Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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50 ARTS VISUELS MUSÉE CANTINI PALAIS CARLI Le dessin révélé Alfred Manessier va occuper le musée Cantini tout l’été : ses œuvres inspirées par le choc du Midi énoncent le dessin en mode majeur dans la peinture Pour combien d’artistes, le Midi, la Provence tout particulièrement, ont marqué, parfois irrémédiablement, leur itinéraire esthétique ? Qui n’a pas vécu ce mythique éblouissement ? Pour certains, tels Alfred Manessier, cette expérience a aidé à l’irrévocable mutation vers l’abstraction. L’exposition du musée Cantini retrace les contours de cette trajectoire dans les paysages de Haute Provence en présentant un important ensemble de travaux sur papiers, de grand format pour certains à l’encre de chine, réalisés sur le motif, en contrepoint des huiles sur toiles retravaillées à l’atelier. C’est à la fin des années cinquante que Manessier tend à résoudre la question du dessin dans son travail de peintre : « Je suis étonné de l’exubérance de tous ces dessins qui viennent s’étaler sur les murs, comme des objets majeurs, « des œuvres en soi », alors que ce mode d’expression n’avait toujours pour moi que notes et Le vent d'Arles, 1959. Huile sur toile, 97 x 130 cm. Collection particlière X-D.R brouillons… » et juste après : « Ce phénomène nouveau est, sans conteste, le résultat d’un choc avec le « Midi » qui a pris depuis son développement le caractère d’une révélation. » C.L. Manessier en Provence du 27 juin au 28 septembre Musée Cantini 04 91 54 77 75 Catalogue Manessier en Provence textes de Gilbert Lascault, Christine Manessier, Christine Blanchet-Vaque entretien Alfred Manessier/Bernard Pingaud éd Snoeck, 2008 Style moderne Après la rétrospective qui lui fut consacrée à la Vieille Charité en 1973, le Palais des Arts de la place Carli réactive l’œuvre de Pierre Ambrogiani Être moderne, après la seconde guerre mondiale, s’est parfois traduit dans le domaine de la peinture par des styles personnels très affirmés, faisant disparaître la notion de mouvement au profit de l’individualisation de l’artiste. On pense à Bernard Buffet ou Georges Mathieu. Le geste et ses traces libérés, la pâte, la matière, l’outrance de la couleur parfois, l’occupation de grands formats, la représentation mise à mal finalement, se combinent selon tout à chacun, et autorisent le peintre à bien des audaces. Tout en l’exposant aux critiques : Ambrogiani n’y a point échappé, tout comme aux éloges. Pour ses dix ans d’existence consacrée à l’art et la culture en Provence, la Fondation Regards de Provence propose de se retourner vers cette figure de la peinture devenue emblématique d’une certaine modernité sous le soleil du midi, et qui fait encore école aujourd’hui.C.L. Pierre Ambrogiani, le gourmand de couleurs jusqu’au 31 août Palais des Arts Regards de Provence 04 91 42 51 50 www.regards-de-provence.org Ambrogiani P.Cabaret avec J. Baker,M. Chevalier Ambrogiani P.Poissons de la bouillabaisse Catalogue texte de Gérard Blua, de l’Académie de Marseille éd Autres Temps/Regards de Provence, 2008 Conférence Pierre Ambrogiani, la peinture en direct par Annick Masquin, galeriste le 25 juin, 18h30
VIEILLE CHARITÉ MUSÉE D’HISTOIRE [MAC] ARTS VISUELS 51 Des fesses en formes Le [Mac] converti en show-room ? Le temps d’exposer les célébrissimes mobiliers Steiner, ou presque un siècle d’excellence française au panthéon de la modernité Bow Wood X-D.R Lorsqu’en 1926 Charles Steiner crée sa fabrique de sièges, imaginait-il ce succès qui perdure encore aujourd’hui ? Très tôt le concept et l’esthétique Steiner retiendront l’attention de Le Corbusier puis plus tard la collaboration de Pierre Cardin et d’autres grandes signatures. À moins qu’ils en aient fait l’acquisition en toute conscience, peu d’usagers