Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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46 ARTS VISUELS AIX : GALERIE DU CG SM’ART L’art, le marché, l’entreprise : fin d’un tabou ? Pour sa 3 e édition le Sm’art se tourne vers les rapports de l’art et de l’entreprise. L’art est aussi un marché : comment peut-il bénéficier des acteurs privés ? Et réciproquement L’évènement Cézanne/Granet avait mis les projecteurs sur Aix et son sursaut en matière culturelle. Il semble bien se confirmer qu’une certaine ambition pour la ville et le Pays d’Aix soit d’investir dans ce domaine. Pour sa troisième édition, selon sa directrice Christiane Michel, le Sm’art souhaite y prendre toute sa part. Il sera donc principalement question cette année des synergies possibles entre deux mondes souvent considérés Yolande Bastoni - le philtre ideal 60x60 comme étrangers par nature : l’art contemporain et l’entreprise. Une conférence y sera consacrée, s’appuyant sur des cas concrets avec deux spécialistes qui éclaireront les auditeurs sur certains points particuliers, notamment comment faire de l’art un investissement ? Comment créer une fondation d’entreprise ? Ou encore quelles solutions pour les PME ? Le mécénat, la défiscalisation, le sponsoring ou le parrainage et autres dispositifs ne devraient plus avoir de secrets pour certains et peut-être faire des émules par ailleurs. Souhaitons qu’en retour le bénéfice puisse aussi favoriser le travail de ceux qui sont imparablement aux sources de l’art : les artistes. C’est aussi ce pourquoi un salon trouve sa justification. Une autre de plus : la rencontre avec les œuvres, qui ne doit pas manquer au visiteur. Le Sm’art ouvre un vendredi 13, c’est bon signe ! CLAUDE LORIN Salon méditerranéen d’art contemporain et d’art abstrait du 13 au 16 juin Domaine de la Baume Marcus John McAllister X-D.R Conférences Entreprises : Investir dans l’art contemporain… enjeux et modalités, une B.A. ? le 13 à 17h L’organisation de l’art en France le 14 à 15h www.salonsmart-aix.com Vous avez dit bizarre ? À la galerie d’art du Conseil Général, objets ethnographiques, d’histoire naturelle et œuvres contemporaines interrogent l’animalité dans l’Homme. Mais pourquoi ces tristes merveilles ? Le projet conçu par Éric Mézil, directeur de la Collection Lambert en Avignon, s’appuie sur la pratique des cabinets de curiosités, collections hétérogènes constituées au fil du temps et des intérêts de leur auteur, le plus souvent sans autre fil conducteur que l’émerveillement provoqué par la découverte. Corrélat de cette démarche accumulative, la nécessité du rangement, parfois de l’ordonnancement plus structuré selon des critères variables. D’où le développement d’une culture plus ou moins savante, lorgnant vers l’encyclopédisme. L’exposition du Cours Mirabeau propose une juxtaposition d’objets sélectionnés dans les musées locaux côtoyant quelques œuvres d’artistes contemporains, l’ensemble baignant dans une semi pénombre. Pas d’émulation dynamique. L’étincelle de cette confrontation a du mal à jaillir, à l’instar de ces authentiques vitrines poussiéreuses, atoniques, alignant des objets inanimés ou morts, transposées du musée dans le lieu d’exposition. Sous la poussière Pourtant, pour peu que notre regard se faufile entre ces choses inertes, et tente de (re)connaître tel saurien baignant dans du formol (ou bien une mixture autre ?), déchiffre sur l’étiquette jaunie les annotations rédigées consciencieusement à l’encre bleue (était-elle alors violette ?), imagine un usage improbable d’un ustensile de bois, s’interroge sur cette variété de chouette moins effraie qu’hybride (Jan Fabre), se demande si cette installation (Annette Messager) n’est pas une reconstitution d’art et traditions populaires, examine ce chien naturalisé (Thomas Grünfeld), le doute nous envahit. Métaphysique bien sûr à propos de la mort et ses rituels pour les plus croyants. Mais il sourd surtout un sentiment d’étrange étrangeté concernant le sens (in)vraisemblable de ces actes compulsifs ou sur la réalité (im)probable de ces objets, d’art contemporain particulièrement. Ainsi le médium ne fait pas de doute dans la vidéo (Éducation de trichoptères) d’Hubert Duprat : une larve de phrygane, habituée à des débris de bois dans son milieu naturel, y confectionne son tube abri avec des particules d’or et de pierres précieuses, et cette irréalité surgit dès lors que l’être humain agit. Car quelles sont les merveilles de ces natures mortes ? C.L. Le Cabinet des Merveilles Éternuements de corneilles, pieds d’huître et œufs de léopard jusqu’au 29 juin Galerie d’Art du Conseil Général, Aix 04 42 93 03 67 www.cg13.fr catalogue Le cabinet des merveilles sous la direction d’Eric Mézil, Editions Silvana Editoriale, 2008
