Zibeline n°69 décembre 2013
Zibeline n°69 décembre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de décembre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Méditerranée, mer de notre avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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64 A U PRO G R A M M E A RT S V IS U EL S Le musée rêvé des artistes 14-13 a Installation de Jean-Luc Parant, Villa Tamaris 2013 M.G.G-Zibeline Moins spectaculaire que sa forme originelle au Château de La Roche-Guyon, l’exposition Le Musée Éphémère à la Villa Tamaris est intéressante parce qu’elle met en perspective les œuvres d’artistes des années 70. Une proposition modeste donc, qui se confronte rarement avec les espaces -l’absence de scénographie est parfois rude- contrairement à l’emménagement in situ des artistes au château ! Car, à l’invitation de Jean Le Gac, toute une génération a investi ses moindres recoins entre avril 2010 et octobre 2012 : mobilier, cheminées, murs, escalier monumental, fauteuils brodés, boiseries murales, vitraux, chapelle, extérieurs… 25 invités qui se sont transformés en hôtes insolites, inventant ainsi une exposition collective hors normes dont la Villa Tamaris se fait aujourd’hui l’écho. À sa manière, avec parcimonie, mais fidèle à sa « relecture des lignes de force artistique de la deuxième moitié du XX e siècle à nos jours ». C’est le cas dans le face-à-face entre la peinture « ornementale » de Louis Cane et la géométrie abstraite des encres sur altuglas de François Bouillon, l’installation de Jean-Luc Parant qui court sur deux étages de l’escalier, l’espace consacré à la Bibliothèque fantôme de Christian Jaccard, composée de 729 outils classés par groupes et présentée ici au sol, l’œuvre in situ de Claude Rutault offerte comme une expérimentation du tableau dans le tableau à travers la relecture du paysage abstrait. Ou encore l’installation De passage au Moulin Quatorze artistes et designers ont investi Le Moulin 1 depuis 2007, transformant ses espaces en « territoire d’expérimentation, de partages, de découvertes ». L’heure est au rassemblement avec deux temps forts -L’Esprit du lieu [1] et [2]- conçus comme « un état des lieux sur leurs processus de travail, leurs recherches ». Dans cette première salve, certains artistes clignent des yeux sur le passé en puisant dans leurs expositions précédentes, d’autres pimentent leur présence d’inédits ou de travaux récents. Dans tous les cas, la circulation ouvre de belles perspectives. Entre les œuvres d’Éric Bourret (Murs de jardin fruit d’une commande publique de la ville en 2001, Excuse me, While I kiss the Sky qui avait donné son nom à son exhibition et Timescape, Zanskar, Inde 2010 comme une échappée supplémentaire) et de Michèle Sylvander qui marquèrent son exposition monographique à la galerieofmarseille (diptyque vidéo Only you 2012 et triptyque photographique Autoportraits 1.2.3.). Face à leur monumentalité, les discrètes photos de Bernard Plossu requièrent un œil attentif : trois images de Berlin se juxtaposent à trois prises de vue de La Valette, quand Le Moulin n’était encore qu’un garage occupé par une antique 4CV… Elle crée également des passerelles significatives entre trois photographies d’Olivier Rebufa extraites de Kawat-Kamulet la série de collages Anthropocentriques de Marc Turlan où figurent quelques visages masqués. Marc Turlan dont on entend la voix dans la vidéo Dès lors, tout reste à faire, accompagnée d’un texte en libre service : la pioche étant aléatoire, on tombe nez-à-nez avec une phrase prémonitoire « Il y a longtemps Exposition L’esprit du lieu, Le Moulin, 2013. Au premier plan, Terra Incognita de Ludivine Caillard, au second plan Autoportraits 1.2.3 de Michèle Sylvander MGG-Zibeline Strip Rake de Gina Pane qui nous rappelle son passé d’activiste de la scène italienne quand elle mettait en jeu son propre corps. Si certaines œuvres parlent d’elles-mêmes, en résonance les unes les autres et avec les salles, d’autres souffrent d’être hors contexte du défi du Musée Éphémère, comme celles de Bernard Pagès qui s’épanouissent à l’aire libre… De cette aventure singulière demeure le lieu (le Château de La Roche-Guyon est redevenu château) et un catalogue dont chaque chapitre a été écrit par les artistes, abondamment illustré (dont les work in progress) et annexé (bios, notes, approches photographiques, entretiens). Un ouvrage indispensable pour partager cette expérience, analyser la geste artistique et comprendre comment une poignée de jeunes artistes est devenue le ciment de l’art actuel. MARIE GODFRIN.-GUIDICELLI À voir Le Musée Éphémère jusqu’au 23 mars Villa Tamaris centre d’art, La Seyne-sur-Mer 04 94 06 84 15 www.villatamaris.fr À lire Le musée éphémère Nova éditions, 50 euros déjà/Already a long time ago ». C’est vrai, il y a deux ans déjà, Karim Ghelloussi traçait au Moulin les contours d’un prolifique décor hybride qui trouve son prolongement dans deux pièces inédites : Sans titre (Au désert j’ai dû me rendre), 2012-2013 et Sans titre (Études et chutes), 2013 plus inventives et poétiques que jamais ! L’esprit du lieu, c’est aussi l’empreinte de Ludivine Caillard dont l’installation Terra incognita offre un point de vue irréel sur le cul d’une terre bicéphale, noire et blanche, aperçu au travers d’une mer de bateaux de papier. Introduction saisissante à un second temps fort que l’on souhaite aussi réjouissant. M.G.-G. L’esprit du lieu [1] jusqu’au 25 janvier Espace d’art Le Moulin, La Valette-du-Var 04 94 23 36 49 www.lavalette83.fr 1 Olivier Rebufa, Kawat-Kamul, 2007-2008/Marc Turlan, Dès lors, tout reste à faire, 2008/Michèle Sylvander, Promenade en Céphalée, 2008-2009/Ludivine Caillard, Distorsion Park, 2009/Bernard Plossu, Berlin, 2010-2011/Karim Ghelloussi, O jardim botânico tropical, 2011/Éric Bourret, Excuse me, while I kiss the Sky, 2011-2012
