Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
18 THÉÂTRE MARTIGUES CHÂTEAUVALLON Douleur d’aimer De part et d’autre du plancher nu, deux portes de bois monumentales qui marquent les appartements séparés de Titus et Bérénice. Au centre, sur le sol, un cercle d’eau dans lequel tombent des gouttelettes à chaque changement d’acte, dans le noir. C’est sur cette scène fixe que va se jouer le drame, entre Titus, Bérénice et Antiochus. Dilemme cruel qui oppose nécessité politique et passion amoureuse, tourments inconciliables qui isolent les protagonistes et les rendent violents, surtout envers eux-mêmes. Titus, devenu Empereur à la mort de son père ne peut épouser Bérénice, reine de Palestine, étrangère aux lois romaines. Et Antiochus, amoureux depuis toujours de la belle, qui va enfin lui déclarer sa flamme, perdu entre la raison, le devoir et ses sentiments, et sera finalement éconduit… La mise en scène épurée et discrète de Jean-Louis Martinelli s’attarde sur les temps de pause qui construisent le récit, magnifie le jeu subtil et sans artifice des comédiens, qui manient l’alexandrin avec aisance, sans maniérisme, respectant à Sans mentir Après le succès public et critique unanime reçu pour son Petit Chaperon rouge (voir page 15), Joël Pommerat s’est tourné, pour sa nouvelle création, vers une marionnette mythique, née à la fin du XIX e siècle sous la plume de l’italien Carlo Collodi : Pinocchio. Comment Joël Pommerat s’est-il emparé du pantin de bois inerte, devenu par la magie du merveilleux un petit garçon malicieux, menteur et chapardeur ? Comment faire oublier et transcender les images connues de tous, de Walt Disney à Comencini ? Le théâtre de Joël Pommerat s’inscrit parfaitement dans ce récit d’un imaginaire sublimé par la réalité, d’une écriture poétique épurée, loin de tout tralala enfantin. Et si la fable s’adresse à tous, autant aller au théâtre en famille, les enfants pourraient avoir leur mot à dire… S.L. Pinocchio Joël Pommerat le 28 mai Théâtre des Salins 04 42 49 02 00 www.theatre-des-salins.fr Elisabeth Thiallier tii la lettre les diérèses. Ici point d’apartés, mais un dispositif bi-frontal qui favorise la mise à nu des sentiments, les face-àface entre un Titus (Patrick Catalifo) vaincu, déchiré et comme absent, et une Bérénice (exceptionnelle Anne-Sophie Ferdane) magnifique de retenue et de puissance, un Antiochus (Hammou Graïa) indécis mais d’une présence incroyable, écoutant mais doutant lorsque Arsace (Mounir Margoum, impérial) le pousse franchement à la confidence. Personne n’en sort indemne et l’on comprend mieux la volonté de Racine de créer chez le spectateur une « tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. » S.L. Bérénice a été jouée au Théâtre des Salins les 24 et 25 avril Des différences La scène de Châteauvallon aborde le mois de juin avec une pièce de (et avec) Ali Darar et Michaël Moreau, deux anciens détenus qui avaient participé aux ateliers d’écriture qu’animait Anne-Marie Ortiz à la prison des Baumettes. Mis en scène par Frédéric Ortiz du Théâtre Off, à Marseille, Parloir sauvage traite de situations vécues au quotidien dans un milieu d’isolement, de violence. La réalité carcérale y est mise à nu (voir Zibeline 3). Puis Pippo Delbono et sa troupe hétéroclite joueront Il Silenzio, un spectacle créé pour les Orestiadi di Gibellina, en Sicile, où la vieille ville de Gibellina fut dévastée par un tremblement de terre en 1968. Ce n’est pas le récit du fait historique mais plutôt un moment d’attention donné à un instant précis. L’instant où tout bascule, est détruit, et qui résonne d’un silence de mort et de vie. Entouré de ses acteurs, et de musiciens, Pippo Delbono fait naître sur scène un monde à part, un nouveau monde, où tous les échos du monde viennent se confondre et faire vibrer à l’unisson public et comédiens. Enfin, Le Grand Nain de Jambenoix Mollet et Philippe Eustachon, fera entendre sa différence, entre cirque et théâtre. Une histoire de double, de rencontre, de compréhension de l’autre, et d’acceptation de soi (voir Zibeline 2). S.L. Parloir sauvage mes Frédéric Ortiz le 10 juin Il Silenzio mes Pippo Delbono le 20 juin à 22h Le Grand Nain mes Philippe Eustachon le 20 juin à 19h30 04 94 22 02 02 www.chateauvallon.com David Dupuis
Incongruités Il est un peu comme Alice, Mahu, il passe sans cesse de l’autre côté du miroir. Et comment voit-on de l’autre côté ? Différemment, il semble : ce que tout le monde trouve simple apparaît compliqué, et l’émerveillement reste de mise… Tout droit sorti d’un roman de Robert Pinget, Mahu est un personnage sans histoires, mais un personnage qui pense, et qui pense le monde qui l’entoure. Il est au centre d’un projet singulier, porté par Jean-Pierre Larroche, qui reposait à l’origine sur un recueil de textes réunis par G.K. Bradcock-Burnaby en 1863, comprenant un théorème des substitutions, un lexique de langage des fantômes, un manuel de prestidigitation, le Dialogue de Giordano Bruno avec son bourreau où comment a lieu la circulation des objets et des êtres entre les mondes visible et invisible… Dans ce projet s’est donc insinué Mahu, qui s’en va, entre autres, ISTRES GRANS CAVAILLON THÉÂTRE 19 X-D.R rencontrer des fantômes, à coups de jeux de mots, de manipulations d’objets, d’inventions magiques, loufoques et poétiques… Jean-Pierre Larroche s’est, pour ce faire, entouré de Catherine