savent qu’ils ont tutoyé de leur postérieur un siège Steiner : vague de contreplaqué moulé sur structure métal (Diamant de R.J. Caillette), rhodoïd courbé et transparent (Kaléidoscope par Jacques Famery), idéogramme tridimensionnel (Zen selon Kwok Hoï Chan)… Les trois cent mètres carrés d’exposition du [Mac] n’autoriseront assurément pas le petit sieston sur la chauffeuse Chromatique mais permettront de jeter un regard tant rétrospectif que prospectif sur des objets qui ont marqué l’esthétique du quotidien et tentent encore aujourd’hui de relever la gageure de l’esthétique industrielle : commercialiser en série des objets fonctionnels, beaux et plus ou moins chers, parfois exceptionnels. Par ailleurs, ceux qui ont vu dernièrement les objets singuliers de Nicolas Bovesse au Centre Design Marseille apprécieront l’écart de conception entre ce design innovant, devenu un grand classique, représenté par Steiner ou Knoll, et la tendance actuelle de certains jeunes créateurs flirtant avec les arts plastiques voire l’art contemporain, entre exécution sérielle et objet unique. Après tout, un objet manufacturé c’est aussi une sculpture. L’Urinoir ou le Porte-bouteilles signés Marcel Duchamp idem ? CLAUDE LORIN Steiner ou l’aventure du design jusqu’au 21 septembre [Mac], Musée d’art contemporain de Marseille 04 91 25 01 07 www.mairie-marseille.fr à lire Steiner et l’aventure du design Patrick Favardin éd. Norma, 2007 Les jardins de Belsunce Une installation des travaux réalisés par les Ateliers publics de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille dans le cadre des Journées nationales Rendez-vous aux jardins sera proposée au coeur de Belsunce L’exposition, organisée avec la collaboration de Marseille Aménagement et de l’association Thubaneau-Belsunce regroupe les travaux de plus de 100 élèves, adultes et enfants, qui ont suivi cette année les ateliers de l’ESBAM (voir Zibeline 2). Une classe maternelle, l’école Parmentier, située dans le quartier, participe également à l’opération. Un set DJ Why I’m Mr Pink aura lieu pendant le vernissage, le 31 mai à 18h30. Ces travaux inscrivent les démarches individuelles des participants dans un objectif artistique collectif : l’exposition, sur lethème des jardins, s’inscrit au sein d’un environnement urbain. Les supports et les oeuvres sont multiples : vidéos, jardin aquatique, peintures murales, volumes, jeux de cubes, lectures, apporteront un peu de fantaisie à ce lieu peu horticole, habituellement livré aux jeux de ballon. Lorsqu’il est nettoyé ! C.B. Il était beau mon ouest ? Après Rennes et Rouen, Marseille accueille une exposition itinérante sur l’art américain à l’époque de la conquête de l’ouest. Si le cinéma a su en faire une légende, on sait bien moins que ce mythe fut le sujet prolixe de nombreux artistes de son époque. On n’y croisera donc ni John Wayne ni Clint Eastwood of course (so bad !), mais certains N.C. Wyeth, M. Dixon, G. Catlin ou F. Remington… Conférence, contes, concert et cinéma sont aussi au programme. Et des signaux de fumée signalent que Buffalo Bill fait son show au Musée d’Histoire… tout près du Jardin des Vestiges ? C’est qu’il est passé deux fois à Marseille faire son show, et qu’il en reste des traces, pas tout à fait inscrites dans la pierre, mais sur des affiches évoquant les fameuses attractions, de la chasse au bison à la traque aux Indiens…C.L. Mythologie de l’ouest dans l’art américain 1830-1940 du 9 juin au 3 août Centre de la Vieille Charité 04 91 14 58 80 Rendez-vous aux jardins les 31 mai et 1er juin Vernissage le 31 mai à 18h30 Cour des Récolettes 04 91 82 83 10 www.esbam.fr X-D.R The Wild West Show du 2 mai au 31 oct Musée d’Histoire Visites commentées les lundis et samedis à 15h30 04.91.90.42.22 http://musees.marseille.fr



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