Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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38 MUSIQUE OPÉRA DE MARSEILLE Quand viendra la saison nouvelle… Avec six opéras et huit concerts en 2008-2009, l’Opéra de Marseille annonce de fastueuses productions de Verdi ou Gounod, ainsi que des solistes renommés dans de grands concertos du répertoire. Avec toujours les Heures du thé du CNIPAL, et une toute nouvelle saison de musique de chambre ! Du changement à l’Opéra ? Pas vraiment, ou alors dans la continuité ! Jeanine Imbert, conseillère municipale et adjointe, a toujours soutenu l’Opéra : elle est aujourd’hui officiellement en charge de la Maison lyrique à la mairie, en plus de ses autres charges musicales (le Festival de Musique Sacrée et le Conservatoire). Quant à Renée Auphan, qui avait annoncé son départ, elle prendra bien sa retraite de la direction de l’Opéra, mais restera conseillère, et programmatrice. Programme qui obéit, lui aussi, aux principes des dernières saisons : Renée Auphan concocte un menu mêlant habilement des ouvrages plébiscités et des découvertes : un savant dosage de modernité et de classicisme, avec toujours une prédilection pour le répertoire national ! Une programmation qui fait recette puisque, depuis son arrivée, les pratiques du public ont changé : s’il y a moins d’abonnés (2300 tout de même !) il y a davantage de ventes de places ; le public y vient plus librement, sur des coups de cœur, du bouche à oreille ; il est plus jeune, et fréquente aussi les concerts. L’Opéra de Marseille, qui reste donc à la charge exclusive de la Ville de Marseille contrairement à tous les opéras des autres grandes villes, réussit pourtant à pratiquer des tarifs particulièrement abordables, et semble avoir retrouvé une place véritable dans le milieu national, puisque certaines de ses productions tournent ailleurs, sont enregistrées et radio-diffusées. Restent quelques lacunes historiques (absence de chef permanent, pas de compositeur associé ni de création contemporaine, un seul orchestre pour une double saison, lyrique et symphonique, chargée…) auxquelles l’opéra pourra difficilement pallier, faute de moyens, tant qu’il sera municipal. Et il restera sans doute municipal tant qu’il n’aura pas pallié ses manques, ce qui l’enferme dans un cercle vicieux absurde ! Au programme lyrique C’est sur la place Ernest Reyer que se dresse le frontispice « art déco » de l’Opéra. Ce Marseillais, mort il y a un siècle, est resté dans les mémoires grâce à Sigurd qui a longtemps fait les beaux jours du théâtre lyrique. Son Salammbô (d’après Flaubert) est à découvrir pour ce qui s’annonce être un événement national. Après un monumental Aïda (Verdi, coproduit avec les Chorégies d’Orange) et une Veuve Joyeuse festive de Franz Lehar, le pur bel canto sera à l’honneur dans Le Pirate de Bellini. Depuis 1986 et sa création marseillaise en tchèque, Jenufa de Janacek est devenu, de part sa puissance expressive, un opus incontournable des maisons d’opéra. Cette production, qui connut un vif succès à Nantes en 2007, précèdera notre Mireille locale, chef-d’œuvre du chant français, signé Gounod. Kate ALDRICH in Salammbô X-D.R Au programme symphonique Parmi les virtuoses attendus en concert on se réjouit de la venue des pianistes Jonathan Gilad dans le 2 e concerto de Brahms, Andrea Lucchesini dans le 4 e concerto de Beethoven et Franck Braley pour le 21 e concerto de Mozart. Au violon Renaud Capuçon joue un programme de musiques françaises en compagnie du chef d’orchestre Louis Langrée, avant un hommage à Nougaro signé Didier Lockwood. On attend également un récital de la soprano suisse Rachel Harnisch et deux Requiems majeurs : ceux de Verdi et Mozart (lors du festival de Musique sacrée à St Michel). Le foyer de l’Opéra accueille toujours des conférences et des récitals des jeunes chanteurs du CNIPAL (Heure du thé en semaine à 17h15), ainsi qu’une nouvelle série de concerts les samedis à 17h : les musiciens de l’orchestre pourront ainsi s’exprimer en musique de chambre, sur des programmes de leur choix, dans un rapport plus intime avec le public. AGNÈS ET JACQUES FRESCHEL Jenufa X-D.R Opéra de Marseille 04 91 55 11 10 http://opera.marseille.fr
