Zibeline n°8 juin 2008
Zibeline n°8 juin 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 THÉÂTRE MERLAN MASSALIA REVEST-LES-EAUX Entrer en phase Je tremble commence comme une boutade, une invitation à un music-hall de la pénombre. Les lumières y scintillent, les roses vifs et les strass s’y imposent, sous la houlette d’un Monsieur Loyal… Mais tout le reste est délicat, nimbé d’ombres, d’incursions vers les profondeurs de l’âme : le meneur de jeu n’annonce, en guise de numéro, que sa propre mort. Le spectacle, plus flottant que les autres pièces de Pommerat, n’est pas porté par une histoire individuelle ou collective comme Au Monde, Cet Enfant, Les Marchands… La structure thématique, étoilée, manque parfois un peu de liant. Mais quelques scènes valent à elles seules tout un monde de théâtre : celle où la fille prodigue revient vers sa mère et s’écroule, se relève, impose une étreinte où tout s’apaise un instant ; une autre histoire, racontée cette fois, d’une femme qui s’obstine à devenir ouvrière et à perdre les doigts sous la lame… Joël Pommerat nous fait entrer dans ces scènes comme les cordes des violons se mettent en vibration et vous entraînent dans leurs phases. Ses comédiens, fatigués semble-t-il par des tournées successives, parviennent pourtant par moments à soulever des flots d’émotions grâce à la subtilité de leurs chuchotements, la simplicité de leurs gestes, de leur fougue. Les deux volets (Je tremble 1 et 2) seront au Festival d’Avignon (voir page 8), puis au Merlan en décembre. Ne les ratez pas. AGNÈS FRESCHEL Je tremble 1 a été joué au Merlan les 5 et 6 avril IrAu4zu rimrE u- s 4 kourrc-R Fr MR CHAQUE ITEMIER IHERCREDI MI Irk* A uni i WAVE) WiNNEVE.L.B.SIRENP.. mg MERCREDI 4 JUIF ! n Histoire de famille L’hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains de Philippe Dorin est un joli spectacle (Molière du spectacle jeune public 2008). La mise en scène de Sylviane Fortuny, ses trouvailles d’objets, d’accessoires, de sons, et la simplicité des symbolisations de couleurs et de matières (pour un budget visiblement modique !) donnent une dimension onirique et un second degré à un texte faussement naïf, à la stratégie dramatique habile, qui sait ménager péripéties et effets de surprises. Reste cependant quelque chose de gênant, qui interroge mais agace aussi : la famille y est montrée aux enfants comme un lieu où l’homme, enfantin, fuit, coupe du bois et chasse, et où la femme, dominée, gère l’intérieur et a l’instinct maternel ; la grand-mère, un peu dingue, veut suppléer à la démission temporaire des parents partis accomplir ailleurs leur destin individuel mais ce sont Je tremble 1 Elisabeth Carecchio les enfants, muets, qui se comportent raisonnablement… Certes cette vision reflète un schéma courant : reste que le présenter ainsi aux enfants peut en conforter, sociologiquement, le modèle. A.F. L’hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains a été joué aux Comoni (Le Revest) les 21 et 23 avril, et au Massalia du 26 au 30 avril N. It s I_I (rev SIRÈNES ETMID I cric. SIRE NET ENNEmi DINETTE ! 3111 tGel3rges osEusE co gpAstite Tit 04 91 03 81 28 L I I,L1 = WAW.lieuxputAics.com L’Hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains X-D.R À venir aux Comoni La mer en pointillés les 3 juin (19h30) et 4 juin (15h). Scolaires les 5 et 6 juin. Un spectacle d’une trentaine de minutes, pour enfants même tout petits. Un vrai bijou qui a remporté le Molière 2007 du spectacle jeune public. C’est l’histoire d’un homme qui n’a jamais vu la mer et qui vient de l’Est à vélo, sans papier ni moyens. Son rêve candide se heurte à la réalité, comme le théâtre d’ombres et d’objets aux dimensions réelles des choses… Pôle Jeune Public Maison des Comoni Le Revest les eaux (83) 04 94 98 12 10
