Zibeline n°9 juin 2008
Zibeline n°9 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : politique culturelle... Marseille s'explique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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52 CINÉMA ALHAMBRA La Quinzaine des réalisateurs à l’Alhambra Née de 68 ! Mai 68 fête son quarantième anniversaire, la quinzaine aussi. Normal ! puisqu’elle en est issue. Suite aux États Généraux du cinéma qui se tiennent du 17 mai au 5 juin 1968, la SRF (Société de Réalisateurs de Films, créée le 14 juin) propose la création d’un « contre festival », destiné à promouvoir le cinéma d’auteur en montrant des films « gratuitement, sans palmarès et sans censure ». La première édition comporte plus de 60 films dont ceux de Philippe Garrel et d’Oshima. Tout au long de ces quarante années, la Quinzaine accueille les cinémas du tiers monde, les nouvelles vagues venues de l’Est, les indépendants américains, le cinéma nuevo brésilien… Elle a révélé entre autres Herzog, Loach, Jarmush, Angelopoulos… Dirigée aujourd’hui par Olivier Père, programmateur à la Cinémathèque Française et critique de cinéma, elle a proposé cette année 22 films, issus d’une vingtaine de pays. À Marseille aussi ! Depuis 2005, la région PACA a décidé de faire découvrir cette sélection, synonyme de « découverte, surprise et qualité » au public marseillais, tout comme le font Paris, Rome et Milan. Et c’est tout naturellement vers l’Alhambra, « reconnu pour la qualité de sa programmation art et essai et pour ses actions pédagogiques et éducatives » qu’elle s’est tournée. Ce sont donc 13 films qui seront proposés Les Bureaux de Dieu de Claire Simon aux cinéphiles marseillais -et aux autres-, choisis par l’équipe de l’Alhambra, reflets de la diversité de forme, d’origine et de ton. Un film, deux films… treize films ! Choisi donc, le film d’ouverture de la Quinzaine, Quatre nuits avec Anna, le retour au cinéma du polonais Jerzy Skolimowski, une des figures de la révolution cinématographique des années 60 : « À ceux qui m’aiment, je voudrais dire que je suis de retour, à ceux qui ne m’aiment pas aussi d’ailleurs » a dit à l’ouverture, le réalisateur de Signes particulier : néant, de Deep End entre autres. Son nouveau film, tourné en Pologne, tout en gris-bleu et brun, couleur de pluie, est une histoire de regards surtout. Son personnage principal, Léon, passe son temps à observer Anna, sa voisine, une jeune infirmière dont il a assisté au viol… Il va pénétrer chez elle… Le film du belge Bouli Lanners, Eldorado, démarre avec une intrusion, aussi, celle d’un jeune cambrioleur, un peu paumé, chez Yvan, un vendeur de vieilles voitures américaines. « L’histoire part d’une situation que j’ai vécue, raconte Bouli, un cambriolage où mon voleur s’est caché et j’ai dû parlementer avec lui pendant deux heures pour le faire sortir parce qu’il avait peur que j’appelle les flics. Finalement, on a établi le contact ; j’étais touché par ce qu’il était. (…) ». Yvan trouvant Elie, la nuit, planqué dans sa maison, décide de le ramener chez ses parents et ce voyage qui aurait du être bouclé en une demijournée va devenir un road movie, tendre et drôle, où tous les personnages révèlent leurs failles, où l’on trouve au bord d’une petite route perdue, une chaise au nom… d’Alain Delon !, (« piquée sur le tournage d’Astérix et Obelix » précise Bouli), où l’on assiste à la toilette en caleçon, avec leurs chaussures, des deux protagonistes ; une scène d’une « belle poésie », comme l’a voulu Bouli. Avec Tony Manero, deuxième film de Pablo Larrain, nous quittons la Wallonie pour le Chili de 1979, sous la dictature de Pinochet. Raùl Peralta, obsédé par le personnage de La fièvre du samedi soir, le film de John Badham, veut gagner à tout prix le concours de sosies dans une émission de télé. Ce minable -très bien interprété par Alfredo Castro- n’hésite pas à harceler son entourage et même à tuer pour être le meilleur Tony Manero ! On peut penser que ce film est une métaphore des rapports entre le Chili et les USA, même s’il a tendance à s’enliser un peu. On pourra aussi découvrir Les Bureaux de Dieu de Claire Simon, écrit après une collecte d’entretiens au Planning Familial, film interprété par Rachida Brakni, Nathalie Baye, Isabelle Carré et Quatre nuits avec Anna Nicole Garcia ; ou Le Voyage aux Pyrénées des frères Larrieu, ou encore Blind Loves, un documentaire slovaque sur l’amour entre aveugles… Ainsi, c’est à un voyage entre la France, la Belgique, la Pologne, l’Espagne, La Russie, la Slovaquie le Chili, l’Argentine et les États-Unis que vous êtes conviés. Dans une sélection de 13 films retenus pour leur représentativité de l’ensemble des tonalités de la Quinzaine. Alors bon voyage, et bonne découverte de l’état du monde ! ANNIE GAVA La Quinzaine des réalisateurs du 18 au 24 juin Alhambra Cinémarseille 04 91 46 02 83 www.alhambracine.com Alfredo Castro in « Tony Montero »
