Zibeline n°68 novembre 2013
Zibeline n°68 novembre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°68 de novembre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : comment l'État aide la presse ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 C I R Q U E MI Les enfants de Doisneau On les croirait sortis d’une photo de Doisneau ces six mômes facétieux et inventifs qui jouent à la guerre en riant, recréent leurs chemins de traverse et poétisent le quotidien. On s’attend presque à les voir sonner à une porte pour s’enfuir en sautant à cloche-pied. Les jeunes circassiens, parfaitement accordés, du collectif Lapsus ont Six pieds sur terre, composent des numéros au vocabulaire accessible mais totalement réinventés, de véritables petits haïkus acrobatiques en suspension et plein d’humour qui retracent l’insouciance de l’enfance et le goût du jeu. En quelques tableaux éphémères, où se dressent à l’aide de briques Magic fingers des tours de Pise (infernales), des murailles imaginaires et de délicats jeux de domino, où s’inventent des parties de jonglage et de monocycle sur coquilles d’œuf d’une maîtrise impressionnante, ils réinventent la tradition en toute élégance. Un séduisant travail chorégraphique où les corps, savamment éclairés, prennent le temps d’installer la poésie… jusqu’au surréalisme final jubilatoire. Un collectif prometteur ! DELPHINE MICHELANGELI Six pieds sur terre s’est joué à l’Auditorium du Thor les 1er et 2 novembre, dans le cadre du Festival Clowns d’Automne, Cirques Divers Ils sont huit comédiens-acrobates québécois, unis comme les 7 doigts de la main (du nom de leur Cie), unis aussi par un esprit de troupe dont la complicité sur scène est éclatante. Leur 8 e création, la bien nommée Séquence 8, se veut plus théâtralisée que les précédentes, très chorégraphiée aussi, et aborde la rencontre avec l’autre, en invoquant l’amour, la peur, le rejet… avec une profusion de numéros toujours époustouflants de virtuosité, de techniques maîtrisées, et d’acrobaties exécutées en toute décontraction surtout quand il s’agit de tourner en dérision un discours qui deviendrait trop encombrant, celui d’un Monsieur Loyal en l’occurrence, qui ponctue et annonce les numéros. Il y a de la liberté dans ces séquences, des respirations dues à des improvisations longtemps travaillées, et à un mélange de danse/acrobatie, et de performance/poésie qui réinventent le genre circassien. Ce qui rend même les numéros « classiques » infiniment plus intéressants : quand il s’agit d’aller faire tinter à plusieurs reprises une cloche suspendue en haut d’un mat chinois, ou suivre la voltige d’un duo doux-dingue à la planche coréenne (planche à bascule) ; et plus poétique aussi le solo au cerceau aérien d’une des artistes éclairée du sol par un complice resté dans l’ombre, ou le jonglage bluffant de « boites à cigares » … DOMINIQUE MARÇON Séquence 8 a été donné au Théâtre de Nîmes les 5 et 6 novembre, et au Carré de Sainte-Maxime les 9 et 10 novembre Séquence 8 Lionel Montagnier O Cie Lapsus spictacle À voir les 13 et 14 mars au PJP (Revestles-Eaux), les 17 et 18 mars au Carré (Sainte-Maxime), le 22 mars à Simiane-Collonges Franck et le silence La Trilogie de Franck, que François Cervantes travaille depuis 1996 (l’année où il est retourné sur les bancs de l’école pour écrire le premier volet, La table du fond), englobe trois points de vue en cascade sur le rapport entre l’école et la famille. Deux acteurs remarquables, Nicole Choukroun et Stephan Pastor, jouent en 3h40 cette performance au plus près du public, où tous les liens psychologiques et les sous-entendus d’une micro société se dramatisent avec finesse et invention. Littérature et théâtre élèvent ici les esprits ; la famille symbolisant le poids, accablant, d’une libération obligatoire. Et silencieuse. Tout part de la disparition