En mer Après La petite mer des oubliés, Constellations constitue un des plus importants projets de Franck Pourcel, conçu dans le cadre de Marseille-Provence 2013, dernière étape du projet Ulysse proposé par le FRAC PACA, les Ateliers Euroméditerranée et une résidence à la Société nautique de Marseille. Deux expositions et un livre (lire page 68) en rendent compte.. Zibeline : Constellations vous a pris trois ans. C’est votre premier travail de cette importance ? Franck Pourcel : Oui en effet même si celui sur l’étang de Berre (La petite mer des oubliés, éditions Le bec en l’air, 2006) a été en terme d’investissement sur le terrain et de restitution beaucoup plus grand. L’importance ici vient essentiellement des enjeux, capitale européenne, FRAC et surtout d’avoir conçu le projet de A à Z, les déplacements à l’étranger (quinze pays dont certains instables...) contrairement à l’étang de Berre qui s’est construit à partir de diverses institutions. Quelle place a pris ce projet de longue haleine dans l’ensemble de votre travail ? Ces trois dernières années, ça a pris toute la place car je n’avais pas d’autres choix et je souhaitais rester concentré là-dessus pour garder une unité. J’ai tout de même fait un autre travail sur les aveugles et le foot aux Archives départementales en mai 2013 (Voï, les joueurs de foot,ndlr). Des différences, des similitudes entre ces démarches ? Ça été la construction d’une nouvelle expérience, aussi bien par l’acceptation face aux institutions, que l’expérience sur les différents terrains sur lesquels j’ai réalisé mes prises de vue, en continuant à respecter mes choix photographiques et déontologiques : être proche des gens tout en gardant la distance nécessaire et ne jamais Franck Pourcel, Constellations, Arles, 2013C. Lorin/Zibeline donner d’argent pour obtenir une photographie. C’est une grande boucle que je referme comme si les autres travaux m’avaient servi d’expérience pour mener à bien celle-ci. Des changements de pratique photo, de regard ? J’ai davantage intégré la couleur, douce, complémentaire de ce que je fais en noir et blanc sur l’humain (gestuelle, corporelle). Ce double langage, qui me plaît beaucoup, a été très compliqué à gérer. Croisement dans la forme et croisement dans les récits. Je me suis donné des libertés « maîtrisées », « calculées ». Jouer des pleins et des vides… Mais aussi aller à l’essentiel car peu de temps, ce qui signifie un gros travail en amont (pour chaque pays, études des géo-socio-politiques, littéraires, cinématographiques…) que je dois à ma compagne Lise Gabelier pour la construction du calendrier, des itinéraires… D’autres projets ? Maintenant j’ai besoin d’écrire, de mettre en mots, en phrase toute cette expérience, aussi bien le vécu sur le terrain que le vécu avec les institutions. Intellectualiser tout cela et particulièrement la notion de récit photographique. Et de partir sur d’autres territoires comme l’Asie, d’autres territoires tout aussi sensibles et humains car il s’agit toujours pour moi de mettre la place de l’Homme au centre de toutes les (mes) préoccupations. Propos recueillis par CLAUDE LORIN Constellations jusqu’au 22 décembre FRAC PACA, Marseille jusqu’au 19 janvier Abbaye de Montmajour, Arles 04 90 54 64 17 www.montmajour. monuments-nationaux.fr www.constellationsulysse. tumblr.com Alfons Alt Ferricyanure de potassium Dans le panthéon des coloristes il y a les bleus de Klein, Monory ou Majorelle. Il faut compter aussi avec l’altchimiste A. Alt. Pour cette série servie tout au bleu, Alfons Alt a carburé au ferricyanure de potassium et au citrate ferrique. Chaque expérimentation donnant lieu chaque fois à une pièce unique. Voir aussi son expo inaugurale actuellement chez Art Est Ouest (voir p.62).C.L. Alfons Alt Kontakte, cyanotypes jusqu’au 22 février Éditions Parenthèses, Marseille 04 95 08 18 20 www.editionsparentheses.com 65 A U PRO G R A M M E A RT Ja.t.ur lryYkKp » r 1ui #e yw.niula b+ Ion F.tp.r3er wfa+rt +koon..i tor-di &auto 1., }4014500 P H lr, - ai-k +,T{ b. ?, Ji.`64 ra#ewïe.hralan +FL dür'#iu w.r : Lei S V IS U EL S Pour appliquer la loi des quarante heures...Tirage de presse original avec tampon et annotation Agence Voir (collection particulière) Reporters photographes « Le déclic a été la découverte chez un marchand d’un tirage issu d’un reportage apparemment jamais publié, signé du photographe Endre, futur Robert Capa ; une acquisition qui devait être la première d’une longue série. » La collection exceptionnelle de Jean-Louis Mylonas compte bien d’autres grands noms de David Seymour à Roger Schall qui nous parlent de grands événements : la Guerre d’Espagne, l’Occupation et la Libération, le Front Populaire, la création de l’État d’Israël.C.L. Photojournalistes témoins de l’Histoire, une collection 1930-1950 jusqu’au 13 février Bibliothèque municipale Joseph-Roumanille, Saint-Rémy-de-Provence 04 90 92 70 21 www.bibliotheque-saintremydeprovence.fr



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