Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 ARTS DE LA RUE OUEST PROVENCE ENGRENAGES Réinventer la planète ep Fable écolo, bourrée d’humour et d’inventivité, Le Pic de Hubbert est le troisième volet des Manèges d’Aventures de la cie Alama’s Givrés. Histoire intéressante que celle du dernier litre d’essence de la planète… Qui l’a volé, dans quel but, et surtout, comment le récupérer ? Heureusement la famille Baratin, soucieuse du bien être de la planète veille au grain et va s’ingénier à trouver des solutions pour pallier le manque inéluctable de ce précieux liquide. Sur la scène circulaire s’affrontent de ridicules militaires d’une patrouille aéro-pédestre hilarante, des inventeurs en marge pas si fous que ça (le marteau propulseur est une idée à creuser…), des scientifiques qui, à l’aide de séances de saynètes de vulgarisation scientifique complètement loufoques raconteront l’évolution de l’homme jusqu’à l’épuisement des puits… Pas si givrés que ça les amuseurs ! S.L. Le Pic de Hubbert a été joué le 7 mai à Miramas S.L Intrusion nécessaire Le marché d’Istres bat son plein, le temps est superbe, rien ne semble distraire clients et forains. Et pourtant… Que fait celui-ci à côté de la mobylette du facteur avec un journal roulé en guise de lunette ? Et celle-ci, sur un bac à fleur, tombant lentement à la renverse avec son sac à main ? Un autre attend visiblement quelqu’un ou quelque chose, tandis que lentement s’installe l’action. Les passants s’arrêtent, l’air interrogateur et le cabas plein, le silence est toujours de mise, seuls les mouvements des danseurs et comédiens de la cie Simone décalent le quotidien vers un univers parallèle, poétique et drôle. Deux danseuses vont développer au milieu des jambes des passants une chorégraphie tout en grâce, le public prend forme et participe, parfois contre son gré, au spectacle. Puis les sons s’en mêlent, les panneaux de circulation sont mis à contribution, les gestes se font plus rapides, la circulation gentiment perturbée. Et voilà que titube une housse de contrebasse au milieu de la chaussée… Le goudron n’est pas meuble, acte artistique éphémère a, l’espace d’un instant, transformé le quotidien en bulle poétique. Trop rare ! SARA LYNCH m S.L Le goudron n’est pas meuble a pris forme le 29 avril à Istres dans le cadre de Complètement à l’Ouest Au fil du temps Parti du port fluvial de Lille le 1er avril, Tantôt fait du stop avec un carton indiquant Ouest Provence… Destination qu’il atteindra finalement sans trop de mal. Mais il faut dire qu’il aura pris le temps d’y aller, Tantôt, de goûter à l’air du temps, de s’arrêter ici ou là pour regarder vivre les gens, de s’intéresser à une partie de boules… Projet un peu fou d’Éric Bézy de la cie Amalgamix, Tantôt est un pantin grandeur nature, filmé en situation réelle, image par image, avec la méthode de capture des films d’animation. Pratiquement invisible, ses mouvements imperceptibles le rendent posé, pensif… Passé par le Port des Heures Claires à Istres, la plage Saint Gervais à Fos, l’écluse du port à Port-Saint-Louis, le plan d’eau de Saint Suspy à Miramas, la place du marché à Grans et la promenade des Baous à Cornillon, Tantôt arrive b finalement à Miramas le Vieux le 30 avril. Chaque soir ont eu lieu dans les villes traversées les projections des prises de vue de la journée. Le film final tout juste monté a été projeté dans la petite église de Miramas le Vieux, sous la forme d’un ciné-concert avec la participation musicale de groupes ou musiciens locaux. Cinq accompagnements différents qui donnèrent cinq versions différentes de l’histoire de Tantôt, gaies ou nostalgiques, mais jamais neutres. Le film Tantôt a été projeté en avant première le 30 avril à Miramas le Vieux. À noter qu’il sera aussi projeté durant tout le mois de mai dans les salles de cinéma de Ouest Provence, en première partie des séances. S.L. Rappel : du 20 au 25 mai ne ratez pas les rendez-vous de rue de Radio Grenouille (voir Zibeline 7). Pendant 5 jours la radio sort de ses ondes et vous fait arpenter Marseille des écouteurs sur les oreilles. Pour des concerts de sons de ville d’Ici même, des Randos à Vélos Sonores, des cinémas radiosguidés. N’oubliez pas de vous inscrire : tout est gratuit, les groupes sont nombreux (plusieurs départs par jours) mais limités. Et si vous aimez écouter la musique en création de Grenouille, réservez vous un pique-nique vespéral aux Pierres Plates le 24 : pour écouter ensemble la radio d’abord, puis pour un concert en direct, où se succéderont John Deneuve, Radiomentale, Collectif Mu, Monsieur MA et Monsieur GO, Platoniq/Burn fm, Puyo Puyoalias, The Brain et Philippe Petit. Engrenages 04 95 04 95 15 www.grenouille888.org