15 Le Grand Chaperon Rouge ou la bête à trois dos Chez Joël Pommerat y a du loup, y a du loup et sûr que c’en est un, le monsieur aux yeux brillants en lisière deforêt de barbe, en costume noir impeccable, tiré à quatre épingles, qui vient ranimer tout au bord de la scène (à peine du théâtre, bien plus que du théâtre) l’histoire de la petite fille si seule, si seule... ! Et la virevoltante maman à la chevelure fauve, si occupée clap clap clap si pressée sur ses talons aiguilles sans aiguille, elle connaît tout ça par coeur, le jeu des ventres et de la peur ! Et la petite si petite, elle comprend vite qu’il faut faire des pieds et des mains et même tout un flan pour aller chez la mère de sa mère si vieille et si fatiguée ! Y a du loup et y a de l’ombre, mais pas de celles qui accompagnent la lumière, plutôt l’ombre danseuse de la mère déployée comme l’immense territoire de soi à soi, qu’il faut traverser pour s’en débarrasser... ! Et la voix rauque sortie des entrailles du violoncelle (combien en a-t-il déjà séduit et digéré celui-là ?) vous hérisse le poil au premier frémissement de l’archet... Loup qui es-tu ? La compagnie Louis Brouillard, son auteur, ses acteurs (trois incarnations et bien davantage) et tous À venir au Massalia Les Planteurs de Perles, de Marianne Sunner. C’est un opéra pour enfants, un opéra contemporain dont Marianne Suner a composé la partition, sur un livret d’Anne-Éléonore Bovon. Sous la direction artistique de Brigitte Cirla, qui signe la mise en scène, un orchestre de dix adolescents en formation au Conservatoire National de Région (Marseille) et une chorale de dix-sept enfants des quartiers nord, La Troupe Chantante, ont répété un an durant Les Planteurs de perles. Et se basant sur une pratique très théâtrale, Brigitte Cirla a aussi « dédoublé les voix solistes des trois personnages principaux », jouant ainsi sur une articulation chœur/soliste, groupe/individu. C’est une histoire de jalousie entre frères et sœurs, Hervé Bellamy de monstres et de fées qui peuplent les imaginaires des enfants, de rêves qui germent, ou pas, lorsqu’on les plante, d’adultes pas forcément rassurants… Les Planteurs de Perles du 5 au 7 juin Anthologie du Théâtre d’objet, de Christian Carrignon (Théâtre de cuisine), à partir de 10 ans. Une histoire, illustrée bien évidemment, de cette drôle de forme, ou l’objet n’est pas accessoire mais essentiel, personnage, double, porteur de décalage et de sens. Christian Carrignon, sous prétexte d’en Anthologie du théâtre d'objets Paolo Cafiero ses magiciens, réussissent une fois de plus le coup du grand envoûtement à la force du poignet, avec la gracieuse simplicité de ceux quisavent que la terreur se niche dans les plis du réel tout petit, si petit et dans les forêts en dentelle. Les enfants rient et frémissent de leur propre plaisir sans doute ; les adultes renvoyés au rouge secret de leur vie n’ignorent plus rien du prix à payer pour revêtir le chaperon qui donne le droit de devenir enfin la mère de sa mère désormais si vieille et si fatiguée, et de serrer dans ses bras celle qui la première a traversé la forêt... MARIE-JO DHÔ m Le Petit Chaperon Rouge de Joël Pommerat (éd Actes-Sud Papiers) a été donné au théâtre Massalia à la Friche de la Belle de Mai du 5 au 7 mai avec Ludovic Molière, Isabelle Rivoal et Muriel Martinelli faire l’histoire, invente l’idée d’un catalogue illimité, rend hommage à ses amis inventeur en reprenant leurs scènes, et raconte l’histoire de celui qui raconte cette anthologie… Anthologie du Théâtre d’objet Théâtre de Cuisine jusqu’au 23 mai Bafouilles, tu vois bien qu’on peut rien raconter : voir page 19 du 27 au 31 mai Théâtre Massalia, la Friche 04 95 04 95 70 www.lafriche.org/massalia À venir à la Friche La nuit, le 7 septembre, compagnie l’Entreprise. Une île a prouvé à chacun que la volonté d’inscrire le théâtre dans la durée, avec une série de représentations longue, pouvait fonctionner, et amener au théâtre un public inattendu, grâce au bouche à oreille. Pourvu que le spectacle soit assez bon, et que les bouches aient envie de se délier. Avec La nuit François Cervantes propose un spectacle unique écrit à partir de récits d’adolescents, qui lui ont raconté leurs rêves : une manière différente, grâce à cette représentation unique, de déplacer le champ habituel du théâtre. 04 95 04 95 04 www.lafriche.org



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