Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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42 MUSIQUE Barbès en Provence Dans le paysage scénique provençal, la très belle salle de l’Usine est un plateau sur lequel il faut compter tant pour la qualité du lieu que pour l’alléchante programmation qui est proposée. Confirmation avec le passage rythmé et endiablé de l’ONB dont le succès paraît inaltérable ! Le dernier album intitulé Alik, prétexte d’une descente festive dans la région, témoigne une fois n’est pasei coutume d’une mosaïque d’influences d’ici et d’ailleurs : le Raï tout naturellement, mais aussi le rock avec l’étonnante reprise de sympathy for the devil des Rolling Stones, la musique Gnawi et la chanson française. L’ensemble tient la scène, la porte, communique avec le public et fait rapidement chavirer la salle au son de l’incontournable Alaoui. Présent sur la scène depuis onze ans, l’Orchestre National de Barbès n’a rien de débutant comme peut en témoigner un auditoire éclectique et ravi auquel quelques titres suffisent pour déclencher un déhanchement du bassin et accompagner de claquements de mains les percussions endiablées de la derbouka. L’ONB donne chaud et accueille toutes sortes d’influences dans une musique festive et métissée qui donne le tournis à ses invités pour un constat unanime : Barbès est dans la place ! FRÉDÉRIC ISOLETTA X-D.R X-D.R L’Orchestre National de Barbès s’est produit à l’Usine d’Istres le 7 mai Le mélange affadit C’est de la world, qui s’annonce comme un mélange de jazz et de musiques méditerranéennes, orientale et grecque. Les instruments aussi mélangent leurs origines, de l’harmonica à la clarinette, des congas à la derbouka, guitares et mandolines… Mais toute cette diversité aboutit à des morceaux très uniformes : sur scène, la voix de la chanteuse pimente un peu des morceaux instrumentaux qui, sur le disque, se ressemblent tous. Ceci dit, le public était debout, dansait à perdre souffle, et a accueilli Nhao avec un enthousiasme communicatif, réel, et beau à sentir. Un vrai succès pour ce groupe et son nouveau disque ! YAMINA TAHRI Nhao s’est produit le 7 mai au Café Julien à l’occasion de la présentation de leur disque produit à Marseille X-D.R o Rose et rock Au Cabaret aléatoire les soirées se suivent et ne se ressemblent pas. Le 7 mai Bunny Rabbit a fait une prestation du genre chanteuse poupée Barbie cruche hyper kitsh rose bonbon grand genre. Hip hop l’américaine ? Ok, mais hip hop gnan gnan. Rubin Steiner, qui suivait, était franchement plus authentique : du rock qui s’annonçait électro mais avait tout de la formation classique : pas mauvais, et même bon par moments. Mais enfin, rien de nouveau sous les projos ! Y.T. Bunny Rabbit et Rubin Steiner se sont produits au Cabaret aléatoire le 7 mai Bunny Rabbit X-D.R Doux ou cramés ? Les étudiants d’Euromedont programmé une soirée franco écossaise le 16 mai au Paradox. Un plateau bilingue où les groupes alternaient, confrontaient leurs styles très différents, malgré le point commun qu’ils avaient tous : leur jeune âge. La moyenne dans la salle et sur scène s’inscrivait largement endessous de 25. Ce qui n’empêcahit pas trois styles qui se différenciaient nettement : la pop folk légeère et sympa des écossais, drôles et mélodiques ; la chanson française de Maxime, de Perpignan, ou de Nicolas Joseph de Paris –version guinguette–, qui s’amuse de références valse, tango, reggae ; et le rock noir, gros son qui arrache, des deux guitaristes de Karma Cramé, de Marseille. À deux ils engendrent un nombre de décibels impressionnant ! L’un chante nettement mieux que l’autre, mais dans les deux cas on comprend mal les paroles. Ce qui est dommage car leur rock est à texte ! Révolté, avec un vrai regard social ! On pourra retrouver Karma Cramé en concert le 6 juin au Réservoir, une salle de la rue Thubaneau, qui a la bonne idée de programmer des apéro concerts à 20h… YAMINA TAHRI
