Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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04 POLITIQUE CULTURELLE MARTIGUES Quand la culture s'adresse La politique culturelle a, à Martigues, une saveur particulière, sans doute davantage liée à la vie de la cité, à l’éducation, que dans certaines municipalités. C’est ce que nous explique Sylvie Berger, attachée depuis les dernières élections municipales à la Direction Culturelle de la Ville de Martigues. Elle s’y occupe plus particulièrement de coordonner certaines manifestations, comme l’Odyssée des lecteurs. Elle nous a répondu sans langue de bois à des questions parfois désarçonnantes… L’élu à la Culture La Ville de Martigues a, depuis longtemps, un adjoint à la Culture renommé : Monsieur Salazar- Martin est aussi directeur de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC). Récemment, lors des « Entretiens de Valois » tenus en février par Madame Albanel, Ministre de la Culture, face aux directeurs de Scènes Nationales inquiets du désengagement de l’Etat, monsieur Salazar-Martin n’a pas hésité, par exemple, à parler de « défausse » de l’État sur les collectivités locales. A.F. L’Odyssée des lecteurs 2007 X-D.R Zibeline : Que veut dire, selon vous, l’expression « politique culturelle » ? Sylvie Berger : C’est simplement la manière dont un élu décide de faire sa commande au technicien. Cela relève de choix politiques, mais se concrétise en décisions pratiques. Par exemple on peut décider, dans le cadre d’un développement culturel, de s’adresser au plus grand nombre possible d’habitants de la ville. Il faudra alors envisager une manifestation qui intéresse un public qui ne fréquente pas les lieux culturels, et peut-être un lieu, comme la Halle de Martigues, qui ne soit pas intimidant… Existe-t-il des différences entre une politique culturelle de droite, de gauche ? Entre une politique culturelle socialiste et communiste ? Oui, et c’est heureux : il s’agit de politique. Donc elle ne doit pas reposer sur les goûts des uns et des autres, ni sur des bonnes intentions, mêmes réelles. Une politique culturelle définit des objectifs à l’échelle de la ville, ou au-delà. En terme de formation, d’éducation, de rayonnement, de pratique culturelle. Pour nous, dans une municipalité communiste donc, il s’agit clairement de nous adresser au plus grand nombre, si possible dans des manifestations gratuites ou du moins abordables, et de corréler autant que possible la culture avec sa pratique. Tout en gérant les structures existantes au mieux, bien sûr. À Martigues il y a la Scène Nationale des Salins, le cinéma Renoir, le musée Ziem, la médiathèque Aragon qui sont tous très actifs, inventifs en terme d’événements. Ils drainent un public nombreux et satisfait… Quel est, historiquement, votre ministre de la culture préféré ? La question est délicate ! Je n’ai pas d’idole en tous les cas. Évidemment il y a Malraux, qui dans un gouvernement de droite, malgré ses erreurs, a inventé les Maisons de la Culture. Après lui on est dans le consensus. Lang était un peu plus intéressant que ceux d’aujourd’hui, il a impulsé des choses, mais il était lui aussi très consensuel. Comment les subventions doivent-elles être attribuées aux associations culturelles ? Vous voulez dire dans l’idéal, ou dans la pratique ? Dans l’idéal d’abord… Idéalement, pour les aides à la création en tous les cas, il faudrait un comité de pilotage composé de professionnels et d’élus, mais avec une charte précise. Cela éviterait de donner des subventions culturelles à des associations qui ne relèvent pas de ce domaine, par exemple, et permettrait d’établir des échelles de valeur qui ne seraient pas empiriques. Même si on peut envisager de donner des subventions d’accompagnement différentes, lorsqu’il s’agit par exemple de missions de formation, les aides à la création doivent aller aux créateurs, aux artistes, aux écrivains… Et dans la pratique ? À l’échelle d’une ville il n’existe pas de charte. La Ville de Martigues est généreuse en subventions, mais elles sont attribuées empiriquement, sans comité de pilotage, par une