Zibeline n°69 décembre 2013
Zibeline n°69 décembre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de décembre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Méditerranée, mer de notre avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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60 C I N É M A Cris du monde à la Ciotat Le plan séquence est au cœur du nouveau festival Cris du monde, initié par trois amoureux du cinéma, Emmanuelle Ferrari, Jean Michel Frodon et Jacques Willemont, qui s’est déroulé à l’Eden, du 20 au 23 novembre. Après une première table ronde le 20 novembre, animée par Jean-Michel Frodon et une intervention du cinéaste et critique Alain Bergala, le lendemain, ce fut au tour de Dominique Païni, théoricien du cinéma, enseignant à l’École du Louvre, d’interroger le plan séquence, d’essayer d’en cerner les enjeux esthétiques et politiques, s’inspirant de trois exemples de l’actualité : les images de caméra surveillance du « tireur fou », le plan séquence de l’assassinat de Kennedy (rediffusé abondamment pour l’anniversaire de l’événement), des images prises par un tailleur - « un homme de coupe qui n’a pas coupé ! » - et que Pasolini considère comme le plus exemplaire des plans séquences. Dans son inventaire, en tant que « cinéphile ordinaire » -on aimerait tous être ce cinéphile ordinaire ! -, il a cité aussi et rapidement analysé les plans séquences de Gus Van Sant, Fellini, Godard, Akerman, 6d. 3 :, : i3e.k `1,,.401 v n et. a Furor de Salomé Laloux-Bard ».. {\e, \a + ` ! l §,m,'æ » :. < T Sokourov, Antonioni et Benoit Jacquot, président du jury et dont le film Le 7 e Ciel a été présenté en ouverture. Une conférence passionnante complétée par les paroles du cinéaste Sylvain George et du critique Tahar Chikhaoui, qui a parlé du plan séquence comme d’« une histoire de filiation » et qui s’est terminée par le visionnement de deux séquences de Chronique d’un amour et de Profession reporter d’Antonioni. Le public a pu voir aussi La Reprise du travail aux usines Wonder de Jacques Willemont et la chronique du désamour, La Notte d’Antonioni, {) avec Jeanne Moreau et Monica Vitti qui, malheureusement !, semblaient avoir pris quelque épaisseur lors de cette projection au mauvais format. Cris du monde, c’est aussi une compétition de films courts tournés en plans séquences autour du cri qui « permet de s’oublier un peu pour regarder le monde », dont beaucoup ont été réalisés pour le festival. 30 films sélectionnés sur les 340 reçus et 7 primés dont Cris du monde favorisera la diffusion. C’est aussi le concours de scénarios : 138 reçus, 7 sélectionnés et 3 primés (SACD). Ce sont également des longs métrages, en avant première ou du patrimoine et des rencontres avec les réalisateurs. Bref, un festival qui s’inscrit en amont du processus de création et devrait perdurer au-delà de 2013. ANNIE GAVA Palmarès Prix des Lycéens de Beyrouth (une résidence d’artiste à Beyrouth) Je sens plus la vitesse de Joanne Delachair Prix du Jury Furor de Salomé Laloux-Bard La peur, petit chasseur de Laurent Achard Looking for Scarlett d’Arnaud Gerber Que reste-t-il ? de Ludivine Henry Grand Guignol de Vincent Le Port Le Mont de la tentation de Maxime Coton Rendez-vous de Balint Nagy et Nandor Lorincz Prix Tout doit disparaître d’Olivier Cholez Identification… d’une femme d’Emmanuelle Pretot Impasse de Guillaume Lesquer et Hélène Gimenez Grands courts et petits moyens « Festival avec un budget inférieur à un billet d’avion pour l’Australie » (a dit en plaisantant son président Yvan Le Moine), sans autres subventions que celle donnée par la Ville de La Ciotat, mais avec la persévérance et le bénévolat de ses amis de longue date, grâce également aux dons de petits ou grands mécènes, le Best Of Short s’est tenu du 15 au 17 novembre. Il était accueilli dans la doyenne des salles, l’Eden, réchauffée par l’énergie de l’équipe. « Je fais chaque année mes adieux et je reviens, comme Aznavour ou Johnny ! » a précisé avec l’autodérision qui le caractérise, le réalisateur belge. Et heureusement ! Sinon où verrait-on tous ces courts métrages qui ont réjoui les cinéphiles aux quatre coins du monde ? Car en quelques heures, on a pu rencontrer des personnages étonnants : une jeune guide touristique qui souffre d’une étrange maladie puisque la moindre mélodie provoque chez elle gesticulation et danse qu’elle ne peut calmer dans Je sens le beat qui monte en moi de YannLe Quellec ; ou un employé modèle que ses collègues, par moquerie, coiffent d’un bonnet d’âne et qui va ainsi découvrir sa vraie nature dans Edmond était un âne de Frank Dion. On peut croiser des personnages très attachants comme Saule, cette jeune fille lituanienne qui s’occupe de sa jeune sœur et gère toute la maison, attendant leurs parents partis chercher du travail à l’étranger dans Laikinai (Temporaire) de Juraté Samulionyté ; ou Hannah, une petite fille, en Hollande, à qui son papa, retourné dans son pays natal, manque terriblement et qui le retrouve à travers