Zibeline n°67 octobre 2013
Zibeline n°67 octobre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de octobre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,0 Mo

  • Dans ce numéro : une culture citoyenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 66 - 67  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
66 67
66 A U PRO G R A M M E A RT S V IS U EL S L’architecture à trois bandes À la Friche la Belle de Mai, l’Université d’Été des CAUE a réuni 300 professionnels de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement. L’occasion d’échanger sur le thème « Culture, débat, territoire » en présence de sociologues de l’architecture, de critiques, de philosophes, de politiques… de promouvoir les outils et actions pédagogiques communs, et décerner « Un Point 13, Grand prix départemental de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage des Bouches-du-Rhône » devant le public invité également à voter. Trois bonnes raisons donc, à l’heure où leur financement est fragilisé : depuis le 1er mars 2012, celui-ci correspond à la part départementale de la taxe d’aménagement dont le taux est fixé par les conseils généraux. Sauf que si les CG disparaissent, qu’adviendra-t-il de la taxe… et donc des CAUE ? Pour l’heure, l’esprit était à la parole libre. Sur 85 candidatures provenant de 34 communes urbaines et rurales, 16 ont été présélectionnées et 9 retenues pour le vote final après découverte des projets sur site. Au côté de Matthieu Poitevin, lauréat du Grand prix Un Point 13 avec François Chaslin et Frédéric Vigouroux MGG-Zibeline Frédéric Vigouroux, président du CAUE 13 et conseiller général délégué à la ville, maire de Miramas, le critique d’architecture François Chaslin invita les débatteurs à ne retenir « ni catégories, ni critères qui seraient de fait restrictifs », précisant au jury « que les débats seraient difficiles car ils se feront devant les porteurs de projets ». Ce qui prêta, en effet, à de vifs échanges sur les rôles respectifs des CAUE et des agences d’urbanisme, l’évolution des demandes des habitants vers plus d’écologie et d’économie d’énergie, la spécificité de Marseille « qui a des ambitions architecturales alors que cela n’a pas toujours été le cas » … Dans la salle, les réactions se firent à chaud quand le jury releva la pertinence et l’intelligence d’un projet ou en égratigna un autre soulignant les manques, les erreurs, la « banalité de la réalisation dépassée, voire surpassée » … Bref, partant du principe que Un Point 13 récompense un projet qui « transforme sans révolutionner, tout en changeant », le Grand Prix a été attribué à la salle polyvalente aubagnaise Les Cailloux (ARM Architecture, Matthieu Poitevin et Pascal Raynaud), deux Prix spéciaux ex-æquo à la Place-Passerelle des Aires (Corinne Chiche et Éric Dussol) et au théâtre de verdure Le Vallon de l’Escale (Jean-Michel Fradkin, ALEP paysagiste) pour la seule commune de Saint-Estève-Janson, la Mention spéciale à La Grange du père à Aubagne (extension d’une maison d’habitation, MJ architectes-Marielle Camoin et Jonathan Inzerillos architectes). Le Vallon de l’Escale remporta également l’adhésion du public avec 217 voix. Hors catégorie, le Prix de l’effervescence culturelle fut décerné à la Friche la Belle de Mai et sa crèche comme « expression du lieu culturel contemporain ». Matthieu Poitevin et Pascal Raynaud étaient encore à la fête ! MARIE GODFRIN-GUIDICELLI L’Université d’Été des CAUE s’est déroulée du 18 au 20 septembre à Marseille www.caue.fr Le petit théâtre de Mister G Après une rétrospective aux Rencontres d’Arles, la galerie Detaille offre à Gilbert Garcin sa première exposition monographique à Marseille. Il était temps : le jeune photographe, qui a commencé sa carrière à 60 ans, est né en 1929 à La Ciotat ! Depuis la découverte du photomontage, chaque image autofictionnelle défie le principe de réalité, tourne les situations en dérision, raconte le monde tel qu’il l’imagine ou le rêve, combine gravité et humour avec une candeur savoureuse. On est dans l’illusion d’optique, le rébus poétique, comme si par un extraordinaire hasard on trinquait au bar avec Prévert, Folon et Tati réunis... Dans l’ouvrage Faire de son mieux, Yves Gerbal perce une part du mystère qui entoure le photographe et