, culture du monde, traditionnel et branché…C.M.



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