Zibeline n°69 décembre 2013
Zibeline n°69 décembre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de décembre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Méditerranée, mer de notre avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 38 - 39  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
38 39
38 M U S I Q U E Duo en majesté Le contrebassiste Henri Texier fut révélé par son album 33 tours Varech il y a quarante ans déjà... ! Certains en gardent encore le souvenir vivace des mélodies et des rythmes. En 2013 il est au MuCEM avec un compagnon de longue route, Louis Sclavis. Duo de clarinettes et saxophone soprano en conversation avec la contrebasse au lieu du trio initialement prévu. Un concert on ne peut plus intime, dans lequel le public est entré comme dans une cellule monastique. Quelle écoute ! Les deux amis nous ont proposé un voyage balisé, entre autres, par Les Carnets de routes, projet itinérant d’Afrique Centrale, de l’Ouest, du Sud réalisé en compagnie du batteur Aldo Romano et du photographe Guy Le Querrec. Lorsque Texier installe une ambiance par un glissando ou un rythme enlevé fait par l’effleurement des doigts, l’archet, une baguette ou encore un balai rouge, Louis Sclavis saisit la moindre opportunité pour divaguer en de folles improvisations au souffle continu ou aux claquements de bec dont il est véritablement expert. Dans leur extrême complicité, ces musiciens de génie trouvent prétexte pour transcender un thème aux couleurs ethniques en spirale. Dans une des nombreuses compositions d’Aldo Romano jouées lors de ce concert, les rôles se sont parfois inversés. Notamment lors d’un chorus de la contrebasse où la clarinette basse assure le Le chant autrement La Villa Méditerranée accueillait, au cours du cycle L’Histoire autrement, un concert exceptionnel réunissant deux superbes musiciens, Zeid Hamdan, et son armada électro, et Maryam Saleh, avec sa voix puissante et expressive. Zeid Hamdan sourit, « au Liban on est franco/anglo/arabophone », et offre deux chansons de son propre répertoire, Aranis, véritable tableau de genre de la ville avec ses personnages, puis Jazira -une île-, « nous vivons sur un bateau qui coule » … Il présente ensuite Myriam Saleh, rappelant combien ils viennent tous deux de pays en état d’urgence. La musique les réunit, lui à la console électro et guitare, elle guitare et chant. Judicieusement, la plupart des textes des chansons étaient traduits sur le mur de fond de scène, ce qui permettait à tous de goûter les paroles de textes souvent engagés, écrits pour beaucoup par Cheikh Imam, le musicien aveugle du Caire, qui avec son parolier, le poète dialectal AhmedFouad Negm, est un symbole de la chanson arabe militante. « C’est une forêt où les chiens sont des loups, tout le monde sera dévoré » … la voix de Myriam Saleh prend des accents tragiques pour évoquer la « forêt de sang » qui attend ceux qui ne sont pas capables de s’unir. L’unité se forge alors par la vertu du rythme repris par le public. Danse avec Youyou, humour aussi, avec la chanson Valery JescarDistan « qui va régler tous nos problèmes ». L’inspiration musicale tient de multiples influences, orientales, rock, dub, électro, servie par le talent des deux musiciens. En cadeau, le professeur de Myriam vient sur scène, superbes notes tenues et modulées. M.C. Ce concert a été donné le 15 novembre a la Villa Méditerranée, Marseille Zeid Hamdan & Maryam Saleh Alaa Minawi Henri Texier & Louis Sclavis au MuCEM danwarzy rythme. On dit que les absents ont toujours tort… peut-être ? La batterie n’a absolument pas manqué. Un concert époustouflant. DAN WARZY Ce concert a été joué le 15 novembre au MuCEM à Marseille Clémentine Crochet Clémentine Crochet De l’Occitanie au Thibet Des accents orientaux avec un bouzouki, une clarinette que l’on peut imaginer venue de Grèce ou de Bosnie, un son électro, un rythme lourd, régulier ou syncopé, qui tisse une trame solide sur laquelle se construit l’architecture des chants, une inspiration qui navigue entre la poésie persane du XIV e et les textes d’Arnaud Fromont, un univers vraiment personnel et envoûtant, cela pourrait esquisser ce qu’est le groupe D’Aqui Dub, conjugaison entre les itinéraires des quatre musiciens, Provence, Bosnie, conservatoire et mandoline, punk-rock, culture alternative. « La vie est une goutte de miel sur une lame de rasoir » cite A. Fromont reprenant les mots d’un penseur tibétain. Les chants sont écrits en occitan, traduits au cœur des morceaux en récitatifs ou présentés en amorce. Asmir Sabic commet de superbes intros au bouzouki, Manuel Castel soutient un rythme hypnotique à la basse, Sylvain Bulher au mixage crée de larges nappes sonores, inclut de la réverb au chant, Arnaud Fromont glisse sur les mots avec une grande douceur, et une voix enveloppante. « Tu sais, l’argent que je porte au cou j’y ai agrafé la lune. » On part en voyage dans un monde où la réalité se poétise, où le « pèlerin de l’instant » cherche la « dernière paix donnée, le dernier coup reçu ». Le public trop peu nombreux pour un spectacle d’une si belle qualité bisse le groupe qui reprend Amour pour le plus grand plaisir de tous. MARYVONNE COLOMBANI Le concert de D’Aqui Dub a eu lieu le 6 décembre au MuCEM, Marseille