CINÉMA ISRAELIEN FID 53 I CINÉMA FID or not FID ? Du 2 au 7 juillet se tiendra à Marseille le dix-neuvième Festival International du Documentaire. Gardera-t-il ce nom l’an prochain ? Peut-être, peut-être pas ! Car la tendance amorcée en 2007 se confirme : fusionner, mettre en complicité documentaire et fiction. « Ce n’est ni un amalgame, ni un fourre-tout, précise Jean-Pierre Rehm, le Délégué Général ; c’est une réponse vitale. La frontière entre les genres était imposée par la télévision. Aujourd’hui, c’est caduc. C’était plus idéologique que théorique, plus d’ennui que de bonheur ! » Donc, 130 films au programme cette année, pour 116 en 2007 et sept lieux de projection. Dix-neuf films, venant de dix-huit pays, dont douze en première mondiale, sont en compétition internationale dont le jury est présidé par le philosophe italien Toni Negri. Quatorze films en compétition française dont certains réalisateurs sont des « habitués » du FID, Olivier Derousseau, Pierre Creton. Henri-François Imbert qui y avait été primé en 1999 pour Doulaye ou la saison des pluies revient avec Le Temps des amoureuses, l’histoire d’une rencontre entre un homme qui a joué dans Mes petites amoureuses de Jean Eustache il y a trente ans, et un cinéaste, qui aime énormément ce film. Il y aura aussi un film soutenu par la région, d’Arusha à Arusha de Christophe Gargot, et un court métrage d’une réalisatrice de Marseille, Caroline Delaporte, Pologne. Souvenirs, voyages, sentiers Comme chaque année, une rétrospective : Robert Kramer avec la projection de Milestones, qu’il a réalisé de 1972 à 1975, sorte d’état des lieux d’une communauté de militants dispersés sur le territoire américain. En cette période anniversaire de 68, le FID a choisi Milestones de Robert Kramer lors de laRétrospective de Robert Kramer Flower in the poket de Liew Seng tat. Ecran parallèle Les Sentiers d’éclairer un groupe éphémère, Zanzibar dont la figure de proue était Philippe Garrel : Les films présentés sous le label Zanzibar Productions ont été fomentés autour de Mai 68. Avant prophétiquement, pendant factuellement et après mélancoliquement. Un regard sur l’Amérique sera proposé par Jean-Pierre Gorin, fondateur avec Jean-Luc Godard du groupe Dziga-Vertov, collectif militant qui affirmait la nécessité de « réaliser politiquement des films politiques ». L’Europe n’est pas oubliée : un des « Écrans parallèles » lui est consacré avec un accent mis sur les pays de l’Est, en particulier sur un artiste lituanien, Deimantas Narkevicius. Ni l’Amérique latine ! Les Rencontres cinématographiques sud américaines nous proposent des films chiliens, brésilien, vénézuélien et péruvien. Pour la troisième année, un écran est proposé par Fotokino, les Sentiers destiné plus particulièrement aux enfants : témoignages, films d’artistes, essais, fictions... des films rares voire inédits, d’ici et d’ailleurs, de Pologne, de Finlande, des Pays-Bas, d’Iran… dont Flowers in the pocket de Liew Sang Tat. Et bien sûr, comme chaque année, des tables rondes, des rencontres avec des réalisateurs, des séances spéciales dont Crude Oil, un film de 14 heures du chinois Wang Bing dont l’émouvant He Fengming, Chronique d’une femme chinoise avait obtenu le prix « Georges de Beauregard » l’an dernier. Sans oublier les moments d’échanges et de convivialité. Bon festival à tous ! ANNIE GAVA Films d’Israël à Marseille Du 18 au 24 juin, Judaï Ciné organise aux Variétés le 9 e Regards sur le cinéma Israëlien, une semaine de projections, d’échanges et de rencontres avec des réalisateurs invités, Roni et Shlomi Elkabetz qu’on a vu avec plaisir dans La Visite de la fanfare en 2007. Présents aussi Shemi Zarhin qui a obtenu l’oscar israélien du meilleur film pour Aviva mon amour en 2006 et Ari Folman, sélectionné à Cannes cette année pour Valse avec Bachir (voir page 50). Sont donc programmés une dizaine de films dont Les sept jours de Roni et Shlomi Elkabetz en compétition à la Semaine de la Critique, film sur les névroses et secrets familiaux. En hommage à Shemi Zarhin, un film inédit à Marseille, Aviva mon amour, histoire d’une travailleuse prête à réaliser son rêve, écrire, jusqu’à ce que… Bonjour Monsieur Schlomi, histoire d’un adolescent timide et généreux que personne ne voit ni n’entend… Dans Noodle, de l’Israélienne Ayelet Menahemi, un petit garçon d’origine chinoise qui, bien que né en Israël parle à peine quelques mots d’hébreu, est laissé sous la garde de la patronne de sa mère pendant une heure et sa vie bascule quand il devient clair qu’on ne reviendra jamais le chercher. Entrée illégalement, la mère du petit « Noodle », qui faisait des ménages à Tel-Aviv pour gagner sa vie, a en effet été renvoyée à Pékin… ANNIE GAVA Regards sur le cinéma Israëlien du 18 au 24 juin Variétés http://judaicine.fr 04 91 37 40 57 FIDMarseille 04 95 04 44 90 www.fidmarseille.org Aviva mon amour



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