Zibeline n°7 mai 2008
Zibeline n°7 mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de mai 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 10,3 Mo

  • Dans ce numéro : Aix, Miramas... les nouveaux élus parlent culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
40 ARTS VISUELS SAINT-RÉMY ESPACE VAN GOGH Ni bourgeois, ni artisan La donation faite par l’artiste au musée Estrine est l’occasion de revoir ou découvrir un bel ensemble de l’œuvre de Joseph Alessandri, des années soixante-dix à aujourd’hui. Rencontre avec un personnage discret mais (presque) sûr de son travail À l’instar de Picasso -pour qui il nourrit une grande estime, comme pour Paul Klee-, Joseph Alessandri ne cherche pas. Il explore. Ses tableaux reliefs s’inscrivent dans des domaines en limite. Il s’agit de peinture, mais sans les moyens orthodoxes, et avec des matières en plus. La surface se gonfle de volume, se structure géométriquement pour tendre vers l’architecture, s’acoquine avec d’autres objets pour installer du sculptural. Ses œuvres parlent lorsque la figure est en retrait, les espaces développés par la couleur retenue (camaïeux de gris ou d’ocres, noirs variables, tons rabattus et sombres, mats) aspirant à l’abstraction. Comme il en va de quelques dernières pièces, notamment les Totems ou Hommage à Giorgio Morandi, qui gagneraient à perdre encore de leurs références. Zibeline : Quelle que soit leur mise en forme, les matières jouent un grand rôle dans votre travail. Comment cela vient-il ? Joseph Alessandri : Chaque fois c’est une rencontre avec une matière qui donne le déclic. C’est en travaillant que je découvre ce qui fonctionne jusqu’à ce que ça apparaisse. Vos tableaux ne sont donc pas que de la peinture ? J’essaie d’inventer une matière par rapport à la surface selon la vision que j’ai de chaque tableau. Je n’utilise pas les techniques habituelles, l’huile ou l’acrylique. Je travaille à plat et je procède par couches en déposant les pigments mélangés à des liants comme de la colle, avec du ciment, du sable, jusqu’à l’effet voulu. Mais vous incorporez aussi des objets récupérés. Je n’ai rien à voir avec les gens de l’art brut. Je prends des choses et je fabrique des objets, les volumes. Il y a le collage et le bricolage comme disait Paul Klee. Ce que j’utilise, en soi c’est déjà beau. Il faut trouver ce qui fonctionne avec. Il faut respecter la chose ramassée. Joseph Alessandri Danielle Lorin 27, Relief, 2007, Technique mixte, 80 x 60 cm, Collection particulière Votre démarche relève de l’exploratoire. Ainsi, dans presque tous vos travaux, le format n’est pas prédéterminé comme avec un châssis tendu de toile. J’ai au départ quelque chose. Je ne sais pas ce que ça va devenir. Il ne faut pas que l’image existe avant sinon c’est foutu. Quand estimez-vous une pièce finie ? C’est fini en comparaison avec les autres tableaux finis (il montre les œuvres accrochées à la ronde). On découvre dans cette exposition en forme de rétrospective une grande cohérence et en même temps différents genres de travaux… Comme on le disait en bas (l’exposition commence avec une pièce de 1972, Le Dieu de l’Ombre, qui a rencontré un franc succès en son temps) j’avais trouvé quelque chose qui intéressait beaucoup de monde. Mais je ne suis pas un artisan qui se répète, sinon je m’ennuie. Je n’ai pas envie de m’embourgeoiser. Et ça me coûte cher de tout recommencer ! PROPOS RECUEILLIS PAR CLAUDE LORIN Paysages Informels Joseph Alessandri jusqu’au 8 juin Musée Estrine, Saint-Rémy-de-Provence 04 90 92 34 72 www.ateliermuseal.net Humer et garder Alors que le musée Réattu se prépare pour le projet in situ de Christian Lacroix, il présente à l’Espace Van Gogh deux expositions Alechinsky Le musée Réattu possède une des plus importantes collections des musées de province. Reconnu à travers la photographie principalement, on sait moins les relations privilégiées qu’il entretient avec ses artistes comme Pierre Alechinsky. Cette double exposition, présentée pour des raisons techniques à l’Espace Van Gogh, donne à voir et confronter deux séries exceptionnelles de l’œuvre graphique de cet artiste désormais historique. D’une part, il s’agit de l’ensemble des affiches conçues en de multiples occasions par Alechinsky depuis 1949 -soit 164 planches originales-, d’autre part la quasi-totalité des pièces constituant la suite Al Alimon, appartenant au musée Réattu, réalisée à quatre mains avec l’artiste mexicain Alberto Gironella en 1980 sur le thème de la corrida. Alechinsky sur papier, 1973, gravure sur bois catalogue Joseph Alessandri, Paysages informels, 1972-2007 contributions de P.Latourelle,C. Darras, S. Caron, G. Drouillet, E. Farran, Ill. coul. Nb. 48p. Musée Estrine, 2008