Fin de partie… L’orchestre de l’Opéra de Marseille n’est pas en vacances, et se prépare à un été studieux, et grave… Après la dernière production lyrique (une très belle Manon, voir p.30), la saison n’est pas close. Tout d’abord, une fois n’est pas coutume, la scène phocéenne accueille une formidable chanteuse de Fado. Misia est accompagnée par la guitare portugaise, la viola de fado et l’Orchestre philharmonique pour des Saudades symphoniques. Cette rencontre entre le chant populaire portugais et la musique orchestrale « classique » est dirigée par un musicien, compositeur et improvisateur hors-pair : Bruno Fontaine (le 31 mai à 20h à l’Opéra). Après Le Messie de Haendel (voir page 32), l’Orchestre et les Chœurs sont appelés à participer à un autre événement du Festival de Musique sacrée. Le monumental oratorio de Haydn inspiré de la Genèse La Création est dirigé par Theodor Guschlbauer, avec la soprano Li Chin Huang, le ténor Eric Huchet et la basse Marc-Olivier Oetterli (le 6 juin à 20h30, à l’église St-Michel). Viendront ensuite le Concert du Cnipal (voir Zibeline 4) qui permet d’entendre des voix nouvelles issues de la grande école européenne de chant basée à Marseille (le 20 juin à 20h, à l’Opéra) et le traditionnel concert populaire en plein air au Palais Longchamp (le 26 juin, à 21h30). Sortir de l’ombre Mais le projet majeur de cet été est sans doute celui consacré à ces Musiques interdites sous le III e Reich ou par la dictature stalinienne, défendu depuis plusieurs années par Michel Pastore. Tiré de faits réels, un émouvant récit conté par Fabrice Luchini retrace les répétitions et l’exécution Partition X-D.R FESTIVAL DE MUSIQUE SACRÉE wignimimmim publique du Requiem de Verdi en 1944 au camp de Terezin. L’œuvre est chantée dans son intégralité dans les conditions matérielles de l’époque, par sept solistes : Sandrine Eyglier, Marie Ange Todorovitch, Veronika Hajnova, Jean-Luc Viala, Jean-Philippe Lafont, Jesus Garcia et Roman Vocel. On retrouve certains de ces interprètes dans la création de deux opéras en un acte de Nicolae Bretan à découvrir : le compositeur roumain, juif, a survécu à la seconde guerre mondiale alors que sa femme et sa famille sont morts à Auschwitz. Puis, en 1948, il a refusé d’adhérer au Parti Communiste Roumain, et a dès lors cessé d’être considéré par le régime comme un compositeur. Ses opéras datent d’ailleurs tous d’avant la guerre, alors qu’il a vécu jusqu’en 1968… Golem (1924) et Arald (1935) sortiront donc de l’ombre de l’histoire, les 11 et 12 juillet à 21h à l’Opéra. JACQUES FRESCHEL Auschwitz Agnès Mellon i MUSIQUE Sacrée suite ! Le festival de Musique Sacrée de Marseille se poursuit ! 39 D’abord avec un dialogue entre Victor Hugo, incarné par Marcel Maréchal, et les tuyaux de l’orgue de l’église Saint-Michel manipulés par André Rossi. Des textes essentiellement tirés des Contemplations entrent en résonance avec des opus romantiques ou des improvisations (Ego Hugo, le 27 mai). Negro spiritual et gospel sont ensuite à l’honneur dans l’enceinte sacrée (Gospel Legend Singers, le 30 mai). Après La Création de Haydn (voir page 33), on entend le Stabat mater de Schubert interprété par l’Orchestre du Conservatoire dirigé par Philip Bride, l’ensemble Ad Fontes Cantorum, la soprano Catherine Dune, le ténor Julien Dran et la basse Julien Véronèse (le 10 juin). Plus fameuse que celle de Schubert, la déploration rossinienne de la Vierge au pied de la Croix est interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Marseille et le Chœur Régional Paca placés sous la direction de Michel Piquemal. Le grandiose Stabat mater de Rossini est chanté par la soprano Sandrine Eyglier, la mezzo Elena Gabouri, le ténor Jesus Garcia et la basse Nicolas Courjal… pour un final en apothéose (le 13 juin) ! J.F. Festival de Musique Sacrée 04 91 55 11 10 www.opera.marseille.fr Vierge au pied de la Croix de Michel ange



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