Zibeline n°9 juin 2008
Zibeline n°9 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : politique culturelle... Marseille s'explique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 SAISONS LA CRIÉE Réduit à l’essentiel La Criée à la rentrée ouvre pour un mois, et s’exile ensuite pour cause de travaux. Vous avez dit électrique ? La Criée a besoin de travaux de mise en conformité électrique. On le sait depuis quatre ans, on le prévoit depuis trois ans, on le repousse depuis deux ans. Normal, direz-vous, c’est le Centre Dramatique National… de Marseille. Vous savez cette ville où rien n’est jamais fait dans les temps prévus, surtout lorsqu’il s’agit de travaux publics, et encore plus lorsqu’il est question de bâti culturel. Il y a cependant là de quoi émouvoir au-delà du public de théâtre, puisqu’il s’agit de gestion de l’argent public. La Criée avait prévu une saison 2007/2008 écourtée, pour commencer les travaux en avril, retrouver ses murs début 2009, et ne perdre qu’un trimestre de programmation. Elle est donc fermée depuis plus d’un mois, mais les travaux ne débuteront qu’en… novembre ! Huit mois perdus, dilapidés (une saison de la Criée coûte tout de même 3,6 millions d’euros), puisqu’en fait les travaux auront lieu de novembre à juillet ! C’est-à-dire qu’il faudra tout de même assurer une saison entière hors les murs, avec le même budget, ce qui n’est possible qu’en réduisant considérablement le Personne ne voit la vidéo Fraicher-Matthey nombre de places offertes. Vous avez dit économique ? Il y aura donc cette année, grâce à la solidarité habituelle des directeurs de lieux, familiers des programmations hors les murs ces dernières années, 11 spectacles accueillis ça et là (au lieu des 18 habituels), mais surtout 77 représentations seulement au lieu de 133, dans des salles plus petites… Les recettes vont donc considérablement diminuer (les entrées représentent 30% du budget du CDN), et ne seront pas compensées par des subventions supplémentaires. Chacun sait que la période est à la restriction, et la Criée n’échappe pas au « gel » de l’état : 50 000 euros en moins cette année... Comme l’administratif et la gestion courante auront plutôt tendance à augmenter vue la situation, c’est l’artistique qui est touché de plein fouet… Est-ce pour cela que Jean-louis Benoît a construit sa programmation autour de la question du Pouvoir d’État ? Au programme Du 23 septembre au 31 octobre, vite, avant que les travaux ne commencent, la Criée programme à la chaîne dans ses deux salles 47 de ses 77 représentations ! Deux pièces contemporaines : Personne ne voit la vidéo de Martin Crimp mis en scène par Linda Blanchet, et dans le cadre de la programmation d’Actoral le premier volet de la trilogie CHTO de Sonia Chiambretto mis en scène par Hubert Colas (on pourra voir le 3 e volet, Mon Képi Blanc, au Festival de Marseille). Puis il y aura, dans la petite salle, Nicomède de Corneille mis en scène par Brigitte Jaques : une pièce peu montée, et qui met en jeu la résistance du héros face au pouvoir impérial dévoyé. Autre temps, même mœurs : Jean- Louis Benoit s’est plongé dans le journal de Jacques Foccart (Monsieur Afrique du Général de Gaulle) pour retranscrire ce que fut mai 68 dans les coulisses du pouvoir. Comment le Général n’y comprit rien, puis y mit bon ordre. Cela s’appelle De Gaulle, c’est une création, et ne promet rien de lénifiant… Expulsée hors des murs la question Nicomède Cosimo Mirco Magliocca du Pouvoir se posera au Gymnase, pour un autre Corneille, tragique celui-là, mis en scène par Allain Ollivier. Le conflit du Cid est-il amoureux ou politique ? lesdeux, sansdoute… Débrayage, de Rémi de Vos, emmènera la question à La Friche : sa pièce mise en scène par Éric Vignier, déroule dans une série de saynettes folles les conflits du travail, les mises sur la touche, les licenciements et compromissions avilissantes des employés… Puis il y aura aussi Daniel Benoin qui met en scène Guitry et Cassavetes, Célie Pauthe qui monte une pièce de Bergman, Arias, et ses folies colorées, baroques, divines… et Jean- Claude Fall qui clôt la saison au Théâtre Nono (voir page 23) avec deux Shakespeare, retrouvant ainsi la thématique de la saison, les folies et les failles des despotes : Le Roi Lear et Richard III ne sont-ils pas les deux visages d’un même pouvoir qui se dévoie, par l’usurpation meurtrière ou le renoncement coupable ? Enfin, pour animer le hall, continuer à faire vivre le lieu, il y aura des soirées cabarets dans le hall, des débats sur la mezzanine, et l’accueil du public se fera toujours au même endroit… durant toute la durée des travaux ! AGNÈS FRESCHEL La Criée Saison 2008/2009 04 91 54 70 54 www.theatre-lacriee.com
