Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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08 MANIFESTATION AVIGNON Avignon, 62 e ! Les polémiques qui agitent le Festival d’Avignon depuis le (deuxième) départ de Faivre d’Arcier se sont un peu calmées : Hortense Archambault et Vincent Baudriller continuent d’inviter chaque année des « artistes associés » à l’esthétique affirmée, mais accueillent aussi des spectacles qui permettent à chacun de vivre son festival en paix. D’autant que le Off est chaque année plus intéressant : les festivaliers non professionnels y consacrent largement plus de temps qu’au In, qui profite pourtant à peu près seul des subventions collectives. Deux associés Valérie Dréville, la première artiste associée, est une actrice (Oh une femme ! Et il y en a cette année, contrairement aux éditions précédentes). Ce choix pour affirmer que les acteurs sont des artistes associables, ou qu’il n’y a pas de metteure en scène à la hauteur de la tâche ? Quoi qu’il en soit, elle créera, en collaboration avec Sivadier et Nicolas Bouchaud, un Partage de Midi qui, comme tout ce que touche cette équipe, devrait être génial. Mais Claudel n’aura pas droit au Palais des Papes et se créera dans la Carrière. C’est l’autre artiste associé, Roméo Castellucci, qui inaugurera les Honneurs de la Cour : il présentera cette année trois créations, une trilogie librement inspirée de la Divine comédie. Le metteur en scène, qui peut être génial quand il est inspiré, propose généralement des associations libres d’images autour de thèmes. Comme un plasticien, il installe des tableaux de durée variable, déchiffrables comme des rébus de vocables inconscients. Ses formes courtes sont souvent bouleversantes, tout comme les moments où il met en scène des ogres et des peurs d’enfants. Mais d’autres œuvres, nombreuses, restent absconses : on se souvient de son Hamlet qui enduisait les murs de ses excréments produits sur scène, ou de ce cheval qu’on arrosait longuement de lait, de ce long épisode baclé de la Tragedia Endogonidia composé uniquement de projections abstraites sur un rideau de scène machiné… Deux axes Le programme de cette 62 e édition s’articule clairement autour de deux volontés distinctes : « s’appuyer sur des écritures contemporaines » et « revisiter les grandes œuvres du répertoire européen ». Et dans les deux genres on retrouve quelques auteurs qu’on ne louperait pour à peu près rien au monde (et qu’Avignon a permis souvent de découvrir, du moins dans le sud) : Joël Pommerat avec son Je tremble (voir page 14), Guy Cassiers et son théâtre-vidéo si littéraire et émouvant (Rouge décanté est un des rares spectacles dont nombre de spectateurs sortaient littéralement en larmes), Thomas Ostermeier, avec un Hamlet (traduit en français) très attendu… Les amateurs pourront également retrouver Nordey, Nauzyciel, Heiner Goebbels ou Claire Lasne, et en danse Mathilde Monnier, Jan Fabre, l’Enfer d’Emio Greco, les réécritures d’Olivier Dubois ou Johanne Saunier, l’univers de Sidi Larbi Cherkaoui (voir page 24)… De quoi satisfaire les goûts exigeants et variés des 100000 spectateurs qui fréquentent chaque année le plus grand festival de théâtre du monde ! AGNÈS FRESCHEL Valérie Dreville et Roméo Castellucci Christophe Raynaud de Lage Festival d’Avignon du 4 au 27 juillet locations à partir du 16 juin 04 90 14 14 14 www.festival-avignon.com Juste avant la bataille Les directeurs des théâtres d’Avignon se donnent le mot pour créer chacun leur spectacle, histoire de le présenter avant le off Dans sa dernière création, Alain Timar, directeur du Théâtre des Halles à Avignon, invite à un voyage en pays de Calaferte. Créée à partir d’une série de pièces courtes et de textes (Droit de cité, Requiem des innocents, Septentrion, L’homme vivant, Carnets, Clap…), Je veux qu’on me parle désire rendre compte de la nostalgie de la dérision qui caractérise les personnages de l’écrivain. De la quête d’une identité personnelle parfois douloureuse à la quête d’une nouvelle approche théâtrale, Alain Timar met en perspective écrits pour le théâtre et œuvres non théâtrales, en s’intéressant notamment à Kafka, que Calaferte considérait comme son maître à penser. La pièce sera aussi présentée lors du Festival Off. Au Théâtre des Carmes, son directeur, André