Pavet, comédienne, compositrice et musicienne, de Philippe Nicolle, de la cie des 26000 couverts qui signe la mise en scène, et d’« interprètes intrus » qui ne devraient pas déroger à la douce folie ambiante… SARA LYNCH Bafouilles, tu vois bien qu’on ne peut rien raconter… Jean-Pierre Larroche Le 23 mai Théâtre de l’Olivier (Istres) 04 42 56 48 48 www.scenesetcines.fr du 27 au 31 mai Théâtre Massalia 04 95 04 95 70 www.lafriche.org/massalia L’histoire est belle Dans le cadre de l’Odyssée des lecteurs, le Théâtre des Salins programme une création de l’auteur et scénariste Ricardo Montserrat, L’Amour fou, mise en scène par Michel André, directeur du Théâtre de la Cité à Marseille (voir Zibeline 6). Après avoir animé des ateliers artistiques pendant un an auprès de la population martégale, Ricardo Montserrat a créé un spectacle réunissant une partie filmée, une partie musicale et une partie théâtrale, chacune intégrant des acteurs professionnels ou non. Un regard pertinent et concerné sur la Ville verra le jour, chaque groupe ayant créé sa propre fiction à partir de son identité. À noter que le metteur en scène Guy Alloucherie et le chorégraphe Thierry Thieu Niang, régulièrement invités au Théâtre des Salins ont participé également au projet. S.L. L’Amour fou Ricardo Montserrat les 23 et 24 mai Embarquement À Cavaillon, et avant leur venue au Festival de Marseille (voir page 7), Stefan Kaegi et sa Cie Rimini Protocol emmènent les spectateurs de Cavaillon en camion pour Sofia. Pas tout à fait bien sûr, pas exactement : dans le camion transformé, conduits vraiment par les deux vrais chauffeurs routiers, les spectateurs (voyageurs ?) vont apprendre à passer les frontières : entre l’Est et l’Ouest, la Bulgarie et la France, mais aussi entre le réel et la fiction, le présent et le spectaculaire. Cargo Sofia Cavaillon jusqu’au 30 mai Scène Nationale (Cavaillon) 04 90 78 64 64 www.theatredecavaillon.com Cargo Sofia Anja Mayer Pièce à pièce Comment une mobylette peut-elle incarner le lien entre la mécanique et le théâtre ? La mécanique d’accord, mais le théâtre ? Dans un garage, un père et son fils vont remonter pièces par pièces l’engin en question, le mythique 103 Peugeot, tout en discutant. Le père, mécanicien, et le fils, dramaturge, vont mutuellement s’instruire sur le métier de l’autre, portés par un besoin de transmission, intrigués l’un par l’autre. Filiation et création théâtrale intimement liées, les idées reçues vont tomber les unes après les autres, formant peu à peu une déclaration d’amour pudique d’un père à son fils, et réciproquement. C’est donc bien dans une histoire de mécanique que nous embarque Jean- Philippe Ibos, lui qui a créé en 2002, avec le scénographe Michel Herreira, l’Atelier de Mécanique théâtrale. Une mécanique dramaturgique qui rencontre la mécanique générale, le tout créant une machine à faire aimer le théâtre. S.L. Mobylette Jean-Philippe Ibos le 6 juin Espace Robert Hossein (Grans) 04 90 55 71 53 www.scenesetcines.fr



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 1Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 2-3Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 4-5Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 6-7Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 8-9Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 10-11Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 12-13Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 14-15Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 16-17Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 18-19Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 20-21Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 22-23Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 24-25Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 26-27Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 28-29Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 30-31Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 32-33Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 34-35Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 36-37Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 38-39Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 40-41Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 42-43Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 44-45Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 46-47Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 48-49Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 50-51Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 52-53Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 54-55Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 56-57Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 58-59Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 60-61Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 62-63Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 64-65Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 66-67Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 68-69Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 70-71Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 72-73Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 74-75Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 76-77Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 78-79Zibeline numéro 8 juin 2008 Page 80