ABD PRIX MOURLOT ARTS VISUELS 41 l’encre la main On pourra préférer dans ce cas le travail libéré des contraintes de l’affiche, s’enrichissant de la signature graphique de son comparse intervenant au centre de chaque pièce alors que le maître installe ses formes dans les marges encadrées. Dans certaines pièces, même plusieurs années après leur exécution, on éprouve par empathie le mouvement de la main, on hume encore l’encre qui nourrit le papier. Le film éponyme de Coline Beuvelet (éditions Les Films du Poulpe,2006), projeté pendant la durée de l’exposition, contribue à faire entrer le visiteur dans cette expérience collaborative et intime du geste instaurateur de formes. Celui-là même que les jeunes visiteurs ont expérimenté dans l’atelier conduit par la plasticienne Anastassia Tetrel selon des techniques d’impression empruntées au credo alechinskien du « minimum de moyens pour un maximum d’effets. Le critère : deux couleurs, soit deux passages en machine. » Avec des résultats… impressionnants ! C.L. Pierre Alechinsky, les affiches et suite Al Alimon jusqu’au 1er juin Espace Van Gogh 04 90 49 35 23 édition estampe originale, 125 exemplaires numérotés et signés catalogue Alechinsky, les Affiches éd Ides et Calendes, 2007 Alechinsky dans le labyrinthe Conférence par Daniel Abadie le 24 avril, 18h, Espace Van Gogh Urbains et humains Les lieux d’exposition se multiplient à Marseille. Privés, associatifs ou institutionnels comme le nouvel espace aux ABD Gaston Defferre, principalement dédié à la photographie. Ce sont donc les clichés de Franck Pourcel qui en inaugurent les cimaises. Déjà présentée sous d’autres formats en centre ville, De gré ou de Force, témoigne d’un travail réalisé avec l’ethnologue Marie Sengel sur les réalités et les transformations du quartier Noailles à Marseille. Un livre éponyme édité chez P’tits Papiers, retrace cette approche empathique de la scientifique et de l’artiste envers une population et ses espaces de vie. Dans le quartier d’Arenc, lui aussi en pleine requalification urbaine, cette manifestation trouve tout naturellement et nécessairement sa place.C.L. Photo de Franck Pourcel De gré ou de force, Noailles à l’heure de la réhabilitation jusqu’au 17 mai ABD Gaston Defferre 04 91 08 61 00 www.biblio13.fr De la distinction Lorsque disparaît Jean-Michel Mourlot en 1995, médecin radiologue puis peintre par vocation, son testament permet de poursuivre son œuvre en faveur de la création artistique à travers une fondation et l’Association pour le prix de peinture Jean-Michel Mourlot. Celle-ci a notamment pour but de promouvoir et aider la peinture régionale de qualité en de Frédéric Valabrègue et Jean-Louis Marcos, critiques d’art, Jean-Pierre Alis pour la galerie Athanor, Huguette Mille et Olivier Billard représentant les association et galerie Mourlot. Le lauréat et récipiendaire de la dotation de trois mille euros est Christophe Boursault. Sitôt l’exposition collective avec les autres sélectionnés -Caroline Challan Belval, attribuant périodiquement un prix à un artiste dont le Julie Dawid, Elizabeth Fleury, Nicolas Pilarddécrochée à la galerie de l’ESBAM de la rue travail aura été distingué par un jury de personnalités compétentes. Le jury 2008 était composé des peintres Gérard Traquandi, Jean-Jacques Ceccarelli, Montgrand, Christophe Boursault se voit offrir une exposition personnelle à la galerie Porte-Avion jusque fin mai. Vous reprendrez bien un peu de Boursault ? Christian Boursault X-D.RC.L. Galerie Mourlot-Jeu de Paume 04 91 90 68 90 http://galeriemourlot.free.fr 20 years later-part 2 Christophe Boursault jusqu’au 17 mai Galerie Porte-Avion 04 91 33 52 00 www.galerieporteavion.org



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :