Zibeline n°70 janvier 2014
Zibeline n°70 janvier 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°70 de janvier 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 8,5 Mo

  • Dans ce numéro : 2013... l'heure des bilans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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20 D A N S E Renaissance Le solo présenté par Christian Rizzo à la Villa Méditerranée s’inscrit dans un cycle consacré à l’exil et aux migrants qui sera développé en 2014. Le danseur, Kerem Gelebek, occupe le plateau, juché avec son gros sac à dos sur un grand coffre en bois. Plongé dans ses pensées il mettra longtemps à bouger, avec une infinie lenteur, pour finir par quitter son perchoir. Dans le silence ou avec une bande-son très présente, Kerem va peu à peu prendre possession de son nouvel espace comme s’il acceptait de renaître au monde. Et plus que de l’exil, revendiqué comme le thème de cette pièce, c’est l’histoire d’une appropriation qui semble se jouer devant nous. Le personnage prend de plus en plus confiance en lui, se dépouille de ses vêtements de voyage, installe son nouveau décor de vie avec ce qu’il a sous la main, son bonnet, ses chaussettes, une plante verte. Démontant les panneaux du coffre pour qu’ils captent la lumière, il en fait une table pour poser ses livres. De même qu’il installera sur des cailloux tirés de son sac les mots « here » et « there », ici et là-bas. Et n’est-ce pas le parcours même de Kerem, parti de Turquie pour danser en France et en Allemagne ? Gestes lents et amples, ou plus resserrés, les mains derrière le dos, la danse est minimaliste. Cette pièce de 2012 se présente comme une amorce de celle que Rizzo a présentée au Festival d’Avignon cet été, D’après une histoire vraie, où il magnifie la gestuelle orientale avec huit danseurs qui évoluent sur les Marc Domage rythmes de deux batteurs fous. La rencontre avec l’équipe a permis à une spectatrice tunisienne de souligner le fait qu’il n’y a pas de femmes dans ces spectacles. Il est vrai qu’on le regrette ! CHRIS BOURGUE Sakinan göze çöp batar (C’est l’oeil que tu protèges qui sera perforé) s’est donné les 12 et 13 décembre dans le cadre de Marseille Objectif Danse à la Villa Méditerranée, Marseille, et au Théâtre d’Arles le 6 décembre Langages du corps Ce que performer veut dire : une double soirée pour approcher un infinitif qui ne tient guère en place et qui pour le coup se conjugue en rapport voix/vitesse. D’abord en portugais tout vifs, Sofia Dias et Vitor Roriz offrent généreusement un dépaysement total « out of any présent » du regard et de l’oreille en un travail rigoureux qui laisse le spectateur pantois ; deux corps tremblent, dodelinent de la tête, des bras, des mains, parkinson galopant sur une bande son d’influx nerveux ; un tableau devient rouleau, actionné par un discret troisième, et les signes bizarres se succèdent (fragments d’ADN, cordon ombilical sectionné ?) avant que les mots ne s’imposent sur le même mode du haché et du coupé menu « ready to go ready to fade » ; l’un commence où l’autre finit sans la moindre faille dans l’ajustement ; exercices de fakirs ascétiques ? transe froide et herméneutique ? C’est mystérieux, envoûtant, ça ne ressemble à rien, sinon à un écho lointain de la quête d’une Laurie Anderson jeune. Et puis Carmen, alliée à Shakespeare via Olga Mesa et Francisco Ruiz de Infante, occupe le grand plateau de la Cartonnerie transformé en un vaste chantier sous-titré acte 1 : celui du brouillard ; oui, brouillon, embrouillé et néanmoins jubilatoire. Elle est rousse, bien dans sa chair et se débat avec Bizet ou du moins avec les pièces démontées de son opéra ; elle construit « play ! » et détruit « stop ! » ; s’embarrasse, se harasse à cor(p)s et à cris dans l’énergie de sa robe rouge tandis qu’il tend et détend le piège techno derrière sa console : déroutant, percutant ; il y est question d’intensité, de variations et peut-être d’alternance des pouvoirs… Oui décidément la performance est bien un accélérateur de particules ! MARIE JO DHO Hors de tout présent et Carmen/Shakespeare ont été présentés par Marseille Objectif DansE les 18 et 19 décembre à la Friche, Marseille Mesa et Infante Désarmante simplicité This is not a love story Stefan Bohlin Que peuvent faire un homme et une femme sur scène, sinon vivre une histoire d’amour ? Et bien non. Gunilla Heilborn n’a pas écrit une danse de couple, mais une sorte de road movie pour deux corps, dissemblables parce que l’une chantonne, que l’autre parle, mais partageant le même étonnement devant l’espace qui s’ouvre, les phrases échangées, les poids des corps, le mouvement, la présence de l’autre, la route qu’on ne peut parcourir en arrière. Car il est question de cela, de l’étonnement de vivre et de laisser derrière soi des choses ineffaçables mais qu’on ne peut cependant revivre. De ce moment où l’on se rencontre, où l’on chemine ensemble découvrant l’étonnement d’être au monde. C’est simple, philosophique, poétique, drôle par endroits, fait de sentences jamais lourdes, de verbe jamais pesant, et de silences jamais vides. This is not a love story, et l’on ne sait pas trop ce que c’est, sauf un moment commun. AGNÈS FRESCHEL This is not a love story a été proposé le 11 décembre aux Bernardines, Marseille, dans le cadre de Dansem
l es festival de danse 36E édition es hiverna THEATRE DU GYMNASE MARSEILLE In. T17 ot1 vatïo www.hivarnal. = iRgnorr.co 40 € LES 1:1E1.1X * SPECTACLES BALLET NATIONAL OE MARSEILLE 1ER FÉVRIER2014 Musique du monde EMIgRANT LES CHANTS DU FRrUL CHANSONS GIORGIO FERIGO V1 U SIQU E P6VOLAR ENSfl.1 BLE CONCEPTION Er TEXT E5 NADIA FAE1R1IIQ ÉLÉGIE OLIVIER DUBOIS 13 i 15 FÉVRIER 2O ! 1 GRANO ST1111D UU BNM 17HH30 Clrr cd5pu-vre, dJrvicv dubQis s aJYrms cumJttL orJ chor4firaph2 Pxtep[runrpel-" Agr1ès Fres[hel U14 3M27 12 C-86 C u SRLLET-DE-A1bREEI LLE.00M â OFFNEVALAEILE JLSSO1Pa(J 30 JANVIER 20Ia DAMS LA LIMITE DES PLACES Dl.POHSWLE S, 08n15 2015 Vf1N1+1-L@SÎFiElklRE5. THEATREau M JEU4EPMN.E TE GŸAAE l45É CIi AUX GUICHEFS DES THEATRES Mn.w wfi,



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