Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 DANSE PERTUIS ALLAUCH MARTIGUES Mouvante statuaire Journée de l’Europe, commémoration, 9 mai 1950, déclaration de Jean Monnet, festivités… À Pertuis, c’est la jeune et brillante compagnie de l’Europe qui régale d’un spectacle d’une richesse et d’une qualité irréprochables. Le théâtre municipal de Pertuis accueillait pour la troisième année consécutive, ce 9 mai, la troupe du chorégraphe Jean-Charles Gil. Ces Workshops sont des travaux chorégraphiques de danseurs conçus pour leurs condisciples… sur un choix éclectique de musiques, de Vivaldi à PhilippGlass. Chaque pièce a su mettre en lumière les multiples facettes de la personnalité de son créateur. Angoisse de soi, corps qui cherche à s’affranchir de ses limites, esprit enjoué, libre, interrogation, rêve, relation à soi, à l’autre, chaque chorégraphie donne à voir, à réfléchir, à rêver, et à rencontrer une personnalité. Pourtant on garde de ce spectacle une image d’ensemble : de grâce, de fluidité, de mouvante et émouvante statuaire. Et si René Char affirmait qu’« un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver », ces jeunes artistes laissent un sentiment de bonheur, une trace indélébile de rêve. À l’image de leur maître qui, lui aussi, a livré deux merveilleuses compositions : un éblouissant solo interprété par Carole Pastorel et un pas de deux d’une subtile élégance. m MARYVONNE COLOMBANI Le Ballet d’Europe ouvrira les portes de son magnifique studio d’Allauch le 3 juin aux scolaires, et le 14 juin à partir de 14h au public. Une occasion, en général très courue, de découvrir le travail de la Cie chez elle, dans un contexte convivial, entre la répétition et le spectacle. L’entrée est libre, mais n’oubliez pas de Jean-Charles Verchère réserver, avant le 30 mai ! On retrouvera également le Ballet d’Europe à Marseille le 17 juin, dans le cadre de Mouv#art, sur la Place aux Huiles à Marseille. 04 96 13 01 12 www.balletdeurope.org Identité noire ? Germaine Acogny est une des figures majeures de la danse contemporaine africaine. L’ancienne collaboratrice de Béjart affirme dans ses chorégraphies une véritable histoire et esthétique de la danse africaine, qu’elle a confrontée d’ailleurs à d’autres traditions comme celle du… Butô ! Mais avec Waxtaan sa démarche est tout autre : elle s’en remet réellement à la mémoire des diverses danses africaines, du Koteba au ballet guinéen, fait venir cinq musiciens traditionnels, ordonne simplement dans l’espace et le temps les divers moments de danse traditionnelle, ou néo-traditionnelle. Tout en les opposant à des moments où les danseurs, engoncés dans leurs costumes occidentaux, jouent aux notables africains, avec force poignées de mains échangées. Le résultat est esthétiquement décevant : les danseurs, athlétiques, se lancent régulièrement dans des moments de danse épuisante, bondissante, entraînante, pou la plus grande joie du public… entraîné. Mais ces moments juxtaposés, s’ils affirment la persistance et la richesse d’une mémoire et d’un vocabulaire spécifiques, ne font pas une œuvre : il manque à l’ensemble un trajet, un propos qui aille au-delà de X-D.R l’affirmation identitaire. Qui est d’ailleurs contestable : exclusivement masculine, jamais dans la relation des corps, le contact, toujours dans la frénésie et sa transe. Bref une caricature, interne, de la danse noire. Ce qui ne vaut guère mieux que de se perdre en imitant la danse occidentale… AGNÈS FRESCHEL Waxtaan a été dansé par la Cie Jant-bi aux Salins (Martigues) le 29 avril
