Zibeline n°9 juin 2008
Zibeline n°9 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : politique culturelle... Marseille s'explique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 CIRQUE/RUE GYMNASE LIEUX PUBLICS Illusions dévoilées C’est peu dire que James Thiérrée est un magicien. Son troisième opus, sans doute un peu moins époustouflant visuellement que la Symphonie du Hanneton et surtout La Veillée des abysses, n’en reste pas moins un des plus « beaux » spectacles, au sens propre, vu sur les scènes ces dernières années. La cordéliste, la danseuse et la chanteuse y sont un peu moins sidérantes de talents multiples que les artistes de la Veillée ; la musique, diffusée, y est nettement moins réussie et la scénographie, un peu plus cheap, ne maquille pas entièrement la scène d’effets merveilleux... C’est un peu moins illusionniste ou, plutôt, cela laisse voir l’envers des illusions. Et éclater le talent d’interprète de James Thiérrée, et de son acolyte Magnus Jakobson. Car s’il est un maître de la fabrique des illusions scéniques, James Thiérrée est également un incroyable acrobate, mime, clown, comédien, danseur. Son numéro avec un rocking chair montre sa maîtrise d’agrès les plus surprenants, mais ses danses au sol, sans accessoires, sont aussi époustouflantes, tenant du hip hop et du mime. Il sait aussi être un porteur, et ses « monologues » face au public, visage et corps offerts, sont stupéfiants d’expressivité muette. Quant à Magnus Jakobson, il porte avec lui un art du décalage singulier. Acrobate hors pair, il joue ici le rôle du clown incapable de tordre son cops à l’instar des autres, et nous amusant de e Jean-Louis Fernandez cette incapacité. Son numéro de prestidigitation à l’envers est emblématique du spectacle : virtuose, mais à un endroit totalement inattendu. Débutant par des tours sans accessoires, mimés, il se conclut par un foisonnement de gags enchaînés, où des bouquets de fleurs de tissu, de colombes de chiffons, des flammes, des confettis surgissent comme spontanément des doigts du prestidigitateur dépassé, maladroit, qui ne maîtrise plus les illusions qu’il génère... Et on sent dans ce numéro comme un virage à venir, vers des spectacles plus intimes... Plus burlesques peut-être qu’enchanteurs ? AGNÈS FRESCHEL Au revoir parapluie est joué jusqu’au 21 juin au Gymnase 0820 000 422 Pas son espace Peut-être que la rue n’est pas son espace. Georges Appaix aime à jouer avec les décalages de la représentation. Parler depuis la scène comme s’il était un copain, et abolir les distances. La Sirène de l’opéra modifie ce rapport au public, et Appaix n’y a pas trouvé la bonne mesure. Débutant par le cri des sirènes, la fille et les mecs ont esquissés des figures et des mots, se sont amusés avec des lettres blanches à composer d’autres mots encore, puis ont mis une nappe au sol et commencé à faire Dînette. Jusqu’à ce que la sirène annonciatrice de la fin Dites-le... avec des bambous ! Dans de nombreuses civilisations, la perfection de l’élan du bambou vers le ciel symbolise la joie ; il est aussi un instrument de musique sacrée et assure le bonheur. Aussi les Marseillais, après les Martégaux, ont-ils vécu l’installation de bambous géants sur le cours d’Estienne d’Orves ou sur la Halle de Martigues avec une sorte d’exaltation. Durant deux fois trois jours la Compagnie Caracol a présenté trois heures de spectacle éclaté et ininterrompu dans une cathédrale de bambous. Groupes d’amis, familles, curieux de tous poils ont déambulé sourire aux lèvres, s’asseyant pour écouter des contes, s’initiant aux percussions, captant les bruits des villes du monde entier dans des écouteurs, regardant un drôle de type qui pédalait dans les étoiles... À la fin tous les acteurs se sont rassemblés pour dire quelques extraits de Roméo et e n’enclenche un nouveau cri. Un peu vain, un peu vide, un peu terne : cet humour ne passe pas la rampe de la Vincent LucaS Juliette du haut des perchoirs installés dans