LIEUX PUBLICS MARTIGUES ARTS DE LA RUE 27 Les mots dans les roseaux Après son passage remarqué en automne à Aubagne, la Cie Caracol revient à la Halle de Martigues d’abord, puis sur le Cours d’Estienne d’Orves à Marseille. Elle y installe un drôle de Souk en bambou : celui des mots, de la parole et de l’échange Pourquoi le vent dans les roseaux, les flûtes en bambous, celui qui « plie et ne rompt pas » ont-ils toujours fasciné les poètes et les musiciens ? L’installation éphémère mais imposante proposée par la Cie Caracol joue d’une analogie entre les mots et le bambou : léger, inconsistant, vide de réelle matière, mais avec lequel on construit les seuls univers qui vaillent (voir Zibeline 3). C’est donc à une promenade parmi des mots cachés, qui se balancent au bout de fils, dans des endroits incongrus, au cœur d’un village de 1200m 2 et 6 mètres de hauteur, que vous êtes conviés. Vous y rencontrerez des musiciens et des slameurs, des comédiens Compositeur à la rue ep La Sirène de Bernard Cavanna fut vraiment particulière. Ce qui est normal : c’est un compositeur, et elle fut musicale, centrée sur des problématiques et oppositions sonores. Sa Sirène au carrefour pour une caissière virée annonçait la couleur par son dispositif scénique même : l’espace public, délimité par des caddies renversés, faisait face à une scène rehaussée, inaccessible, où un musicien, Daniel Kientzy, attendait l’arrivée de l’alerte pour commencer sa performance. Aussitôt il ajouta les sons ultimes de ses deux saxophones (un tout petit sopranino et un imposant saxophone contrebasse) à l’alerte de la sirène : des sons fondus, étirés à l’extrême, jusqu’au bout du bout du souffle… Quand la sirène se tut, l’électronique prit le relais avec là encore un volume sonore volontairement excessif, et des rappels succincts, mais explicites, de l’oppression économique libérale par les 40 du CAC, dont Carrefour est le 10e. La société a refusé le moindre centime d’augmentation à ses caissières au temps partiel forcé, leur a envoyé la police quand elles faisaient grève, et a renvoyé l’une d’entre elles. Entre les deux sirènes le son des saxs se fit plus groove, plus actuel, rythmé. Puis dès que d’alerte reprit, le saxophoniste entra à nouveau dans la stridence, l’excès, l’agressivité du son : et cette sirène sonna comme un réveil ! YAMINA TAHRI Sirène au carrefour pour une caissière virée a eu lieu sur le Parvis de l’Opéra le 7 mai, à midi. et des conteurs, des scientifiques… et beaucoup de poètes ! A.F. Le souk de la Parole Aire extérieure de la Halle, Martigues le 24 mai à 21h30, le 25 mai à 16h dans le cadre de l’Odyssée des lecteurs 04 42 44 32 26 Cours d’Estienne d’Orves les 30 et 31 mai de 20h à 23h le 1er juin de 16h à 19 h 04 91 03 81 28 www.lieuxpublics.fr Le souk de la parole Germain Thyssen Sous les Galeries la plage Investir la rue Saint Ferréol pour en faire un lieu de contestation du commerce, voilà qui est une bonne idée ! Saint-Férréol waves Vincent Luca.s Brigitte Cirla a mis en scène six chœurs, des solistes, au long de la rue piétonne destinée au prêt-à-porter et à-ingérer. Ils y ont lancé, scandé, susurré, chanté nos plus belles aliénations, les slogans publicitaires qui flattent nos ego de consommateurs (parce qu’on le vaut bien ?) en nous promettant une vie « en or », « facile », « pas chère », où le plaisir dure et où le paradis A.F. Sire Ennemi, Dînette ! Georges Appaix le 4 juin à midi Parvis de l’Opéra est à portée de portefeuille. En contrepoint à ces slogans, dont on mesure lorsqu’ils défilent ainsi à quel point ils lavent nos cerveaux et associent irrémédiablement le bonheur à la consommation compulsive, quelques mots de Barbara (tout le temps qui passe ne se rattrape guère…) et l’affirmation nette que renverser les valeurs mène l’humanité au mal. En trente minutes la simplicité de l’œuvre (composée par Marianne Suner et Jean Tricot), la force collective des chœurs, l’emblème du lieu, et le mélange des passants qui rentraient de leur samedi d’emplettes avec le public venu exprès voir ça, était explosif. À réitérer absolument à Plan de Campagne, un dimanche, en adaptant la partition avec des slogans pour aspirateurs et canapés ! AGNÈS FRESCHEL Réclame a été créé rue Saint Ferréol le samedi 10 mai à 19h30 et 20h30 Le roi est lui Le premier mercredi du mois de juin, c’est un chorégraphe qui se coltinera les sirènes. Il faut dire que ça tombe bien, cette proposition de Pierre Sauvageot : il en est à la lettre S de son abécédaire des titres. Georges Appaix, qui aime les mots autant que les gestes, et les sons plus que tout encore, a intitulé la sienne Sire Ennemi, Dînette ! Sera-t-elle royale, hostile et enfantine ? L’Appaix ne veut rien en dire, et ménage son effet de surprise, avec un calembour d’un mauvais goût délicieusement assumé… 04 91 03 81 28 www.lieuxpublics.fr http://laliseuse.org



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