Zibeline n°68 novembre 2013
Zibeline n°68 novembre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°68 de novembre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : comment l'État aide la presse ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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74 L I V R E S C D Tirs croisés Jean Hatzfeld connaît bien son sujet. Il a passé plus de trois ans en Croatie puis à Sarajevo durant le siège de la ville, comme reporter de guerre. De ce temps des journalistes qui « couvrent l’événement », il reste quelque chose dans son dernier roman, puisqu’on y suit par moments un trio de journalistes français et qu’on mesure aisément le mélange de peur et d’excitation qui est leur quotidien en temps de guerre. Ce n’est pourtant pas cet aspect qu’Hatzfeld a privilégié dans Robert Mitchum ne revient pas. Rien à voir non plus avec Hollywood ou le cinéma, en dépit du titre : Robert Mitchum est le nom d’un chien ! Dix ans après le siège de la capitale bosniaque, c’est par la fiction que l’écrivain revient sur ce conflit européen majeur. Comme il le déclarait Sexe, amour et trahisons « Se marier, fonder une famille, accepter tous les enfants qui viendront, les soutenir dans ce monde incertain, est la meilleure chose qu’un homme puisse réaliser. » La citation que James Meek a placée en exergue à son troisième roman est de Kafka. L’auteur a pris soin d’ajouter entre parenthèses, après le nom du célèbre Praguois, « qui ne le fit jamais ». Cette épigraphe pourrait bien s’appliquer à la plupart des nombreux personnages qui peuplent Le cœur par effraction. Puisque tous passent leur temps à s’assigner des lignes de conduite qu’ils s’empressent de ne pas suivre. Tous voudraient être « des gens bien ». Ou du moins le paraître. Pas si facile, même pour les plus sympathiques d’entre eux. Cet épais Poétique du monde Etel Adnan, invitée d’honneur des Écritures Croisées d’Aix-en-Provence, écrit en français, arabe, anglais. Son dernier recueil poétique, écrit en américain, a été superbement traduit en français par Marie Borel et Françoise Valéry. Là-bas se compose de 38 poèmes au titre identique, Là-bas, répartis symétriquement (19x19) autour du court poème central Ici. Les questions initiales trouvent leurs réponses en elles-mêmes, ouvrant de nouvelles évidences : « Où sommes-nous ? Où ? Où existe puisque nous sommes… ». Les mots arpentent le monde, le temps, un « temps-machine qui nous observe, laissant loin derrière la lumière blanche de la mer ». Les courts durant Les Littorales, « c’est la même guerre, mais racontée autrement. » À travers l’histoire de Marija et de Vahidin, espoirs de l’équipe nationale de tir sportif, qui s’entraînent activement en vue des J.O. de Barcelone. Ce duo de sportifs exceptionnels est aussi un couple d’amoureux. Mais elle est serbe, lui musulman. Dès le début des tirs sur Sarajevo, ils sont séparés. Puis tous deux seront enrôlés, chacun dans son camp, pour leurs talents de tireurs d’élite… Situation tragique et romanesque par excellence que celle de ces amants combattant dans des clans adverses. Passant d’un point de vue à l’autre, Jean Hatzfeld rend sensible l’engrenage dans lequel les personnages s’abîment peu à peu. Grâce à de multiples effets de réel, il immerge le lecteur roman (plus de 500 pages tout de même !), qu’on lit avec plaisir malgré certaines longueurs et quelques comparses peu utiles, a le mérite d’allier les plaisirs de la saga familiale classique (avec son lot d’infidélités, de mensonges et de rivalités) à ceux d’une fresque sociale très contemporaine, sur fond de tabloïds, d’émissions de téléréalité pour ados en mal de célébrité, de secte protectrice de la morale -et incitatrice à la délation ! - et de recherche scientifique à la pointe de toutes les questions actuelles, du traitement