les bambous au-dessus de la foule, et une soprano a proposé quelques airs de Bel Canto italien. Le tout sous une pluie de confettis multicolores puis de feuilles blanches, couvertes de mots, de bribes de phrases, que les spectateurs ont ramassées avec une certaine avidité tant ils avaient été stimulés par les diverses propositions du spectacle. Ce Dit du Bambou, souk de la Parole, que nous avions déjà signalé à Aubagne (Zibeline n°3) a deux fois de plus donné la parole aux mots ! CHRIS BOURGUE Le spectacle a eu lieu du 23 au 25 mai à Martigues, et du 30 mai au 1er juin à Marseille X-D.R rue. Dommage : il faut trouver une autre focale ! YAMINA TAHRI Sire Ennemi Dinette était la dernière Sirène et midi net de la saison, proposée par Lieux Publics sur le parvis de l’Opéra, le 4 juin à midi
ISTRES MARTIGUES THÉÂTRE/DANSE 27 Les bons contes font les bons esprits Dieu qu’il est tête à claques ce Pinocchio, petit pantin gâté qui se pense au-dessus de la mêlée et croit pouvoir vivre sans travailler, amasser de l’argent sur un simple claquement de doigts ! Mais on n’a rien sans rien, et la vie se chargera de lui remettre les idées à l’endroit. Loin des versions édulcorées façon Walt Disney, Joël Pommerat ancre le récit de Collodi dans un troublant présent, empli de miroirs aux alouettes, bourré de pièges du paraître, dans lesquels Pinocchio, naïf, tombe immanquablement. Jusqu’à comprendre qu’il importe plus de conjuguer le verbe « être » que le verbe « avoir ». Un voyage initiatique pour petits et grands, où Joël Pommerat, tout à la fois auteur et metteur en scène, mêle à merveille le poids des mots et la puissance des images. Le « pays des jouets » devient ainsi celui de la « vraie vie », pour lequel les enfants embarquent à l’arrière d’un semi-remorque, tels des passagers Elisabeth Carecchio clandestins promis à une triste fin. Un exemple parmi une foule de séquences fortes en sens, où la magie du théâtre, par l’illusion du son, le jeu ciselé des éclairages ou encore l’ingéniosité des costumes, n’est jamais en reste. De paroles percutantes en images époustouflantes (inoubliables Pinocchio et Geppetto navigant sur les flots), nous voilà entraînés du bois à la chair, de l’ombre à la lumière. Par un théâtre brillant, comme un phare par temps de brouillard. LAURENCE PEREZ Pinocchio de Joël Pommerat a été présenté au Théâtre des Salins, scène nationale de Martigues, du 27 au 29 mai. Il sera en tournée dans les Bouches-du-Rhône la saison prochaine, avec l’aide du Conseil Général, au Théâtre du Gymnase, au Théâtre d’Arles et, de nouveau, au Théâtre des Salins. o par deux danseuses qui racontent, sur des sons de chants d’oiseaux et de bruits d’eau, la création du jardin. Un mystérieux tapis blanc au centre de la scène n’attend plus que leurs effleurements dansés qui vont déclencher Les sens en jeu L’installation proposée par le Teatro di Piazza o d’Occasione est une invitation au voyage, une exploration de l’image et du son. Le Jardin Japonais est un spectacle interactif dans lequel les jeunes spectateurs se laissent guider des images et des sons grâce à un système très élaboré, mais complètement invisible, de capteurs sensibles. Le tapis s’anime alors et reprend l’histoire du jardin, les corps impriment leurs marques, les pieds et les mains Teatro di Piazza o d’Occasione donnent une direction, provoquent les nénuphars, les fleurs, la mer… Les enfants suivent silencieusement ces explosions de sons et d’images avant d’être appelés à leur tour, un par un ou en petits groupes, à évoluer sur le tapis et à recréer l’histoire : de petites danses prennent forme, les gestes s’affirment, la liberté donnée est totale, à peine dirigée par les danseuses qui jouent elles aussi avec ce public particulier. Expérience sensorielle à part, Le Jardin Japonais se laisse découvrir lentement… D.M. Le Jardin Japonais a été dansé les 27 et 28 mai au Théâtre de l’Olivier à Istres



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