de Franck que sa mère Sylvie, pourtant morte d’inquiétude et de solitude depuis 3 jours, ne déclare pas, ni à son père absent ni aux autorités. L’élève de 4 e ne rentre plus à la maison mais continue d’aller à l’école, son refuge : « Il est heureux au collège » assurent les profs qu’elle rencontre pour savoir ce qu’il y vit. Pour connaître ce fils qui « fabrique du silence », a rempli le vide de sa vie mais lui reste inconnu. Et qui trouve dans les études son salut. Logique puisque « l’école est faite pour apprendre à quitter ses parents » entend-on ! Vertu de l’instruction, nostalgie de l’enfance, effritement des idéaux, le collégien, qui « a trouvé une autre vie que la vie » en se passionnant pour la littérature, recèle en lui tous les attendus de l’adulte. Dans le second volet, Silence, se jouent les retrouvailles de Franck et Sylvie dans un bar où l’élève se réfugie. Pour lire. Le public assiste au choc de conscience d’une mère sans mots qui redécouvre son enfant. La rencontre a lieu certes (« redis-moi que tu es vivant ») mais le dialogue fragile, les liens familiaux comme inopérants. Franck reste muet, délivré « du mensonge des adultes qui lui avaient fait croire qu’ils pouvaient être des parents » par les livres. Dans Le soir, l’intrigue est douloureuse, le drame patent. La maison des parents, étouffante, où tout y est étriqué, abrite le théâtre d’une distension entre deux personnes absentes l’une à l’autre. Les corps s’évitent, tombent, se blessent. Père carriériste, mère à côté de sa vie, s’affrontent entre les mots et les non-dits, la communication ne faisant qu’entériner l’échec. « Franck est enfermé dans le silence », hurle Erick, le père, « les livres n’ont rien à voir avec la réalité, c’est le contraire de la vie ». On comprend pourquoi le fils s’y tapit. DE.M. La Trilogie de Franck s’est jouée au théâtre des Halles, Avignon, les 7 et 8 novembre. À venir du 4 au 22 février Plateaux de la Friche, Marseille 04 95 04 95 95 www.lafriche.org a
tprt r sMS71117 Pk } LA#fni[fi#DlIüI144ELrn L'ART DE LA PERFORMANCE LES BALLETS L [OMPAG+IiE DE MONTE CARLO r4u TOM Ne 20 Zair EARLY WORMS, TR IS HA BROWN oAHCECOM PMI Y mardi 12 et mercredi 13 novembre THÉATRE JOLIETTE-MINOTERIE SAD SAM REVISITED MATIJA FERLIN jeudi z8 el vendredi/9 novembre, performantes du 28 novembre au 7 décembre, installation O11 LIEU d'EXPOSITION POUR L'ART ACTUEL en coproduction avec Marseille-Provence 2013 Ca pilale europée Fine de la culture CINEMA AUTOUR OE TRI SHA BROWN FILMS INÉDITS liardi3t ; cicredi y d&embre FRiCH E LA BELLE DE MA1 FEUX CNORJf6RAPHIQ+JFS RÉMY HÉRITIER ET LAURENT PJCNAU6 vendredi 6 et samedi 7 déccrrr brc FRICH E LA BELLE DE MAI informationsrtservatiors 04 9 5 04 96 42 infonmarseil le-abjectif-danse.prq nwrseille-objectif-danse.prg SA I[tHAN 6#ZF {#P DATAR WEST QUE TG PROTÈGES QUI SERA PERFORÉ) CHRISTIAN RIZZO jeudi 12 e [vcrldredi dfcembrc VILLA MiDLTERRANEE CA RM EN/SHA KESPEARE OLGA MESA ET FRANCISCO RUIZ DE INFANTE mercredi VS et jeudi 19 d Membre FRICHE LA DELLE DE MM NORS PIE » UUT PIPJ ; `SJEJVT SOFIA DIIAS ET VITOR R0211 mercredi t8 et jeudi 19 décembre FRICHE LA DELLE DE MAI SSE, pOISfTIf 04118114171. (Of GRAN }E4N-PlRISTOPHE fuOr II : T{Fihlfil)YSKI i`17 1. I ? : n., L'tRCHESiRE #fIJLHARM9i1IOUE DE f ? UN1E. CAP I ci I J:I61 " ; ar ; NILOUkS IlKICH41 II mR:I ALiSIR LA11Mn4 PA#WIJPpE6lfn10TEL +, e:l I- 013MIlIIWJE ORkILOT GRIMALD1 FORUM DU 26 DrC 2013 AU 5 JAN 2014 00377 99 59 30 00 Vdti4rW,EiALLETSDEMOhITECARE.O,COM PRI IPhIFTE. MON/.CO 177.= I ; OI.d.:X N Î 111 E 45 : le, 5 #- Parvis MA RS E I Ir L E la Maison Carrée sam 30 nov a film 1 décernbre bijou mobilier luminaire 10 0, décoration objet insolite (- céramique vêtement peintu ic M "/Moger : - Cours J Sarnl i dim B déceitre `w. Mellite r "I édition l'- 3



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