43 Sheppbut not cheap Archie SheppQuartet a généreusement baissé le rideau du Jazz Club de Miramas pour cette saison. Un grand classique du jazz sur une scène qui monte ? Discrètement, depuis une petite poignée d’années mais avec opiniâtreté, le Jazz Club de Miramas fait ouïr et jouir le jazz sous toutes ses formes. Éclectique mais rigoureuse, la programmation invite à découvrir (Tri-X, Nathalie Blanc Quartet) et à vivre de bons moments (Ronald Baker Quintet) dans la salle conviviale du Comoedia et se clôt rituellement avec un grand nom dans les espaces plus vastes du théâtre de la Colonne. Idem donc en 2008 avec une légende (elles sont tenaces parait-il) et monstre sacré (pas dogmatique pour autant), puisqu’une belle part d’un demi-siècle de jazz vibre toujours à travers ce bonhomme et ses comparses. Le Archie SheppQuartet a donné, et un peu plus, avec une prestation huilée mais juste ce qu’il faut pour que ça rauque dans les anches et raw dans la gorge (Revolution). Le swing est là (Ujaama), les standards toujours, les évocations discrètes au free aussi, le chant éraillé du blues, le groove aux viscères (The Reverse). Les notes sont nourries et l’empathie circule entre les musiciens puis le public. On aurait aimé encore plus d’échanges, entendre plus haut les vibrations élégantes de Wayne Dockey discret derrière sa contrebasse, même si Tom Mc Clung explorait par moments quelques niches sonores comme des provocations à l’attention du jeu intense de SteveMc Craven à la batterie. Un show comme il faut, avec de puissants échos. CLAUDE LORIN Archie SheppQuartet s’est produit le 16 mai au Théâtre de la Colonne, Miramas dans le cadre du Jazz Club. Il sera à Marseille le 24 juillet (voir page 35) Archie SheppClaude Lorin L’appel du chant C’est dans une église comble qu’un public averti et enthousiaste a répondu à l’appel du chant corse ! Le groupe A Vuciata y donnait un concert dans lequel, à travers l’histoire d’un berger, les spectateurs étaient conviés à une promenade sonore mêlant monodies, polyphonies, et passages instrumentaux. La guitare brillante de Patrick Noé, le violon virtuose de Catherine Pacheu, la magnifique voix de basse de Jean-Mathieu Colombani, et le ténor Jean-Pierre Giorgetti que beaucoup comparent à Petru Guelfucci ou à Jean-Paul Poletti, s’unissent et se modulent, tissent un spectacle attachant d’une grande qualité. Une balade irlandaise de Renaud, adaptée en polyphonie, est reprise et chantée par le public, conquis ! Et le concert s’achève par le Dio Vi Salve Regina. Conformément à a tradition ! I.F. A Vuciata a joué à Calas le 17 mai Il se produira le 31 mai au château d’Eguilles, le 14 juin à Pertuis, le 21 juin à Cuers www.avuciata.com Ceci n’est pas un Hoax ! La pop électronique des nouveaux dandys de Dondolo avait ouvert en douceur une soirée qui allait progressivement monter en puissance. Avec un tapis sonore très lounge parfaitement balisé, les Poni Hoax pouvaient dérouler les titres explosifs de leur deuxième album Images of Sigrid. Les habitués du Cabaret en ont sans doute vu d’autres dans le genre défricheurs sonores, mais là l’auditoire est plus que conquis, transporté et ballotté par cette rage scénique et cette force de crier ses mots. On se sentirait presque mal à l’aise au pied de la scène mais la démesure est rythmée à souhait et la décadence de ces nigthclubbers nous ferait presque hésiter entre l’idoine riff saturé du sempiternel rock, et l’immuable nocturne et contemporain beat electro. PAUSE PLEASE ! pourrait-on entendre dans la salle ! Un peu d’air et de repos du tympan deviennent indispensables à l’accueil plus que favorable du mix minimaliste de Jennifer Cardini : en effet il n’est que minuit et les platines commencent tout juste à chauffer… F.I. La Friche Belle de Mai programmait une soirée rock/électro pour la soirée de clôture du festival B-Side au Cabaret Aléatoire le 3 mai



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