NÎMES GRASSE SAISONS 19 Quand Nîmes s’anime Petites histoires.com X-D.R Le théâtre de Nîmes a une histoire ancienne et un statut particulier : maison chère aux habitants, et située au cœur du quartier historique, on y a toujours vu une programmation musicale, lyrique en particulier, voisiner avec du théâtre, puis de la danse et des arts « indisciplinaires », comme le disent aujourd’hui joliment les programmateurs. Depuis l’arrivée de Macha Makeïeff à la direction, le théâtre municipal a pris un essor véritable, proposant une saison qui multiplie les spectacles : cette année il y aura 39 propositions différentes. Chacun peut, dans cette programmation pléthorique, mais au nombre de représentation réduit (66), trouver de quoi concocter l’abonnement de son goût : une offre de choix pour une ville de 150 000 habitants, qui lui rend bien son attention, puisque le théâtre est toujours plein (ou presque !). Au programme On retrouve à Nîmes quelques spectacles formidables que l’on voit ailleurs, comme Le Petit Chaperon Rouge de Pommerat, Sauve qui peut des TG Stan, une création de Philippe Dorin ou celle des 26000 couverts, le hip hop de Kader Attou ou la dernière mise en scène d’Yves Beaunesne (Le Canard Sauvage, Ibsen). Mais l’essentiel de la programmation est original et spécifique. D’abord parce que c’est là que Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps inventent leur inclassable théâtre de geste (Salle des fêtes, en novembre). Ensuite parce que la création lyrique y conserve une place de choix : la saison finissante a vu, en exclusivité dans la région, le superbe Britten d’Olivier Py (Curlew River) et l’Étoile de Chabrier… et en 2008/2009 il y aura la création en France de l’opéra de poche de Philip Glass, d’après la Colonie pénitentiaire de Kafka ; et Le Retour d’Ulysse de Monteverdi mis en scène par William Kentridge et ses superbes marionnettes. Enfin parce que deux temps forts rythment la saison de leur originalité : le Flamenco en janvier, traditionnel et incontournable à Nîmes, à la fois pour les amateurs de musique et de danse ; et la Biennale Japonaise, très intrigante, expérimentale, faite de moments chorégraphiques et musicaux mâtinés d’arts numériques… et qui donnent aux Nîmois l’occasion d’être à la pointe du État de Grasse Pôle régional de développement et scène conventionnée pour la danse et le nouveau cirque, le théâtre de Grasse affiche une programmation pléthorique et des temps forts appétissants Une quarantaine de spectacles rythmera la saison, avec beaucoup de théâtre, des pièces très éclectiques le plus souvent issues du répertoire contemporain : la quête du sens dans Assoiffées de Wajdi Mouawad, le questionnement de l’Autre dans Le Grand Nain de Jambenoix Mollet et Philippe Eustachon, l’humanité en marche dans Ceux qui partent à l’aventure mis en scène par Renaud- Marie Leblanc sur un texte de Noëlle Renaude, la dénonciation des abus des guerres de religion dans Les Croisés de la compagnie belge Agora Theater, la visite de Joël Pommerat au Les Chaussettes Cosimo Mirco Magliocca déjà mythique Pinocchio, la vision abrasive du monde contemporain de Rodrigo Garcia dans Jardinage humain, ou encore la fable intemporelle John et Joe mise en scène par Eric Monvoisin sur un texte d’Agota Kristof. Des créations attendues émailleront la saison, celle de Fellag, Tous les Algériens sont des mécaniciens, de AhmedMadani, Ernest, ou comment l’oublier, la mise en scène du texte de Marguerite Duras, La douleur, par Patrice Chéreau et Thierry Thieù Niang avec Dominique Blanc dans le rôle-titre, et Le Bourgeois gentilhomme de Philippe Car et sa nouvelle compagnie Agence de Voyages Imaginaires. Sans oublier les « têtes d’affiche » Michel Galabru et Gérard Desarthe dans Les Chaussettes, Thierry Lhermitte et Sylvie Testud dans Biographie sans Antoinette, Myriam Boyer dans La vie devant soi, Jean Rochefort en conteur facétieux dans Entre autres… En danse les propositions sont dialogue franco-japonais : aucun de ces spectacles n’est jamais venu en Europe ! En dehors de ces temps forts, on remarquera également, tout au long de la saison, l’attention portée au jeune public avec des propositions exemplaires : des textes de Melquiot, Dorin, Pommerat, l’Affaire Poucet d’Olivier Rannou, mais aussi des concerts jazz ou classiques prévus spécifiquement pour eux, de la danse (Picasso et la danse, Cie Europa…), du cirque, des ciné concerts… Une programmation singulière et hétéroclite donc, dont le point commun est la qualité ! AGNÈS FRESCHEL Saison 2008/2009 Théâtre de Nîmes 04 66 36 65 00 www.theatredenimes.com remarquables, avec la venue de la chorégraphe Kettly Noël avec Chez Rosette, le hip hop virtuose de Petites histoires.com de Kader Attou et les deux pièces d’Angelin Preljocaj Noces et Empty moves (part 1). Soulignons enfin les deux temps forts qui occuperont une bonne partie du mois de février : la venue de l’artiste de cirque, équilibriste, manipulateur et faiseur d’objets JohannLe Guillerm. Il présentera Secret sous chapiteau, et Monstration, exposition spectacle hors du commun. Avant que la Cie 26000 couverts n’offre une clôture de saison époustouflante avec Beaucoup de bruit pour rien ! Ouverture des abonnements le 18 juin : n’hésitez pas ! DOMINIQUE MARÇON Saison 2008/2009 Théâtre de Grasse 04 93 40 53 00 www.theatredegrasse.com



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