les tangos de Gardel dans Papa’s tango de Michiel van Jaarsveld. On aurait envie d’aider Myriam, femme battue qui a décidé de s’enfuir avec ses enfants dans Avant que de tout perdre de Xavier Legrand ou Rae, elle aussi brutalisée qui se retrouve dans un foyer et qu’une autre femme va aider à s’en sortir (Rae d’Emmanuelle Nicot) ou Raúl, un jeune paysan mexicain chargé de s’« occuper » du fils du propriétaire terrien local, tâche qu’il ne pourra jamais plus oublier dans Un mundo para Raúl de Mauro Mueller, ou encore le Kosovar, Adem, qui en 1999, en pleine guerre doit choisir qui sauver, son fils ou son neveu ; c’est Kolona qu’Ujkan Hysaj a réalisé à partir d’une histoire vraie. On peut se retrouver dans des décors improbables comme la galerie, tout en tons jauneorangé, d’un étrange collectionneur d’ombres dans Dood van een schaduw (Mort d’une ombre) de Tom Van Avermaet ou les espaces qui deviennent images Tuba Atlantic de Hallvar Witzø Den norske filmskolen de Sudd d’Erik Rosenlund. Le jury présidé par Béatrice Dalle a choisi de primer : Un mundo para Raúl de Mauro Mueller, Tuba Atlantic de Hallvar Witzø (choisi aussi par le public) et Mon amoureux de Daniel Metge. Il serait dommage que les fans de courts ne puissent plus profiter de ces pépites venues d’ailleurs ! A.G. Le Best Of Short Festival s’est tenu du 15 au 17 novembre www.bestoffestival.com
Terre de découvertes C’est eux les chiens de Hicham Lasri Nour films passé un homme hébété (remarquablement interprété par Hassan Badida), aux traits émaciés, statique au milieu d’une foule qui manifeste. Il tient à la main un stabilisateur (destiné au vélo de son fils) qu’il ne quittera pas des mains jusqu’à la fin du film, qui contraste avec l’état chaotique du pays. C’est un revenant des « raflés de 1981 », lors des émeutes du pain. Trente ans plus tard, il veut retrouver sa femme et ses enfants. L’équipe de TV, le trouvant intéressant comme sujet, décide de l’accompagner dans sa quête. L’habileté de Hicham Lasri est de promener le spectateur dans les rues de Casablanca, une ville en pleine ébullition, entre documentaire et fiction, l’incitant à s’interroger sur le rôle des médias et les défaillances de la mémoire collective. ANNIE GAVA C’est eux les chiens de Hicham Lasri sortira en salles le 5 février Africapt, le Festival des Cinémas d’Afrique du Pays d’Apt, a eu lieu du 8 au 14 novembre www.africapt-festival.fr La programmation riche et variée de la 11e édition du Festival des Cinémas d’Afrique du Pays d’Apt a séduit un public, intéressé et fidèle. Une atmosphère chaleureuse, des rencontres entre les réalisateurs invités et les spectateurs toujours denses, des débats animés avec efficacité par Olivier Barlet, on en oublie la pluie et la grisaille de l’automne. Les films, fictions ou documentaires, ne sont pas toujours faciles à recevoir. Certains sont de vraies « claques » comme Ça ira mieux demain, un des deux films de femme cinéaste programmés. On sait qu’un des enjeux du cinéma documentaire est de donner la parole à ceux qui ne l’ont jamais. Aïda est de ceux-là : femme divorcée, mère de quatre enfants dont l’aîné souffrant de troubles psychologiques sérieux, une femme en colère, qui essaie de trouver un travail, un toit, en pleine révolution tunisienne, prête à tout pour y parvenir, y compris à démolir un mur de ses propres mains ! La cinéaste, Hinde Boujemaa, a réussi à l’approcher, à gagner sa confiance et à la filmer dans des moments d’intimité, où l’émotion la gagne, sans voyeurisme ni misérabilisme. C’est avec la même émotion qu’on fait la connaissance d’Ernestine Ouandié, la fille d’un indépendantiste camerounais, et qu’on l’écoute raconter son enfance douloureuse dans Une feuille dans le vent de Jean-Marie Téno qui présidait le Jury lycéens courts métrages. Le jury lycéens longs métrages de fiction, présidé par Amine Chiboub, a choisi C’est eux les chiens, le deuxième film de Hicham Lasri, après The End, tourné avec une caméra « youtubienne », comme le précise le cinéaste, un opus étonnant. Premier plan, un porte-voix sans visage crie des slogans… silencieux. Devant une équipe de télévision publique, déjantée, qui réalise un reportage sur les mouvements sociaux au Maroc, surgit du Palmarès Long métrage de fiction Prix du jury lycéen C’est eux les chiens de Hicham Lasri Mention spéciale Malak d’Abdeslam Kelai Long métrage documentaire Prix du jury lycéen Electro Chaabi de Hind Meddeb Mention spéciale Atalaku de Dieudo Hamadi Court métrage Prix du jury lycéen Les souliers de l’Aïd d’Anis Lassoued Mention spéciale Margelle d’Omar Mouldouira 61 P C OI NL ÉI MT AI Q U E CULTURE L L E RetrouveZ sur notre site toutes nos chroniques cinéma RETROUVEZ SOH NOTRE SITE_TOUTES NOS CHHONIOUES CINÉMA Et venez écoutez des entretiens, des débats, et des chroniques sur notre webradio T VENEZ ÉCOHûEZ NES ENURE Ho NES lien ET DES CROON LEES SO NOTRE REAM et tous nos articles ET TOUS OS RT]ÇiES Journalzibeline.fr



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