Benedetto monte Pourquoi pas ?, l’histoire d’un groupe de House Music qui se lance dans une aventure théâtrale. Quand l’inspiration ne vient pas, il suffit souvent d’ouvrir une bouteille de vin précieux pour qu’en sorte une apparition insolite et décisive… La création se poursuivra aussi durant le Festival Off. Serge Barbuscia, qui dirige le Théâtre du Balcon, a quant à lui écrit et interprète Sur le pont d’Avignon, avec l’OLRAP (Orchestre Lyrique de Région Avignon- Provence), sous la direction de Jonathan Schiffman. Sur une musique de Georges Bizet, Serge Barbuscia réécrit l’histoire du pâtre Bénezet (celui du pont), entre histoire et légende… SARA LYNCH Je veux qu’on me parle Alain Timar du 21 au 25 mai Théâtre des Halles 04 90 85 52 57 www.theatredeshalles.com Pourquoi pas ? André Benedetto le 20 juin Théâtre des Carmes 04 90 82 20 47 www.theatredescarmes.com Sur le pont d’Avignon Serge Barbuscia les 24 et 25 mai Théâtre du Balcon 04 90 85 00 80 www.theatredubalcon.org
09 Double marathon dansé Cie Étant Donné J.F Lange La danse, pendant le Festival d’Avignon, s’expérimente aux Hivernales… Le Centre de Développement Chorégraphique, qui fêtera bientôt ses 30 ans, voit grand et propose deux programmations de danse qui commencent tous les jours à 10 heures et se déroulent jusqu’après 21h … Ainsi, du 10 au 26 juillet, sans relâche, 11 compagnies chorégraphiques occupent successivement le Studio de la Manutention et le Théâtre des Hivernales. Un rythme d’enfer, qui n’empêche pas une convivialité naturelle… Les deux programmes, ensemble, s’intitulent : Quand les Régions s’en mêlent. Il faut dire qu’ils sont possibles grâce au soutien conjoints des régions PACA et Rhône Alpes, rejointes cette année par la Picardie, et Languedoc-Roussillon et la Haute Normandie. Alliées cette année à Charleroi Danse, en coréalisation avec la programmation belge du Théâtre des doms, qui fait face au Studio : les Hivernales ont toujours eu le chic pour tisser des liens de danse avec leurs voisins proches et leurs amis lointains. Ce sont donc des chorégraphes soutenus par leur Région qui sont programmés, dans des formules inhérentes à la succession rapide des pièces : petites formes (du solo au quintet), sans décor mais pas sans idée. Car les régions tiennent à envoyer à Avignon leurs compagnies les plus singulières : la danse critique de Frederike Unger, subtile d’Éric Oberdorff, lyrique et virtuose de Frédéric Cellé, introspective d’Hélène Cathala occuperont les matinées, tandis que les soirées accueilleront Luc Petton et ses oiseaux d’été, Anne Ventura et ses fantômes Butô, Alexandra N’Posse et son hip hop en cage, Christophe Haleb et ses garçons À chacun son Prokofiev Preljocaj à Avignon ? Est-ce une illusion, une erreur de programmation, un flash back bienveillant qui nous ramènerait au temps où il était l’invité régulier du Festival ? Non, son Roméo et Juliette sera bien à l’Opéra-Théâtre, mais durant la saison. Les nostalgiques, n’attendez pas : la pièce reste un chefd’œuvre, le nouveau Ballet Preljocaj l’a reprise avec beaucoup d’émotion, et les violons de Prokofiev tirent Roméo et Juliette Agnès Mellon hybrides… Sans oublier les trois programmes de Charleroi Danses : un démontage complice de la break dance, un autre plus cruel du Ring wagnerien, et un duo inspiré d’un roman de Benjamin Walser. Un programme de choix, qui mérite d’y consacrer deux jours pleins de juillet. C’est au prix du off, parfois moins cher encore, et l’abondance n’y est pas synonyme d’éclectisme : la variété, au CDC, rime depuis longtemps avec la qualité ! A.F. L’été danse des Hivernales du 10 au 26 juillet 04 90 82 33 12 www.hivernales-avignon.com les larmes avec une efficacité simplement géniale. Prokofiev encore, mais par le Ballet-Théâtre d’Avignon, et à l’auditorium du Thor. Éric Belaud a recréé une chorégraphie colorée et féerique, destinée aux enfants, d’une durée d’environ une heure : un format idéal pour les petits qui aiment encore les fées des contes, les fins heureuses, et les princesses qui font des pointes ! A.F. Roméo et Juliette les 23 et 24 mai Opéra théâtre d’Avignon 04 90 82 81 40 www.operatheatredavignon.fr Cendrillon les 22 et 23 mai (à 9h15 et 14h30) Auditorium du Thor 04 90 33 97 32 www.auditoriumlethor.com



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