MARTIGUES 3BIS F (AIX) Dans la peau de Philippe Decouflé Après son passage au grand théâtre de Provence, Philippe Decouflé s’est produit aux Salins dans une performance moins spectaculaire, mais aussi plus intéressante… Égocentré Decouflé ? Ah mais non ! Regardez comme il explose ! Rien de nombriliste dans la démarche solitaire et autochorégraphique de l’artiste : s’il s’expose, c’est dans un kaléidoscope multiplicateur qui interroge la nature du sujet, et non simplement pour panser ses plaies publiquement comme tant d’autres. Visuellement, cela fait penser un peu au cauchemar de Dans la peau de John Malkovitch : il y a des Decouflé partout ! Pourtant cela commence soft : par une naissance, figurée dans un simple ballet de mains, puis par des confidences. Seul en scène, à table, le chorégraphe passe en revue des photos de famille, qu’il commente. Depuis l’enfance jusqu’à son dernier mariage, son dernier enfant, son présent d’homme de 46 ans. Mais quelque chose perturbe cette exposition intime : la table émet divers bruits, l’ironie est constante, les interpellations du public sont décalées... Où va-t-il ? Dans le délire ! La musique aidant il va enfin mettre son corps en scène, et aussitôt des doubles virtuels surgissent, contrarient, multiplient cette image à la fois sobre et léchée. Car ici pas de délires de costumes ; même les projections et la musique, virtuoses, restent loin de l’éclat un peu clinquant de Sombrero par exemple. C’est répétitif et long parfois, il y a peu de matière… mais la sincérité de Flop flop Christian Ubla conçu un spectacle qui interroge la relation du spectateur à la représentation et, singulièrement, ce moment de partage que sont les applaudissements et le salut. Il faut dire que, dans le milieu de la danse, classique en particulier, le salut obéit à un rituel souvent glacé, qui interdit justement l’émotion et le partage par son formalisme. Hélas, Klap Klap n’est pas à la hauteur de l’intérêt de son propos : la deuxième séquence seule, suite de saluts de plus en plus rapides, chorégraphiés et dansés dans un tourbillon frénétique, est réellement intéressante. Le reste a la couleur du remplissage, résultat sans doute de séquences d’impros : le texte n’a pas d’intérêt, la vidéo, beaucoup trop longue, agace… les images de spectateurs virtuels projetés face au public, puis multipliées, interrogent en revanche, mais les séquences de marche, ou de ralenti au sol, sont longues et a priori dénuées de sens... Dommage : on a vu Christian Ublplus drôle, plus virtuose, ou plus intéressant ! AGNÈS FRESCHEL Klap Klap a été créé au 3Bis F (Aix) du 15 au 17 mai la démarche touche et fait surgir l’émotion empathique : car quand il danse, solitaire, le duo du Petit Bal que son ombre exécute avec la danseuse, on sent toute la nostalgie d’une époque révolue (amoureuse ?), mais aussi toute la lucidité de ce Narcisse sur le retour. Émouvant ! YAMINA TAHRI Ils regardaient le monde dans les yeux de leurs voisins Xavier Oliviero Solo a été dansé du 15 au 17 mai au théâtre des Salins, Martigues DANSE 23 Tristan JEANNE-VALES Agence Enguerand À venir au 3 bis F Tragique Un trio pour revisiter encore Antigone : l’héroïne Grecque, sa sœur, leur oncle, s’incarneront à nouveau dans une relecture contemporaine de l’histoire. Au moment tragique de l’éveil, quand rien n’est accompli mais qu’il ne reste que quelques heures à vivre… Cette création intervient au terme d’un atelier entrepris par Christelle Harbonnet sa Cie Demesten Titip, en résidence au 3bis F, autour des mythes, des contes, et de leurs « paraboles identitaires. » Ils regardaient le monde dans les yeux de leurs voisins mes Christelle Harbonn3 bis F, hôpital Montperrin, Aix du 5 au 7 juin Impitoyable Au terme d’un dernier atelier de 5 jours (du 9 au 13 juin), Charles-Eric Petit et sa Cie L’individu présenteront au public leur première maquette de Dallas (voir Zibeline 5) : un travail de longue haleine autour de la célèbre série américaine, qui interroge notre mémoire et ses déformations, et aussi notre regard sur les archétypes de Sue Ellen, le bon et le méchant frère… Notre Dallas Charles-Eric Petit du 18 au 20 juin 04 42 16 17 75 www.3bisf.org



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