Zibeline n°9 juin 2008
Zibeline n°9 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : politique culturelle... Marseille s'explique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MM - 16 SAISONS GYPTIS TOURSKY LA CIOTAT Développement durable Ils sont heureux, les directeurs du Gyptis ! Cette année, tous les spectacles ont rencontré leur public… M. Caligula Jean-Luc Charles …même ceux qui, a priori, semblaient plus difficiles, comme Exilio ou Ceux qui partent à l’aventure : ces créations de textes contemporains par des metteurs en scène de la Région ont fait recette ! Et une fois de plus ils ont fait venir au théâtre des générations nouvelles, encadrées par leurs professeurs et préparés par l’équipe du théâtre. Ainsi au Gyptis les spectateurs n’ont pas à redouter de côtoyer les groupes de scolaires, qui s’y tiennent fort décemment, et ne font éclater leur jeunesse que dans leurs rires et leurs applaudissements… Alors, à l’occasion de l’annonce de cette saison nouvelle, Andonis Vouyoucas fait un rappel historique : il évoque leurs débuts à Marseille, il y a près de 30 ans. Lorsqu’il y avait tout à construire, qu’aucun spectacle professionnel ne se créait à Marseille, qu’aucun comédien n’y était formé, n’y vivait… L’occasion d’affirmer et de justifier la programmation du Gyptis, centrée sur peu de spectacles, mais uniquement des créations régionales qui font travailler les gens d’ici et permettent un rapport de proximité avec le public. Cette année encore, donc, peu de spectacles : 11, dont 4 n’ont lieu qu’une ou deux fois. Deux spectacles tout public (un conte de Tôn-Thât Tiêt par Musicatreize, et un Petit Prince virtuel mis en scène par Jean-Louis Kamoun), un récital lyrique (Alain Aubin réussit à faire remonter Magali Damonte sur les planches !), et les Araignées de Mars de Josette Baïz. Les sept autres spectacles sont théâtraux, et prennent leur temps : entre 5 et 15 représentations pour chacun. Quatre grands « classiques » rythmeront la saison : en mai un Malade Imaginaire interactif, avec participation du public (Cie Vol Plané, créé au théâtre de la Calade, Arles). Une pièce dont Alexis Moati relève l’omniprésence de l’angoisse de mort, tandis que les spectateurs qui ont vu sa mise en scène rapportent leurs éclats de rire, et le plaisir qu’ils y ont pris… Mais le metteur en scène souligne également l’hétérogénéité de la dernière pièce de Molière, à l’écriture incroyablement facile et maîtrisée… Autre création de la région : Alexandra Tobelaim (Cie Tandaim, Marseille) se penche sur son premier classique, Marivaux… Attentive à la subtilité des sentiments amoureux, elle créera une Seconde surprise de l’amour toute empreinte de l’œuvre de Sophie Calle : la Douleur Exquise de la perte amoureuse, qui seule permet la renaissance du désir… L’Uppercut théâtre (Carqueiranne) reprendra un Caligula « centré sur les acteurs », et les contradictions psychologiques de ce « tyran si humain ». Et Françoise Chatôt, après Ruy Blas, continuera d’explorer le romantisme avec des Caprices de Marianne mâtinés d’esprit hip hop : parce que le désespoir fondamental de Musset ressemble aux sentiments de notre jeunesse, confrontée aux mêmes absences de perspectives, aux mêmes ciels bas et lourds… D’autres spectacles, moins classiques, viendront compléter la programmation : un dialogue imaginaire entre Rousseau et Voltaire, qui règlent leurs comptes et parlent théâtre (mes Jean-François Prévand) ; une revisitation de Sunset Boulevard par Jacques Hansen ; et la création de Notre Dallas : le projet prend forme depuis plus d’un an, aidé par les Bernardines puis le 3BisF. Charles-Eric Petit (Cie L’individu, Marseille), tente d’écrire un théâtre nouveau à partir des traces d’une mythologie toute récente : ou comment Sue Ellen et Bobby Ewing ont marqué notre inconscient collectif. Jusqu’à créer des archétypes ? Une saison de créations et d’interrogations s’annonce ! AGNÈS FRESCHEL Gyptis saison 2008/2009 04 91 11 00 91 www.theatregyptis.com Toursky Passion La programmation du Toursky, une rique, passionnante, hétéroclite et change pas ! Qui aurait parié qu’un théâtre puisse afficher 38 spectacles et près de 70 représentations dans les quartiers Nord de Marseille, avec moins d’1,3 million de subventions ? C’est l’exercice de haute voltige auquel se livre l’équipe du Toursky depuis de nombreuses années… Ses recettes ? Remplir ses salles à 98% pour parvenir à avoir plus d’un million de recettes propres, et tabler sur la bonne volonté d’artistes fidèles qui travaillent pour presque rien. Le Toursky a donc les défauts de ses qualités, et obligations : les places n’y sont pas bon marché, certains spectacles accueillis sont consensuels, et certaines