Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 THÉÂTRE LENCHE BANCS PUBLICS CRIÉE Mambo italiano 4 : - 1 N4411, k V Cesare Pavese s’est donné la mort dans sa chambre d’hôtel à Turin le 20 août 1950 ; Joëlle Cattino et les trois comédiens de la compagnie L’Egrégore nous convient à partager cette heure dernière de pleine vie avec beaucoup de savoir-faire et de justesse. Mêlant des extraits de son journal intime, Le métier de vivre, des poèmes et surtout la forme vive de dialogues de jeunesse, plus philosophiques, le spectacle se construit comme une « fantaisie » au sens étymologique du terme. Les dieuxfantômes s’aventurent dans les coulisses du cirque dont ils occupent professionnellement la piste et leurs turbulences bien réglées de clowns viveurs (un peu attendues peut-être mais la convention ici libère et allège l’écoute), viennent rencontrer l’homme en fin de parcours, échoué sur son canapé rouge de théâtre de chambre. Dans une scène à la Goya, particulièrement forte visuellement, Cesare (Jacques Germain) se trouve serré entre ces deux « monstres » qui le poussent tranquillement vers le gouffre : danse macabre qui reste malgré tout très courtoise entre l’odeur du poivron et les rythmes allègres de Paolo Conte... Mais comment échapper à la connivence quand on sait tous qu’« elle aura tes yeux », la mort... MARIE-JO DHÔ Le Métier de Vivre d’après Cesare Pavese mes Joëlle Cattino jusqu’au 31 mai Théâtre de Lenche Frédéric Berry "." Moi Tarzan, toi Jeanne Hétéroclite et généreuse, bourrée à craquer comme les sacs Tati qui font le voyage, pauvre et les mains pleines, la « proposition » des Bancs Publics (2 e volet d’un projet ambitieux questionnant les liens franco-algériens et plus largement semble-t-il la rive d’en face) traverse efficacement un public bousculé dans ses attentes et ses a priori. Ce spectacle « parle français mais autrement » et ça n’est pas la moindre des émotions que de se sentir peu à peu dépouillé de ses exigences de sens, de clarté et de bon goût face à l’absolue sincérité (quand l’esthétique rejoint l’éthique) d’un engagement dans une forme certes fragile, sans doute bancale, mais qui délivre à chaque instant un peu d’essentiel : ce prologue vidéo présentant trois portraits de travailleurs franco-algériens attendant l’embarquement sur les quais de la Joliette, rassure par son aspect documentaire et déroute par la platitude assumée des commentaires en miroir des trois comédiens ; mise en condition pour recevoir sans faire le tri tous les éléments dissociés d’une histoire encore impossible qui se passerait dans des cabines de bain à carreaux qui tournent, racontée par deux françaises dont l’une chante et L’écrit m’étreint Un monologue de Quignard a mis fin à a saison de la Criée. Pas vraiment un monologue d’ailleurs, mais trois récits exposés et subtilement, discrètement incarnés parfois par Marie Vialle, très belle comédienne qui établit un rapport charnel avec tout ce qu’elle l’autre pas, tandis que l’algérien, face dans la sciure, attend son heure ; une grande vague wagnérienne vient à intervalles réguliers recouvrir la plage et fait office de liant... et dans ce mélange de sublime et de grotesque le discours de Dakar d’Henri Guaino grince malicieusement comme du Musset entre deux rives ! ! M-J D Oui ou non, avons-nous traversé la mer ?, de Julie Kretschmar et Guillaume Quiquerez, a été créé aux Bancs Publics du 13 au 15 mai D o effleure, tous ceux qu’elle touche du regard. La révélation de ce spectacle reste cependant littéraire : l’écriture narrative de Pascal Quignard agit toujours avec la même efficacité inexpliquée. Elle vous accroche par ses mystères, vous emmène dans ses Thierry Chassepoux À venir La compagnie Les Faiseurs de Pluie présente la deuxième étape de Noyés : Symeon Fieulaine met en scène cette fois le mythe de Narcisse, et ses représentations télévisuelles. Un travail théâtral et vidéo, où l’image projetée est traitée « en partenaire de jeu ». De Je ? Noyés les 29 et 30 mai Les Bancs Publics 04 91 64 60 00 http://bancspublics.free.fr Noyés Laurent Pirard spirales de répétitions, ses stratégies de révélations anticipées, de faux mystères ; et ses vraies sources, décalées, qui mêlent et agglomèrent la fiction vraisemblable avec le réel référencé de l’Histoire. Et puis soudain, alors que votre esprit est en éveil, ouvert aux questions qui vous taquinent l’intellect et la mémoire, le récit vous surprend, prend corps, vous retourne, vous bouleverse, et vous envoie des décharges d’émotions pures, à l’endroit même où la raison perd ses droits. L’intelligence de Marie Vialle est d’avoir laissé opérer le prodige de cette écrture si maîtrisée. En exposant justement son corps, nu, sa voix, nue, et son violoncelle au ventre large, et au son pur. A.F. Le nom sur le bout de la langue a été joué à la Criée du 18 au 26 avril