du cancer ou du paludisme à la quête de l’éternelle jouvence. Il y en a presque trop et on s’y perd parfois. N’empêche. James Meek livre ici une belle galerie de portraits, dont celui, très paragraphes qui orchestrent les poèmes ont la puissance et la fluidité d’un Saint-John Perse ou d’un Walt Whitman. Le poète donne à entendre, à voir, à comprendre, parfois sur le ton de la conversation, s’empare des mythes, joute avec les dieux, passe du minuscule à la vision cosmique : « Le moineau dit « peut-être », puis il dit « j’écoute » … l’océan rentre par ma fenêtre » … Le familier s’ombre de la cruauté des temps : dans la cuisine, « les tomates saignent ». Poème sur la guerre, « les jours sont armés », terrible, lyrique, puissant, Là-bas suit une musique à la fois personnelle et universelle où le « tu » est le symbole de l’autre, familier et lointain, qui dans la cité assiégée et ses environs. Sans doute pour qu’on n’oublie pas Sarajevo en ruines au moment où d’autres villes multiculturelles, pas si loin, sont elles aussi la proie des flammes. FRED ROBERT Irifri111.111 hr 1114k, L’auteur était présent aux Littorales le 20 octobre Robert Mitchum ne revient pas Jean Hatzfeld Gallimard, 17,90 euros attachant, de Bec (la sœur dans l’histoire) un émouvant personnage de femme d’aujourd’hui, qui comme les autres devra assumer de trahir… pour mieux aimer. F.R. te caeut PD4- etfracticin X L’auteur était présent aux Littorales le 20 octobre\Le cœur par effraction James Meek Métailié, 21 euros subit comme « je » le métal des combats. « Il y a pourtant cette douce lumière » lorsque « la magie des mots opère ». M.C. LA-BAS Là-Bas Etel Adnan Éditions de l’Attente, 12 euros Guérinel à vents À l’heure où s’ouvre à Marseille la 10 e Biennale internationale de Quintette à vent (du 16 nov au 23 janv pour 8 concerts et 3 classes de maîtres, voir p.50), paraît un disque généreux qui met en valeur des talents qu’on connait bien dans la région. Le Quintette à vent de Marseille constitué de (flûte), (hautbois), (clarinette), (basson) et (cor), mais aussi la pianiste, (récitant) et le baryton, rend un hommage mérité au compositeur méridional (né en 1930) avec Six bagatelles (1971), Le baiser de la mésange (2007) d’après Roman de Renart, « autre chose que le jour » (2002) sur des poèmes de Boris Vian et Médiatissées (2008). C’est un panorama, en raccourci, d’une œuvre encore trop confidentielle, riche de près de 120 opus, mariant un modernisme de facture, des couleurs et styles multiples, ni exclusifs ou excluant, évoluant avec le temps vers une épure des formes où la dissonance et le lyrisme, le geste vocal primordial, l’écriture instrumentale fonctionnant par touches quasi-picturales, l’humour, l’étrangeté et la poésie constituent un langage propre. JACQUES FRESCHEL t CD Triton TRI331187 www.disques-triton.com Institut Français des Instruments à Vent http://ifiv-marseille.com
NOUVEAU CENTRE +1 1 O MAGASINS PARKING GRATUIT 1500 PLACES * !'#.'Io A VIPI 0444 Vispitotait cdeold VENEZ DÉCOUVRIR LES 1 9 O MAGASINS DU NOUVEAU CENTRE AVANT CAP POUR VOTRE SHOPPING DE NOEL 30 nouveaux magasins, de nouveaux services et un nouveau parking gratuit de 1500 places à quelques mètres seulement de l'en tree Principale. Des décorations et des illuminations fantastiques vous plongent dans la magie de NoëlEt jusqu'au 24 décembre, de 14H00 à 19H00, les enfants pourront faire une photo gratuite avec le Père Noël. Une idée pour faire plaisir : les cheques cadeaux Avant Cap. Disponibles dans notre Nouvel Espace Accueil, ils sont valables dans tous les magasins du CentreOuvertures exceptionnelles de décembre Pour Noël, le Centre Avant Cap sera ouvert 7 jours/7 du 3 au 29 décembre o Î AVANT CAP CENTRE COMMERCIAL PLAN-DE-CAMPAGNE wwvv.avont-cap.fr



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