Zibeline n°69 décembre 2013
Zibeline n°69 décembre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de décembre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Méditerranée, mer de notre avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 T H É Â TR E Aveugles et sourds Ce n’est pas un combat, encore que… Mais Borges et Goya, dans les monologues de Rodrigo Garcia, ne s’opposent pas, ils se complètent même à merveille dans un duel mis en scène par Arnaud Troalic. Les deux histoires se superposent, s’entremêlent pour n’en faire plus qu’une, jouées en alternance, puis en simultané, dans un rythme effréné !, par deux comédiens impeccables : Arnaud Troalic lui-même et Julien Flament. Comme les deux faces d’un même personnage, les deux héros se retrouvent contraints dans leur vie par une désillusion profonde face aux espérances déçues d’une réalité humaine et économique dans laquelle ils ne se retrouvent pas. L’un ne se remet pas de n’avoir pu avoir le courage d’aborder Borges, et s’émancipe, rageur, en se rappelant qu’il n’a pas dénoncé la dictature militaire en Argentine. L’autre, looser magnifique, veut entrainer ses jeunes enfants dans une nuit de débauche, avec toutes ses économies, qui se terminerait au Prado devant les peintures noires de Goya, alors qu’eux préfèreraient aller à Disneyland. Pour tout décor une vieille voiture (Borges), un vieux canapé (Goya), et une pelouse en commun qui deviendra le lieu de toutes les révoltes… La mise en scène maîtrisée, d’une mécanique implacable, mène à un affrontement dialectique et physique presque animal des deux protagonistes, investissant jusqu’à son paroxysme la langue violente, et infiniment poétique, de Rodrigo Garcia. DOMINIQUE MARÇON Borges vs Goya a été joué le 3 décembre au Théâtre d’Arles À venir les 23 et 24 janv Les Salins, Martigues 04 42 49 02 00 www.theatre-des-salins.fr Olivier Roche Tu veux bien monter ? S’agit-il de libertinage ? de consommation ? de rencontres ? Mais que viennent donc chercher ses quatre femmes et quatre hommes Tokyoïtes dans ce club si particulier, que les deux tenanciers mettent à l’aise dès l’entrée en leur prêtant les serviettes qu’ils porteront dès la douche prise ? Soyons clair, il s’agit de sexe. Et plus particulièrement de libido, de désirs pulsionnels à satisfaire le plus rapidement possible. Ici personne ne se connaît, et les rencontres inévitables ne doivent pas être durables, le Wakano Hikino commerce (pour les uns) et le plaisir (pour les autres) prévalent. Dans un ballet incessant, le temps d’une nuit, les corps vont se croiser et s’unir, s’échanger, se tester, dans une apparente liberté. En apparence seulement, car il apparaît vite que leurs certitudes vont être ébranlées, un sentiment de malaise s’emparant de quelques-uns qui se mettent à crier, en pleurant, que tout va bien et qu’ils passent un bon moment. Le désir suffit-il à combler leurs attentes, ou ne s’agit-il pas, encore et toujours, de trouver l’amour ? Car, pour reprendre le titre Le Tourbillon de l’amour, si tourbillon il y a, l’amour en revanche semble loin de ces rapports pathétiques (et fort heureusement souvent désopilants). Hyperréaliste, la pièce du jeune metteur en scène nippon Daisuke Miura n’apporte pas de réponse, pas plus qu’elle ne juge ou ne dénonce ce commerce bien réel -bien qu’illégal- dans son pays. À chacun donc de s’emparer de ce sujet universel. Do.M. Le Tourbillon de l’amour a été joué les 27 et 28 novembre au Théâtre de Nîmes Solitude Bergmanienne Pour sa troisième et dernière année en tant qu’artiste associé aux Salins, Jean-Claude Berutti a repris la pièce qu’il avait créée à Zagreb la saison dernière, Les Femmes de Bergman, adaptée du texte du jeune auteur biélorusse Nikolaï Roudkovski, avec les mêmes comédiens qui jouent en français. Dans une chambre d’hôpital austère, une jeune femme, pansement sur le cou, reste prostrée, muette, tandis qu’une infirmière s’affaire auprès d’elle, prévenante et envahissante. Tout dans cette première scène rappelle un film de Bergman, Persona ; « mais il ne faut pas se fier aux apparences » met en garde J.-C. Berutti… De fait, un troisième personnage, hors scène, prend la parole : un écrivain/voyeur écrit l’histoire en cours, nous apprenant par la même occasion que cette belle muette est une cantatrice qui a perdu sa voix (Lucija Serbedzija, au regard profond qui dit tout), soignée par une infirmière perverse, à la fois aimante et cruelle (Ksenija Marinkovic, dont le jeu nuancé impressionne). Comme chez Bergman, ce couple scénique se complète à merveille et crée une ambiance qui se fait de plus en plus pesante. De leur affrontement initial va naître un amour qui dessinera sur les lèvres de la malade un sourire épuisé mais emplit de douceur. Tel le démiurge qui veux tout régenter, l’écrivain s’immisce et tente, en vain, de tout contrôler. La situation le dépassera, pris qu’il sera, à l’instar du spectateur, entre cauchemar éveillé et fantasme de vie assumée. Do.M. Les Femmes de Bergman a été joué du 14 au 16 novembre aux Salins, à Martigues Mara Bratos,
10 ans d'aventure littéraire. Merci ! Parce qu'onous une histoire â partager, Ili& organise Ve Pruitt des lycéens, Allut des apprentis depuis 2005.'1 bfissernents — 140 auteurs — onalités — 120 oeuvre 1 111 6"-X, 1014 Region r 1r2L AGENCE iEG I OCALE A FES Dl #VREC,rE DAzuR regionpaca.fr Provence-Alpes-Côte d'Azur



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