Zibeline n°70 janvier 2014
Zibeline n°70 janvier 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°70 de janvier 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 8,5 Mo

  • Dans ce numéro : 2013... l'heure des bilans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 T H É Â TR E J E U N E P U BL I C Le jeu de l’ombre et de la lumière La mise au point de la camera obscura (chambre noire) est attribuée à Alhazen, un physicien et opticien arabe du XI e siècle. Pendant les vacances de Noël, les enfants de 8 à 12 ans ont pu découvrir au MuCEM un procédé photographique qui s’en inspire : le sténopé. Bien loin des appareils numériques et leurs instantanés en rafale, ils se sont équipés de petites boîtes métalliques percées d’un trou et préalablement chargées de papier photosensible, avant d’aller chasser le sujet idéal dans les magnifiques extérieurs du Musée des Civilisations. Le sténopé est une méthode qui laisse le temps de la réflexion, demande une certaine préparation, s’appuie sur l’aléatoire : voilà de quoi initier les jeunes générations au plaisir de l’anticipation, et au moment magique du tirage en laboratoire, lorsqu’on voit lentement apparaître son image dans le bac du révélateur. Ces ateliers étaient proposés par l’association Un atelier de cinéma au quotidien (AT-CI-QO), et animés par Susana Monteiro Rodrigues. Si de prochaines interventions jeune public ne sont pas encore prévues sur le site du MuCEM, elle intervient dans d’autres structures de la région tout au long de l’année. On peut la contacter par mail (atelier@atciqo.org) ou sur le site du Pôle Cinéma Paca (www.pole-cinema-paca.org). G.C. L’atelier Lumières et jeux de sténopés a eu lieu du 26 au 30 décembre au MuCEM, Marseille Sténopé Elio Paris La thérapie par l’humour Elles sont deux femmes sur scène, lestées d’un ficus (pas de conférence digne de ce nom sans cet accessoire) et d’un sanglier en peluche (prénommé Sigmund Schlomo à l’instar du professeur Freud, en raison de leur intérêt commun pour les glands). Emma la clown est « Docteur en tout », Catherine Dolto « supposée sacheuse », et le moins que l’on puisse dire c’est que leur alchimie décoiffe ! Pour faire entrer en résonance la psychanalyse et l’art de trouver son clown à la façon de Jacques Lecoq, elles ne reculent devant rien. D’entrée de jeu, elles convoquent le funambule Philippe Petit, qui fit quatorze allers-retours sur son fil tendu entre les Twin Towers à New York parce que la police l’attendait des deux côtés. « Combien de clowns meurent au fond des gens le jour où ils abdiquent ? ». C’est que le clown et ses avatars défient les statistiques, « là où le monde veut nous conduire au renoncement à force d’arguments objectifs ». Joyeusement cruelles avec leur public, elles lui mettent sous le (faux) nez ces héros de l’existence qui ne se posent jamais en victimes, tellement désespérés et tellement pleins d’humour qu’ils n’ont pas d’autre choix que de devenir clowns. Car être clown, comme entreprendre une psychanalyse, « ce n’est pas un sport pour jeunes filles ! C’est tout refaire dans la maison mais rester dedans pendant les travaux. Ça secoue ! » GAËLLE CLOAREC e a 4 La Conférence a eu lieu le 20 décembre à La Criée, Marseille Des mathématiques à l’apéro Pattes de mouches griffonnées au tableau noir, poussière de craie, tignasses en bataille et blouses blanches... Pas d’erreur, c’est bien une escouade de mathématiciens qui a envahi le Théâtre Massalia pendant quelques jours, menée par le Groupe n+1. Avec, au programme, de la recherche fondamentale, du théâtre, et des mathématiques appliquées à la cuisine. Dans leur Labo Volant, on a enfin pu comprendre « comment ça marche dans la tête » quand on additionne des poires et des pommes, quand on est de mauvaise foi, ou quand on fait des associations d’idées. Dans le cadre de ce Campement mathématiques, on avait également le loisir d’étudier de près la vie Gaëlle Cloarec quotidienne des scientifiques : certains trouvent l’inspiration sous la douche ou dans le train, d’autres en partageant une bonne bouteille de vin avec un ami. A la question « les mathématiques, est ce qu’on les invente, ou on les découvre ? », on a pu constater qu’ils choisissent à l’unisson la deuxième option. Le public s’est également intéressé, sur les traces de la chercheuse Clémence Gandillot, au recensement « de toutes les choses du monde », en adoptant un () découpage chronologique biblique « pour des raisons pédagogiques ». Mettre en équations des questions existentielles, c’est bien, mais ça creuse. Heureusement, un apéro conséquent était prévu, concocté directement sous les yeux ébahis des plus jeunes, à grand renfort d’éprouvettes, émulsions millimétrées et circuit électronique culinaire. G.C. On pouvait intégrer le Labo volant du 10 au 14 déc ; Le Campement mathématiques s’est tenu les 14 et 15 décembre au Théâtre Massalia, Marseille
