Zibeline n°7 mai 2008
Zibeline n°7 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de mai 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 10,3 Mo

  • Dans ce numéro : Aix, Miramas... les nouveaux élus parlent culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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48 CINÉMA REFLETS LADY JANE Reflets et projections Reflets, association qui regroupe lesbiennes, gays, bi et trans, programme un festival ouvert à tous, qui a pour objectif de susciter une réflexion sur toutes les questions d’identité générique à travers diverses formes d’expression, dont le cinéma Echo Park X-D.R Du 23 au 27 avril a lieu la septième édition du festival Reflets autour de la thématique Genres et identités ; des films d’aujourd’hui pour « évoquer les différences, les normes, la laïcité, le pouvoir et la démocratie, l’immigration, le sida, les identités et les genres, mais aussi les premiers amours, les désirs, la tendresse… » nous précise Michèle Philibert qui a créé cette manifestation en 2002 et se bat aujourd’hui pour la développer malgré la suppression brutale de certaines subventions. Ceci est d’autant plus regrettable que, d’une part les associations qui proposent des festivals de cinéma indépendant ont besoin d’être soutenues, et que, d’autre part, l’homophobie existe encore, et les oeuvres qui abordent ces thèmes directement, avec pertinence et sans complaisance ont besoin d’avoir un espace de diffusion, pour l’instant largement trop confidentiel. En plus de la programmation, au cinéma Variétés (18 séances), de films venus d’Italie (le beau film Riparo de Marco Simon Puccioni, grand prix du Jury à Annecy, voir Zibeline 3), d’Espagne (El Calentito de Chus Guttierez qui nous plonge dans le Madrid des années 80 et de la Movida), d’Inde, des USA, deux cartes blanches sont offertes. L’une à Vidéochroniques qui propose des vidéos performances de Steven Cohen ; l’autre à Frédéric Flamand et au Ballet National de Marseille qui La tragédie dans la rue présente Cremaster 5 de Matthew Barney. « Nous avons aussi la volonté de soutenir le cinéma des jeunes créateurs et la soirée de clôture, dimanche 27, est consacrée aux courts-métrages avec, entre autres, Entracte de YannGonzalez, en sa présence. » ajoute Michèle Philibert Elles écrivent et elles tournent : Sylvie Ballyot et Laurence Rebouillon présenteront leurs films dont Tel père telle fille sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs et West Point, tous deux soutenus par la Région. Et le documentaire n’est pas oublié ! Les règles du Vatican d’AlessandroAvellis montre la collusion entre le monde politique et le Vatican. L’ordre des mots de Cynthia et Melissa Arra dresse un état des lieux de la question « trans’et inter sexe » en France, en écho avec l’exposition du photographe Naïel. Car Reflets ce sont aussi des expositions, de la musique, des soirées festives et même un « Brunch et bavardage » … A.G. Les Variétés 04 91 53 27 82 www.festival-reflets.org « Pour faire un film, il vous faut obligatoirement une fille et un pistolet » J.L. Godard, Histoires du Cinéma Dans le dernier film de Robert Guédigian, Lady Jane, il y a bien un pistolet et une femme, Muriel (Ariane Ascaride), une femme fatale, Électre animée par le désir de vengeance, qui mène la danse (macabre !). Le cinéaste, voulant faire un film de genre, à Marseille, avec sa tribu, y a mis tous les ingrédients du film noir à la manière de Nicholas Ray. Il y a donc les anciens amants-amis de Muriel, François, peut-être encore amoureux, (J.P. Darroussin) et René, le plus lucide, (Gérard Meylan) qu’elle appelle à l’aide en apprenant que son fils a été enlevé. Il y a des filatures, une course-poursuite en voiture, une scène de suspense dans la gare TGV d’Aix, montée magistralement, des filles nues qui dansent dans un cabaret, une boutique de luxe à Aix, des bars louches à Marseille, des coups de feu, du sang. Il y a aussi des Robins des bois qui distribuent des fourrures aux ouvrières de l’Estaque qui l’ont oublié, une mini Austin rouge (pour filles !), une reproduction des Chrysanthèmes de Monet, choisi à dessein, un vieil ami, Henri, (Jacques Boudet) qui regarde à la télé des images de la tragédie palestinienne et qui parle du passé. Il y a Marseille, son tramway, la rue de la République, un faux proverbe arménien du XI e siècle : « Celui qui cherche à se venger est comme la mouche qui se cogne contre la vitre sans voir que la porte est grand ouverte ». Et il y a aussi le Temps, le temps qui passe, nous obligeant à nous demander si tout a un sens, si tout n’est pas qu’illusion. Robert Guédigian dit avoir fait ce film pour savoir ce qu’il pensait au moment où il le faisait : un regard sans complaisance et plutôt désespéré. Un film dans la veine de La Ville est tranquille, en plus sombre encore : un film réussi. ANNIE GAVA Diaphana Films Riparo X-D.R Lady Jane Robert Guédiguian Riparo X-D.R