GARDANNE THÉÂTRE ET CHANSONS (AIX) THÉÂTRE 17 En finira-t-on un jour avec les archétypes ? L’obscurité se fait. Une voix lointaine et plaintive module le thème, des formes émergent, se fondent et resurgissent, lent ballet qui se dessine, rideau mouvant constitué d’autant de fils tendus que de traces possibles ? Éclairage aquatique, naissance du personnage, du mythe… Elles sont quatre. Elle est quatre. Quatre pour une, dans un même costume d’une sobre élégance. Médée en miroir, multipliée, diffractée, vive et alanguie, aimante et délaissée, innocente et cruelle, emportée et désespérée, elle nous revient, traversant les siècles, portée par Euripide, Sénèque, Anouilh, Dea Loher… mais aussi par des paroles de femmes de tous les jours, évoluant entre les principes, les amours, les abandons, les lâchetés, les égoïsmes masculins… Ces textes littéraires et ces paroles quotidiennes s’entrelacent, tissent une toile chatoyante dont le mythe archétypal constitue la trame. Les quatre actrices, remarquables, émergent, se retrouvent, se séparent ; leurs gestes reprennent les figures des vases antiques, le corps parle, contrepoint des mots, des voix. Un quatuor qui s’adapte au style de chaque écrivain, à chaque époque, chaque registre, avec le même bonheur ; les actrices instaurent une véritable relation de connivence avec un public séduit, conquis. Créon aussi mène un jeu précis et juste, même si le parti pris de le faire jouer par le même acteur que le vieux Créon est discutable. L’illustration sonore comme les éclairages contribuent à l’édification du sens. L’intensité des morceaux de bravoure qui émaillent la représentation n’est pas égale, mais le rythme profond de la pièce n’est jamais rompu. Il est en tout cas dommage que cette pièce n’ait été jouée qu’une fois et doive attendre 2009 pour espérer une nouvelle programmation ! MARYVONNE COLOMBANI Médée vertiges par le Théâtre de la Mer, mis en scène par Frédérique Fuzibet, a été créé au cinéma des trois Casinos, à Gardanne, le 25 avril Isabelle d’Aragon Elle est en noir, seule avec les textes d’Aragon, les musiques de Ferré, Ferrat, Brassens, Lino Léonardi, les créations originales de Hervé Fuchsmann…. et sa voix, rauque et prenante. Éclairage sobre, mouvements réglés en une chorégraphie lente, mise en scène intelligente des textes. La vie du poète est évoquée sobrement, sans les fastes, plus intime, avec les mots qui dévoilent, cherchent derrière le miroir, posent les questions essentielles, la vie, l’amour, la mort, et la poésie qui rend compte, qui dépasse et transcende… On pourrait reprocher une vision parfois un peu trop didactique, mais la force de l’émotion prime. La voix de Jean Nehr, le piano de Anne Gastine, ainsi que le violoncelle de Michel Daups accompagnent Isabelle Bloch-Delahaie qui fait vivre ces personnages, absents physiquement de la scène. Avec talent, l’actrice joue d’une large palette, variant les registres ; il suffit d’un petit chapeau et de lunettes, d’un éclairage, d’une pose nouvelle, et le burlesque cède le pas au tragique, à l’émotion. Les textes d’Aragon reprennent vie, réveillant en nous de multiples échos. Le spectacle sera repris à l’automne, et l’on ne peut que vous inviter à partager ce bonheur des mots. M.C. Défense d’infini a été joué à Théâtre et Chansons (Aix) du 16 au 18 mai Christiane Robin À venir à Théâtre et chansons Enrageons-nous, des Biches de Mer, un spectacle musical plein d’énergie et de talent, mais aussi de force politique… (voir chronique du CD page 44) du 30 mai au 1er juin 04 42 27 37 39 www.theatre-et-chansons.com Lars Edlund, Paradiso Fontaines d'Israël [extraits] Z ld Moultl,i, Ikhtifa wr1 Juin P Musicatreize et Le Choeur Contemporain Direction Roland Hayrabedian Concert 19h30 Marseille Temple Grignan 15, rue Grignan ler. Lys de Madrigaux Réservations 04 91 00 91 31 A. Fuzibet



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