son double, Mister G, mis en scène dans des situations cocasses, absurdes, saugrenues : c’est sa « simplicité visuelle désarmante » doublée d’une « efficacité sémantique redoutable ». Ce que l’auteur nomme avec déférence « une sorte d’artisanat ludique » quand d’autres y voient un bricolage désuet, un collage à grosses ficelles… Sans oublier son humour ravageur qui a valu à Gilbert Garcin, parfois, d’être raillé « dans certaines coteries artistiques » … Mais, on s’en douterait, le photographe n’en a cure qui démolit sa propre statue dans Work in progress ou manque de tomber de La tour de Babel ! Ses images désarmeront les esprits les plus récalcitrants par la seule écriture romanesque des titres : La mécanique des couples (un couple patine en sens opposé), Le dessous des choses (il soulève un voile blanc aux dimensions infinies), La dernière ligne droite (courbé en deux, il trace au sol une énième bande noire). L’esprit libre de Gilbert Garcin aime prendre le contre-pied du bien photographiant comme Marie Darrieussecq aime prendre le contre pied de la poésie classique en lui consacrant huit haïkus aussi Exposition de Gilbert Garcin à la galerie Detaille, 2013 MGG-Zibeline réjouissants qu’une pochette surprise ! La même gravité facétieuse les réunit. M.G.-G. À voir Utopies en noir et blanc jusqu’au 7 décembre Galerie Detaille, Marseille 8 e 04 91 53 43 46 www.galeriedetaille.com 4, À lire Faire de son mieux Photographies Gilbert Garcin Textes Yves Gerbal, Marie Darrieussecq Filigranes éditions, 30 € Le 2 e tome Lorsque le vent viendra paraitra à l’occasion de Paris Photo (14 au 17 nov)
Feu de consolation On pourra regretter infiniment le Musée César que Marseille ne possède pas, faute d’avoir su à temps retenir les œuvres que le sculpteur voulait léguer à sa ville… Mais on peut aussi profiter de l’exposition qui lui est actuellement consacrée, réduite mais regorgeant d’œuvres passionnantes, celles que Marseille possède encore, ou que le Frac, et quelques collectionneurs privés, ont prêtées. D’autant qu’elle est à a fois fluide et pédagogique dans son parcours, et parsemée de chef-d’œuvres. Le rez-de-chaussée du Musée Cantini déroule donc chronologiquement une trentaine de ses œuvres, montrant comment sa manière a évolué, même s’il a toujours joué avec le feu et la fusion. Les premiers fers soudés révèlent comment, tendant vers une facture somme toute classique, le sculpteur aimait jouer avec sa matière première, composant un tout regorgeant d’objets encore identifiables… Plus attendues ses compressions de voitures, mais aussi de torchons, qui composent des tableaux étonnants et ont.4.4%% ad, Le pouce, 1965, bronze poli, 183x103x83 cm, acquisition de l’état à l’artiste en 1975, attribution à la ville de Marseille en 2008 [mac] Musée d’art contemporain Marseille Le pouce, 1965, bronze poli, 183x103x83 cm, acquisition de l'état à l'artiste en 1975, attribution h la ville de Marseille en 2008 (mac] Musée d'art contemporain Marseille interrogé en leur temps notre consommation de masse, et notre production de déchets. Les expansions signent tout autant l’inventivité infatigable de l’artiste, excroissances posées là, vernies et maitrisées, coulures verticales ou monstres post-apocalyptiques étalées au sol. La dernière salle est consacrée aux empreintes humaines, le pouce bien sûr, la main de Gaston Defferre aussi, comme un étrange portrait de notable. Un pouce en cristal de Baccarat vient rappeler que le maître aimait aussi signer des séries, et gagner de l’argent, jouant de la célébrité méritée qui lui permettait aussi de vendre à la chaîne dans la dernière partie de sa vie… AGNÈS FRESCHEL César à Marseille jusqu’au 14 janvier Musée Cantini, Marseille 04 91 54 77 75 www.marseille.fr De l’Art ? BanquÔ ! Il est rare que les banques investissent autant, et avec autant de pertinence, dans la création. Lorsque la Société Marseillaise de Crédit a rejoint le groupe Société Générale, on a craint que son activité de mécénat ciblé sur les arts contemporains, en particulier régionaux, ne s’amenuise. On avait tort. L’exposition organisée en son siège, avec Jean-François Chougnet comme commissaire, met au jour une petite partie du fonds immense de la Société Générale, et en particulier de sa branche marocaine. La complémentarité