UN ROMAN POLICIER AFLAM CINÉMA 49 Désirs de Policiers Vendredi 11 avril, aux Variétés en avant-première, a été présenté Un roman policier de Stéphanie Duvivier. Une manière de boucler la boucle pour cette jeune réalisatrice qui a tourné son premier long métrage à Marseille parce que cette ville lui plaît et que la Région l’a soutenue Une équipe Une grande partie de l’équipe était présente ; les deux acteurs principaux, Marie-Laure Descoureaux, parfaite dans le rôle peu facile d’un lieutenant de police, et Abdelhafid Metalsi, qui lui fait tourner la tête ; et de nombreux comédiens et techniciens, dont la grand- mère arabe : 70% des participants sont de Marseille. Tous étaient là, solidaires et enthousiastes, autour de Stéphanie Duvivier dont l’énergie et la volonté semblent communicatives. Et de la persévérance, il en a fallu beaucoup pour mener à terme ce film à l’économie fragile dont la plupart des scènes ont été tournées de nuit, dans des conditions souvent très difficiles. « La nuit exacerbe les choses ; la solitude et les envies sont plus fortes. Il y a de l’espace pour laisser parler ses instincts. » Une histoire de désir L’histoire d’Un roman policier n’est pas très originale : une enquête sur une affaire de drogue dans une banlieue… Peu importe ! Car le sujet du film est autre : c’est le désir, thème que la réalisatrice avait déjà abordé dans le superbe Hymne à la gazelle, César du meilleur court métrage en 2005. C’est d’ailleurs l’envie de retravailler ce sujet en « plongeant ses deux acteurs dans le milieu de la police et en les confrontant à la mort » qui est à l’origine du film. Et filmer le désir, Stéphanie Duvivier sait le faire : des regards, un gros plan sur la boucle d’une ceinture de pantalon, une douche chaude après un bain forcé dans une piscine, une fête improvisée dans un bar de quartier… Des personnages écorchés, filmés avec beaucoup d’humanité et de tendresse, des policiers (pas des flics !) avec leurs failles, leurs faiblesses, leurs peurs, leurs conditions de travail rudes. Pour l’écriture du scénario la réalisatrice a enquêté, avec difficulté souvent, dans des commissariats, et Stéphanie Duvivier A. Gava aux moments de doute a eu le soutien d’Olivier Marchal qui lui a présenté son chef opérateur, Denis Rouden, et « proposé ses services » pour le rôle de Viard : un « flic des stups » qui passe son temps à surveiller Fati, interprétée par la magnifique Hiam Abbass qui avait déjà tourné dans le premier courtmétrage, Le mariage en papier. C’est pourquoi après Un Roman policier on ne regarde plus les « flics » exactement de la même façon ! ANNIE GAVA Prélude à Palestine Quelques projections et rencontres sont proposées par AFLAM (voir Zibeline n°3) avant la programmation aux Variétés en mai L’association, qui promeut les cinémas en langue arabe, s’attache durant les derniers jours du mois de mai au cinéma palestinien, en proposant un quarantaine de films aux Variétés et dans plusieurs lieux marseillais, mais aussi à Digne, Port-de-Bouc, Manosque, Gardanne, Aix… Mais avant cela la Palestine, celle de l’extérieur et celle des territoires occupés, sera évoquée par une confrontation entre les arts. Cinéma et littérature d’abord, à l’Alcazar, avec le 22 avril : la projection d’En quête de Palestine d’Edward Saïd sera suivie d’un débat et, le 20 mai, Mahmoud Darwich et la terre comme la langue de Simone Bitton et Elias Sambar qui sera présent. Ces rencontres sont organisées en partenariat avec Les Libraires du Sud. Cinéma et musique ensuite, avec deux films d’Elia Suleiman, Cyber Palestine, le 15 mai à la Cité de la Musique et Intervention Divine, le 18 au Toursky, projections suivies de concerts proposés par Le Mur du Son. A.G. Cinémas de Palestine du 22 avril au 3 juin www.aflam.fr Un roman policier Stéphanie Duvivier Sortie le 16 avril Stéphanie Duvivier et Kheira A. Gava La Ruche. enbedes.wrvNksnd.aqu.vadnorn el nAomsmnoNres Herniations/RÉseryetJa : Le Mur du San Spectacle'14 91 05 94 28/wwwlemurduson org



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