fidélités agaçantes : Pietragalla, Nirmala ou Michel Bourdoncle ne sont pas les seuls chorégraphes et pianistes dignes d’entrer en ces lieux… et les orchestres russes, serbes ou mexicains ne favorisent pas vraiment la création musicale de la région… En fait, la création hérite d’une place réduite : une salle de 800 places qui doit faire le plein de spectateurs payants dans ce quartier ne permet pas la prise de risque. Le Toursky programme tout de même quelques créateurs régionaux (Edmonde Franchi dans Carmen Seita, le Nomade Slam d’Ahamada Smis, et Richard Martin lui-même), mais ne peut se permettre de produire vraiment des spectacles. La diminution de la subvention de l’Etat sous ce prétexte (il reste 15000 euros annuels, ce qui représente 0,5% du budget du Toursky…) paraît donc un brin hypocrite. Programmation Car s’il est une mission que le Toursky remplit avec brio, c’est celle de la diffusion : chaque spectateur peut, dans la programmation pléthorique, concocter un cocktail à son goût. Ceux qui aiment le texte chanté pourront entendre Jonasz, Julos Beaucarne, Anne Sylvestre, Ahamada Smis ou Angélique Ionatos… Les amateurs de (bons) spectacles comiques retrouveront Dau et Cautella, et les Achille Tonic (Shirley et Dino ont enfin rejoint leur troupe !). Les amateurs de « comédiens qu’on voit aussi 5 filles couleur pêche Jean-Paul Lozouet
17 fois de plus, s’annonce pléthocontestable. Richard Martin ne Heureux qui comme Ulysse… Le Théâtre du Golfe, conseillé par Dominique Bluzet, construit une programmation tout en collaborations… Les cameleons d’achille photos Didier Pallagès au cinéma » pourront voir en vrai Evelyne Bouix, Galabru, Michel Aumont, Jean-Claude Dreyfus, et Myriam Boyer dans son Ajar moliérisé… Puis il y aura quelques curiosités : Ionesco en slovaque, Voltaire’s Folies, Le Footsbarnqui revient à Marseille après près de 25 ans d’absence, et met en scène le plus lyrique des romans de Hugo (L’Homme qui rit), Beauvoir et Sartre se répondront avec Nekrassov et La Femme Rompue. Et pour les fervents du classique il y aura un Songe d’une nuit d’été en création, et un Dom Juan mis en scène par Villégier. Et bien sûr le Festival Flamenco, le Théâtre Russe et ses cabarets, Mai-diterranée, un peu de cirque pour ouvrir la saison, Piot Fomenko et Gogol… pléthorique je vous disais ! Vous trouverez bien de quoi vous abonner ! D’autant que le Toursky est un des rares théâtres qui n’impose pas de spectacle dans son cocktail d’abonnement : comme le dit Henri Frédéric Blanc (voir p.63), auteur fétiche de Martin et responsable de la Revue des Archers : « le Toursky restera un espace de liberté et non une boutique culturelle. » Une belle ambition ! AGNÈS FRESCHEL Près de la moitié des propositions sont hors les murs : 11 spectacles sur les 25 proposés emmènent les Ciotadens hors de leur ville… Vers le Gymnase bien sûr, ou le GTP, mais aussi vers le Festival d’Aix (Zaïde le 10 juillet), les Salins (Tango Metropolis en décembre), l’Opéra de Marseille (la Veuve Joyeuse en janvier). Les abonnés du théâtre du Golfe peuvent donc profiter de véritables saisons lyrique et chorégraphique (Avec Blanche Neige de Preljocaj, SteveReich Evening de Keersmaeker…) qui ne pourraient avoir lieu en leurs murs. Chaque fois, un rendez vous est donné devant le théâtre pour un départ commun vers Aix, Marseille, Martigues… Par ailleurs le Golfe programme des spectacles aux dimensions plus modestes en ses murs. La programmation jeune public est particulièrement soignée, avec une attention portée au conte, (Un Petit Chaperon Rouge et son grand-père de Loup, mis en scène par Sarah Gabrielle), au théâtre d’objet (La Balle Rouge), au cinéma avec une histoire animée des frères Lumière, et au rock, avec un concert pour enfants par musiciens adultes en culottes courtes. Adultes et enfants partageront d’ailleurs aussi les créations de metteurs en scène de notre région : ils y verront un Ubu de papier dirigé par Jacques Maïmouna Gueye et Jacques Allaire Eric Legrand Germain, Akel Akian qui met en scène Albatros de Fabrice Melquiot, Philippe Car qui reprend Roméo et Juliette… Mais les Ciotadens pourront également voir en leur murs : une opérette d’Offenbach (Les Bavards en octobre), un monologue de Maïmouna Gueye (Bambi en novembre), le solo d’un clown (Éric Lyonnet), Agnès Debord qui chante L’Amour Vache… Bref, une formule qui permet de varier les plaisirs, et de faire d’un petit port d’ancrage un départ vers des horizons vastes, aux amarrages sûrs. A.F. Théâtre du Golfe, La Ciotat Saison 2008/2009 04 42 08 92 87 www.laciotat.com Toursky Saison 2008/2009 0820 300 033 www.toursky.org es Bavards X-D.R



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