avec le mécénat actif de la SMC pour MP2013 est évidente. Beaucoup de photographies, et beaucoup de femmes de l’autre côté de la mer : Lalla Marie Bovo, Cour intérieure, 2008, tirage Ilfochrome, 152x120 cm, Courtesy collection Société Générale Essaydi qui coupe une femme en trois et la couvre de calligraphie au henné, disant son morcellement, Najia Mehadji, qui est passée en quelque années des Fleurs-Flux ornementales à des Volutes abstraites puisant dans le même geste ; Lamila Naji et ses quatre saisons qui renouent avec le principe de la variation… Beaucoup de citations aussi dans cette expo, et de relectures : la Danse de Matisse par Yasmina Alaoui et Marco Guerra, un Tricheur à l’as de carreau par Danica Dakic, œuvres qui toutes deux affichent des contrastes frappants avec les originaux, dans la luminosité, la pauvreté des personnages, la chaleur des couleurs. Parmi les œuvres de la rive européenne on retiendra également les Espectadores d’Alex Pleidemunt, rangées de chaises vides debout comme au spectacle qui théâtralisent les paysages comme Duchamp muséifiait les pissotières ; et la très belle photo en contre plongée d’une cour intérieure de Belsunce par Marie Bovo : ouverte sur le ciel, vivante de son linge suspendu, enfermée comme au fond d’un puits. Une quarantaine d’œuvres, à découvrir en poussant les portes du siège de la SMC entre 9h et 17h. En semaine seulement : cela reste une banque ! A.F. La Méditerranée n’est pas seulement une géographie jusqu’au 31 oct Siège de la SMC, Marseille www.mp2013.fr titoo + # # LA PHOTOGRAPHIE} MAISON BLANCHE #3 FESTIVAL DE PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE ! LLE ZUI3 MAIRIE 910 17 OCT/8 NOV 2013 E S PALiCiKT1AE_MARSEILLE 11 OCT r ♦ Rb 5615 STRAAT GALERIE 21 MQV al CEC 20U pALERIE Y40 g JANI13FEY 2811 w+rw.lapnolographie-maieonhllnchaarg a 1—R sitiele a fir 1:.y A'kV 1611'ROMP M OSE ILL



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 1Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 2-3Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 4-5Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 6-7Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 8-9Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 10-11Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 12-13Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 14-15Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 16-17Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 18-19Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 20-21Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 22-23Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 24-25Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 26-27Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 28-29Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 30-31Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 32-33Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 34-35Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 36-37Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 38-39Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 40-41Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 42-43Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 44-45Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 46-47Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 48-49Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 50-51Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 52-53Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 54-55Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 56-57Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 58-59Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 60-61Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 62-63Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 64-65Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 66-67Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 68-69Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 70-71Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 72-73Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 74-75Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 76-77Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 78-79Zibeline numéro 67 octobre 2013 Page 80