Direction de la Culture éclairée, mais sans charte précise… Il faudrait parvenir, surtout si les collectivités territoriales sont amenées à prendre de plus en plus largement en charge ces domaines, à définir ce qu’on attend et quels sont les critères d’attribution. Qu’est-ce qui relève selon vous du culturel ? Justement cela : on est dans le domaine culturel à partir du moment où il y a un travail de création, et une relation entre un artiste, un auteur, un comédien, un scientifique… et un public. Concrètement, est-ce que le Carnaval de Martigues par exemple relève du culturel ? Indéniablement. Je ne dirai pas cela de tous les carnavals, mais à Martigues depuis des années la population travaille avec des compagnies de théâtre, de musique, avec des artistes de rue ; ce n’est pas juste un défilé festif. D’ailleurs, s’il faut différencier ces domaines, il est difficile de les cloisonner : un événement culturel peut se dérouler en partenariat avec une activité de loisir, ou sportive. La différence n’est-elle pas entre l’événement, passif, et la pratique, active ? La fréquentation des lieux culturels, en tant que spectateur, n’amène pas forcément à pratiquer une activité culturelle. Et vice versa ! Le travail en amont de la création permet d’élargir le nombre de gens concernés par un événement. Par exemple, pour L’Odyssée des lecteurs il y a des spectacles, pour enfants, pour adultes, des projections, des
ileux pablin Cmlr Nr rHeaMPro.1 ara.r,ear,ence p12 à tous... lectures (voir page 58ndlr)… mais il y a aussi, depuis des mois, un travail fait dans les écoles, et l’on propose des ateliers ou chacun peut être actif, s’emparer de la langue, du dessin… Le Souk de la parole (voir page 27ndlr) propose aussi une expérience intermédiaire, entre spectacle et déambulation… Est-ce dans une volonté de médiation culturelle que vous offrez aux lecteurs une Odyssée, c’est-à-dire un lien entre la lecture et les arts ? Bien sûr. Tout est mis en place autour de la parole, et c’est une manifestation familiale, mais de haute qualité. Le travail est colossal, mais imaginezvous : dans une ville de 45000 habitants, 13000 personnes sont venues l’an dernier. Des enfants, des adultes, essentiellement des gens de Martigues, même si pour quelques spectacles ou rencontres, avec les scientifiques par exemple, certains se déplacent de Marseille ou d’ailleurs. Vous savez, il y a des gens qui n’achètent qu’un ou deux livres tous les deux ans, et qui le font ici. Puis d’autres qui viendront voir Riccardo Montserrat aux Salins (voir page 18ndlr), et fréquentent plus régulièrement les lieux culturels. Le thème cette année étant la Diversité, des arts, des genres, des pays, des cultures, nous espérons que le public sera, lui aussi, encore plus divers que lors des éditions précédentes ! Marseille Cours d'Estienne d'Ornes LE DiT DU ! AM ! OU I SlOW f 4 Dg LAi. pAggif.i,1 1'comaornie CorIXol+l[ructura.omhuco 1 ïl iii, Vendredi 30 mai Samedi 31 mai *dimanche ler juin de 16h 61911 r I ` ` Durée 3 heures en continu f entrée et sortie libres TI ! e'iA I 4 j'si r p1 ? I) ! 2008 Spectacle gratuit ern b l e théa tre SCENE NATIONAL E OE M ART I GOES Est-ce que beaucoup de livres se vendent durant cette Odyssée ? Cela dépend des auteurs ! Mais l’an dernier Albert Jacquard et René Fregni, par exemple, ont beaucoup vendu… il y a 350m 2 d’espace dédiés aux libraires, et 13000 visiteurs… La Halle de Martigues, habituellement dédiée à des salons, ou à des concerts grand public, est difficile à transformer en lieu de lecture. Certains s’en plaignent, mais je pense que c’est un inconvénient qu’il faut accepter… ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL r ËNDR } de la présentation de saison u Théâtre des Salins, Scène nationale de Martigu IEt. ar l'e'ble Télémaquet les élèves du Conservatoire de m In C de Terry Riley Theàtre des Salins, Scène nationale de Martigues 9 Quai Paul Doumer/13500 Martigues/04 42 49 02 00/c.ww,theatre-des-saiins.fr ensemble Télémaque - direction Raoul Lay 04 91 39 29 13/www.ensemble-telemaque.com ffssm



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