Ode aux souvenirs d’enfance La grenouille au fond du puits croit que le ciel est rond du Vélo Théâtre propose une véritable ode aux souvenirs d’enfance, mise en scène par Francesca Bettini et avec l’aide ingénieuse du « bricoluminologue » Flop Lefebvre. Tout commence avec l’histoire d’un vieux monsieur barbu, Monsieur Brin d’Avoine, qui possédait quatre cents maisons, toutes aussi différentes et extraordinaires les unes que les autres. Mais il n’en aimait qu’une seule. Un coup de tonnerre s’abat sur la salle, et c’est alors que le rideau s’ouvre sur une scène vide. Les trois employés de maison racontent l’histoire de leur maitre, à l’aide d’objets hétéroclites qui viennent, au fur et à mesure, remplir la pièce. Une projection, en noir et blanc, très keatonienne, vient clore le spectacle. Mais qu’en est-il de notre visite ? Enfin, les employés nous laissent entrer et nous font visiter ce cabinet de curiosités. Nous quittons nos sièges, avec hâte. Ici et là, entre toutes les pièces, se côtoient images répondant à la lumière, ou projetées sur le mur, et même sur nos mains, mais aussi une armoire remplie de souvenirs et de bibelots. Cette expérience sensorielle nous fait rentrer dans l’intimité d’une personne amoureuse de sa toute première maison, et nous en sommes les témoins. Tout le long, que ce soit lors du spectacle ou lors de notre visite sur scène, les employés font corps avec les objets. La mise en scène propose une symbiose entre l’image et le verbe. Un véritable plaisir auditif et visuel. CLÉMENCE USSEGLIO-VIRETTA La grenouille au fond du puits croit que le ciel est rond s’est joué au Théâtre Massalia du 7 au 11 janvier À venir les 21, 22 et 25 janv Vélo Théâtre, Apt 04 90 04 85 25 www.velotheatre.com le 16 avril Palais des Congrès, Digne-les-Bains 04 92 30 87 10 www.dignelesbains.fr Vélo Théâtre « Amour amour » « Il était une fois… » La salle de l’espace NoVa de Velaux, comble, est en haleine. En ouverture, des mots d’enfant, par des voix off… sourires, « est-ce que les rêves sortent des oreillers ? » Le jeune public se laisse emporter par le rythme des vers de Perrault, ce n’est pas une approche facile diriez-vous, et pourtant la magie opère d’emblée. La Cie des Trois Hangars fait mine d’être fidèle au texte, jusqu’à l’impertinence, puis « traduit » une prose qui se fait obscure -les siècles gardent les histoires, mais les manières de dire changent-, X-D.R',roe remodèle le discours, introduit des variantes : la basse-cour où la princesse est à l’état de souillon devient un cirque minable, où l’on applaudit un tour de prestidigitation, fort réussi ma foi ! Pas d’essayage de la bague non plus par toutes les jeunes filles du royaume, les acteurs sont quatre… mais un détour par l’univers de Jacques Demy et les chansons de Michel Legrand, c’est délicieux et iconoclaste aussi : quand la troupe s’attaque à la confection du gâteau d’amour, la farine vole, les œufs explosent, les premiers rangs se voient arrosés (d’eau)… jubilation garantie ! Les robes, démesurées, couleur du temps, de la lune, du soleil, doivent leur poésie aux effets vidéo. La mise en scène, originale, inventive, est servie par le talent comique des acteurs, qui avec une verve inépuisable jouent sur les décalages, établissent une complicité joyeuse avec le public. Les bonheurs de Noël continuent ! Peau d’âne a été donné le 10 janvier à l’Espace NoVa, Velaux La terre, demain Ils sont assis en rond comme autour d’un feu de camp. Les enfants viennent voir un spectacle d’anticipation, mais peu à peu, sans didactisme, une fable écologique sérieuse prend forme, juste là cependant, à leur portée. Les deux comédiens, Flore Grimaud et Carlos Martins, tournent autour d’eux, campant sans niaiserie deux enfants avides de vie et de plats de viande, dans un monde futur déserté par les animaux… La musique diffusée en direct par Olivier Thomas se fait présente, accompagne leur désir d’ailleurs, jusqu’à ce que les deux personnages se projettent au centre du cercle, sur une terre morte, emplie d’animaux empaillés sous globes, et de la voix de Pierre Rabhi décrivant le désastre. Alors les enfants deviennent acteurs. Comment faire pour que la terre tourne rond à nouveau, pour que la vie revienne ? Comment, aujourd’hui, trouver les gestes qui sauvent se battre contre un monde insensé qui s’autodétruit ? Le public enfantin, visiblement concerné par ces questions, trouve des réponses. Vaines à l’échelle planétaire, mais cette Part du colibri qu’ils veulent assumer, ces quelques gouttes d’eau transportées dans de petits becs pour éteindre un vaste incendie, sont autant de signes qu’une prise de conscience est là. La scénographie, la musique, la mise en œuvre, le talent frais des comédiens, le propos, tout fonctionne, et Alexandra Tobelaim réussit à imposer son univers de metteur en scène dans son premier spectacle jeune public. Même si l’on peut regretter que la conscience écologique passe une fois de plus par une éducation des comportements individuels, et non par une dénonciation des États et des industries… AGNÈS FRESCHEL La Part du Colibri a été créé au 3Bisf, Aix, les 17 et 18 décembre À venir du 14 au 18 janv Théâtre Joliette-Minoterie, Marseille 04 91 90 07 94 www.theatrejoliette.fr le 5 mars Le Sémaphore, Port-de-Bouc 04 42 06 39 09 www.theatre-semaphore-portdebouc.com du 13 au 16 avril Théâtre en Dracénie, Draguignan 04 94 50 59 59 www.theatresendracenie.com les 17 et 18 avril Cannes 04 97 06 44 90 www.madeincannes.com 25 P J OE UL NI ET I Q P U B E L I U C L T U R E L L E



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