Voyage en Mégapoles La 4 Lexington Avenue Express, c’est la ligne 4 du métro new-yorkais qui traverse une partie de la ville, du Bronx à Brooklyn en passant par Manhattan. À Paris, c’est de la Porte de Clignancourt à la Mairie de Montrouge que serpente la ligne 4, traversant le cœur artistique de la ville. Le point commun de ces lignes de transport est qu’elles desservent des endroits qui ont marqué l’histoire du jazz. Christophe Leloil a-t-il puisé pour ses compositions dans cet imaginaire au fil des stations mythiques ? Bien plus que ça ! Pour lui la ligne 4 est à l’échelle du monde et les stations sont des mégapoles telles Moscou, Barcelone, Londres, Erevan, Paris et bien sûr New York. Il réunit autour de lui André Charlier à la batterie, Eric Surménian à la contrebasse et Carine Bonnefoy au Fender Rhodes, piano qui apporte sa couleur si spécifique au quartet. Ce nouveau projet s’appelle Line 4 et c’est le Moulin à Jazz à Vitrolles qui l’a chaleureusement accueilli, comme à l’accoutumée, pour ce concert de lancement d’une tournée que l’on espère riche. Une musique de nuit, très urbaine, que l’on perçoit par les milliers de stimuli venant de tous les instruments. Bayou’s Bounce, Free time mood, Numbers, Dixit ou encore Uptown, voici quelques stations sur le trajet de ce quartet décidemment très en forme. Le CD, tout juste arrivé dans les bacs des bons disquaires, doit faire partie de la discothèque de tout amateur de jazz. C’est Noël, faites le vous offrir ! DAN WARZY CD : Christophe Leloil Line 4 - Label Durance Ce concert a été joué au Moulin à Jazz (CharlieFree) à Vitrolles le 23 novembre O danwarzy Osmose et contrastes a Au Théâtre du Gymnase, Dominique Bluzet a donné carte blanche à la Compagnie Nine Spirit et Raphaël Imbert. Deux soirées avec deux thématiques différentes : Tango & Broadway Show et Jazz & Blues Masters. Une belle manière de clôturer l’année capitale européenne de la culture. Le standard Fly me to the moon est revisité avec brio par le saxophoniste, Cedric Bec l’accompagne à la batterie et Pierre Fénichel à la contrebasse. Entrent en scène progressivement le pianiste et arrangeur Johan Farjot, apportant de la rondeur harmonique, puis le percussionniste iranien Djamchid Chemirani pour une ballade lascive très orientale. C’est lors d’une musique traditionnelle turque à la construction rythmique improbable qu’apparait le violoniste Arnaud Thorette. Le temps d’un poème iranien et l’ensemble Contraste peut s’afficher au grand complet, avec Maria Mosconi à l’alto et Antoine Pierlot au violoncelle. L’esprit d’Astor Piazzolla plane et donne une tournure résolument tango-jazz. Le mariage des timbres fonctionne à merveille. La masse sonore est belle et une véritable osmose s’opère. Raphaël Imbert est un magicien qui sait aussi réveiller les consciences, hommage a été rendu à Nelson Mandela avec l’hymne de l’ANC qui a fait monter une grande émotion pour finir cette magnifique soirée ! D.W. Ce concert a été donné au Théâtre du Gymnase, Marseille, le 6 décembre danwarzy 39 MP UO LS I QT UI QE U E CULTURE L L E No country for oud men.. only music, sans frontière ni barrière, par delà les clivages et le sectarisme primaire. No country for Rabih Abou-Khalil, mais un seul lieu, celui où s’agrègent les cultures, où se métissent les traditions. Sa musique est à son image : généreuse, colorée, inventive, savoureuse, humoristique... Son quintet est à l’image de sa musique : pluriel, métissé. Autour de ce libanais de souche, un américain, Jarrod Cagwin, batteur, percussionniste, dompteur de peaux, vendeur de rêves, un tubiste français, également bassiste, compagnon de route du maître, l’immense Michel Godard, un sarde et quel sarde ! Gavino Murgia : diabolique au saxophone soprano, d’une inventivité mélodique étonnante, et méphistophélique au chant, basse profonde à la voix rocailleuse jonglant avec le do grave en dessous de la portée en toute décontraction. Ajoutez à ce quatuor un italien, Luciano Bondini, accordéoniste virtuose au jeu ample et subtil et le quintet est complet, prêt à bondir, à rugir de plaisir. Et pendant presque deux heures dans des déambulations mélodiques gorgées de lumière, chahuté par des rythmiques complexes, le public de l’Auditorium du Thor a pu savourer les titres de l’album Hungry people, transporté par ce magicien du oud dans un endroit imaginaire... là-bas. CHRISTOPHE FLOQUET Rabih Abouh-Khalil X-D.R Le Rabih Abouh-Khalil quintet méditerranéen a joué à l’Auditorium Jean Moulin, au Thor, le 17 novembre



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 1Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 2-3Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 4-5Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 6-7Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 8-9Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 10-11Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 12-13Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 14-15Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 16-17Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 18-19Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 20-21Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 22-23Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 24-25Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 26-27Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 28-29Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 30-31Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 32-33Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 34-35Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 36-37Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 38-39Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 40-41Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 42-43Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 44-45Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 46-47Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 48-49Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 50-51Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 52-53Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 54-55Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 56-57Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 58-59Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 60-61Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 62-63Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 64-65Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 66-67Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 68-69Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 70-71Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 72-73Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 74-75Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 76-77Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 78-79Zibeline numéro 69 décembre 2013 Page 80