ARLES CAMARGUE ARTS VISUELS 47 Art et diptères Le Land Art et affiliés se plantent en Camargue pour une troisième édition des Rencontres d’Arts Visuels. Des idées peut-être trop modestes en regard des espaces disponibles Première commune de France pour sa superficie, Arles offre de l’espace pour des projets intervenant dans le paysage. C’est aussi la préoccupation de l’association Cultures Nomades qui organise sa troisième rencontre en Camargue à Gageron. Les propriétaires du Mas Grand d’Arbaud ont mis à leur disposition leurs espaces agricoles comme les moyens techniques de leur ferme, si bien que les travaux installés s’intègrent en douceur dans ce cadre agraire et très plat. Suite à résidence, les projets à découvrir in situ satisfont-ils l’intention artistique dont « l’enjeu est de prendre en compte les particularités de ce territoire et de réaliser une œuvre en interaction avec le lieu et le paysage » ? Certainement si on s’en tient aux matériaux utilisés : cannes de bambou (Ondulation, Marie-Hélène Richard), ballots de foin (La Tour des Vents, Joachim Jacob), terre (Pyramide, Thomas Hunninghaus), moustiques, si, si ! (Moustiques, Yves Coqueugnot), corde (Cocon, Noëlle Rondini) ; à la question du point de vue (Capteur d’horizon, Jean-Blaise Picheral) ; à la configuration du terrain (Essai d’adaptation d’une automobile, Marco Dessaro). Mais certaines pièces manquent d’épaisseur comme l’installation de ce dernier. En effet, quel désappointement de constater que la Mercedes simulant un enlisement dans un étang… avait été retirée récemment (retour au bercail avec son propriétaire ?) ! Évanouie donc l’ironie amusée d’une intégration au paysage ! Regret aussi de ne pouvoir découvrir, sauf une, les Poussières d’annonces de Jean-Baptiste Nourisson, sélections de petites annonces locales qui devaient se recontextualiser sur différents supports du mas. Réconfortons-nous cependant avec le travail de sensibilisation à l’art contemporain menés dans deux écoles primaires, Les Alyscamps et Paul Langevin, et finalisé avec les artistes T. Hunninhaus et N. Rondini ; aussi la première participation d’une classe de BTS Aménagement Paysager de Dardilly/Ecully pour la sculpture-paysage de José-Luis Lopez intitulée Splash. Finalement, les seuls à l’abri des variations climatiques, dans la grange, sont les Champs d’altitude d’Olivier de Sepibus, huit photographies en couleur interrogeant le rapport culturel/naturel. En Camargue on s’occupe bien des moustiques : on souhaiterait en rencontrer moins, et y voir plus d’art ! C.L. M.H. Richard, Ondulation X-D.R In Situ 0.3 3 e Rencontres d’Arts Visuels en Camargue jusqu’au 30 juin Mas du Grand d’Arbaud, Gageron 04 90 49 89 10 www.culturesnomades.org Haute couture L’événement est de taille à Arles : Christian Lacroix, l’enfant du pays, investit le musée Réattu pour une exposition qui durera tout l’été. Invasion/In-vision ou le palais rose s’annonce comme « une autobiographie légère, vagabonde, songeuse », une réinterprétation complète du bâtiment arlésien Christian Lacroix X-D.R C’est à un véritable atelier vivant que Christian Lacroix nous invite, laissant chacun libre de sa visite et de ses interprétations. À l’invitation du musée Réattu, et de Michèle Moutashar, conservateur en chef du Patrimoine et directrice du musée, l’artiste a pris possession de l’intégralité des lieux, puisant aussi bien dans les collections anciennes que contemporaines qu’il revisite, inventant une nouvelle circulation, un nouvel itinéraire (mur abattu pour permettre d’agrandir l’entrée, salles refaites dont les murs ont été recolorés parC. Lacroix, planchers rafraîchis…) qui pourrait préfigurer le nouveau musée à venir (un projet scientifique et culturel prévoit la rénovation du Grand-Prieuré et l’extension du musée). Christian Lacroix ne sera pas seul : il a invité de nombreux artistes contemporains à le suivre dans ce parcours atypique. Jean- Michel Othoniel, Daniel Firman, Emmanuel Lagarrigue, Véronique Ellena, Joachim Schmid, Olivier Saillard, Nancy Wilson-Pajic, Chantal Goirand, pour ne citer qu’eux, ajouteront leur patte artistique à cette autobiographie. L’identité singulière du musée voulu jadis par Réattu rencontre la vision particulière du couturier, et de ses invités, qui développe au fil des salles une interaction précieuse entre la photographie, la peinture, la sculpture, le dessin… et le son puisque le musée Réattu ayant créé un département d’art sonore en 2007 avec le concours notamment de Phonurgia Nova (le premier en France dans un musée des Beaux-Arts), un « balcon d’écoute » installé sur la loggia du 1er étage complètera le dispositif. Une alchimie particulièrement intéressante devrait alors voir le jour… À noter que l’exposition fera l’objet d’une publication, éditée par Actes Sud en juillet. S.L. Musée Réattu/Christian Lacroix du 17 mai au 31 octobre 2008 Musée Réattu 04 90 49 37 58 www.museereattu.arles.fr



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