Zibeline n°67 octobre 2013
Zibeline n°67 octobre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de octobre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,0 Mo

  • Dans ce numéro : une culture citoyenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 C I R Q U E R U E Ville occupée Déambulation festive, occupation surprenante d’une ville en prise avec une manifestation artistique qui offre, en son cœur historique, une programmation de qualité : Salon Public. Rendez-vous était donc donné, dans les rues, les cours, et sur les places de Salon-de-Provence, à tous les curieux et amateurs de toute nature, par l’association Karwan et la Ville de Salon. Scellée par un vrai-faux jumelage entre Salon, Ménétreux (faux-vrai village Bourguignon représenté par la Cie OpUS) et Souknine (collectif Éclats de Lune, Maroc), la manifestation prend corps dans l’instant, le ton étant donné : place à l’humour et à l’absurde, les spectateurs consentants que nous sommes seront piégés, bien sûr, mais heureux de l’être ! Dans la Cour Brunon du Château de l’Emperi -le décor naturel campe parfaitement l’action-, la Quermesse (sic) de Ménétreux (Cie OpUS) dévoile ses atours. Les stands sont prêts, une dizaine, les animateurs trépignent, attendant le discours boiteux d’un maire de pacotille et d’un animateur de fête atteint d’une logorrhée rafraîchissante : lapinodrome humain, jeu du tranche-cochon, apparition -oh combien peu La caravane revient au Port Monstre(s) d’humanité Do.M conventionnelle et rafraichissante- de la vierge, lancé de frigo, tiercé de renards empaillés... participez, vous serez couronnés ! Le lendemain, le sujet est gravissime : les puissants de ce monde sont réunis pour donner un sens à notre vie (que les consentants lèvent la main !) : la Cie n°8, dans Monstre(s) d’humanité, révèle une fin du monde enthousiasmante : un méga consortium international fait montre de son pouvoir destructeur lors d’une fin du monde où seuls les puissants devraient pouvoir survivre... Le cauchemar est réjouissant, d’autant que les cadors finissent par s’entretuer de Z Parade Azalai G.0 Parade Azalaï G.C Rendez-vous était donné à 11h sous l’Ombrière du Vieux-Port de Marseille, et il y a eu foule pour accueillir Azalaï, la parade extraordinaire du collectif Éclats de lune revenue en Provence après avoir sillonné le Maroc l’an passé. Un grand soleil d’été indien était présent aussi, ce qui ne gâche rien (contrairement à Salon, lire ci-dessus). Et c’est ainsi que les compagnies françaises et marocaines associées au convoi ont défilé dans une allée de sourires, au rythme des derboukas et de l’accordéon. Leurs marionnettes géantes aux traits expressifs, les beaux échassiers musclés et les véhicules insolites qui les accompagnaient ont eu leur petit effet auprès des touristes et badauds, emportés par une bonne humeur communicative. Le Porte-Folie, semi-remorque conçu par Karwan comme un lieu d’exposition itinérant et livrant une vision des arts de la rue... disons plus conceptuelle, n’a pas fait le poids en terme d’affluence. Le public était manifestement plus enclin à la déambulation festive qu’à l’approche théorique. D’ailleurs, ne serait-ce qu’au niveau de la faune et la géographie, et si l’on en croit certaines expressions d’enthousiasme enfantin grappillées au fil de la parade (« Oh, regarde la vache ! » à la vue d’un gigantesque dromadaire arpentant le pavé du Vieux-Port), pour la pédagogie, il y a encore du boulot. GAËLLE CLOAREC façon absurde devant nous, clouant l’action en beauté lors d’un enterrement de Smartphone des plus hystériques... Heureusement, la perte de repères n’est pas contagieuse... Les intempéries du lendemain ne laissèrent hélas pas de place au collectif Éclats de lune et à sa parade Azalaï, ni d’ailleurs au grand pique-nique de clôture. Ce n’était heureusement pas le cas à Marseille, à lire ci-dessous. DOMINIQUE MARÇON Salon Public a eu lieu du 27 au 29 septembre dans la ville de Salon Le côté obscur de la force Le complexe Gymnase Jeu de Paume GTP a commencé la saison 2013/2014 par des créations d’envergure, toutes largement coproduites. Un luxe dont on espère qu’il pourra se poursuivre… Azimut d’Aurélien Bory, conçu avec les acrobates du cirque de Tanger en résidence au GTP, occupait le grand plateau d’Aix pour un spectacle inattendu. Quarante cinq minutes pour une douzaine de courts tableaux, jamais à proprement parler spectaculaires : les musiciens viennent faire entendre leurs mélismes mélancoliques, une femme accouche infiniment d’hommes tendres, tous s’entassent debout serrés dans un sac… Sur le grillage du fond de plateau ces corps si performants grimpent sans frémir, dessinant des lignes obliques, des échafaudages, des colonnes et des entassements, jamais dans la pirouette ou le périlleux. Le tout dans une pénombre calculée qui ne laisse voir que les mouvements, les muscles, l’effort sans visage et sans douleur. C’est sombre, certainement trop court, un peu vain peut être… mais indéniablement très beau ! Et cela emmène le cirque ailleurs, vers une rêverie plastique, mystérieuse comme les rêves dont on a perdu la clef. AGNÈS FRESCHEL Azimut s’est créé au GTP du 20 au 27 septembre Aglae Bory La parade Azalaï a défilé à Marseille les 5 (Estaque) et 6 octobre (Vieux-Port)
Et sous la chrysalide ? Lieux publics voulait métamorphoser la ville. C’est-à-dire lui révéler sa seconde nature sous la peau. Le changement c’est maintenant ? Arpenter Cela a commencé avec les projections de KompleXKapharnaüM le 20 septembre, des images muettes sur les murs, visages d’habitants interrogatifs, comme curieux de ce qui allait venir. Un peu trop discrets, sans doute, pour que l’interrogation se répande. Sur la Canebière, le dimanche, une table immense, bruissante et partageuse, et des interventions d’artistes par séquences de 20 minutes et hop, on change, on passe de Franck Manzoni essayant de susurrer subtilement les premières pages de la Recherche du temps perdu -et parvenant un instant à retenir l’attention de tous- à des pots de fleurs, des animaux de basse-cour, un violoncelle, un conteur. Ça met de la vie, et même s’il est difficile d’y être subtil, le soleil est là. Changer Acte II. Les propositions s’ancrent à la Gare Saint Charles, sur l’aire du départ. Descentes d’escaliers, nombreuses, forcément inégales. Guinguette improvisées, où on attend, pas longtemps, entre les propositions qui fleurissent. Sur le quai N, des transats et des casques. Pierre Sauvageot a composé une pièce électroacoustique qu’il diffuse dans les oreilles particulières et collectives, à chacun et à tous. Les mots de Cendrars -La prose du transsibérien- reprennent les phrases du Sacre du printemps composé la même année, il y a cent ans. Tout y est ! Les agrégats sont remplacés par des bruits ferroviaires, des consignes de gare suivent les lignes mélodiques, les pays sont traversés par leur langue, toute l’œuvre défile, et on part ! Entre le plaisir de la reconnaissance et la surprise simple de la transformation des instruments en sons, en mots, un beau voyage… Construire Le troisième acte est une apothéose ! Avec la construction d’une ville éphémère sur la proposition du plasticien Olivier Grossetête, qui a déjà œuvré, plus modestement, dans notre région à Martigues et Aubagne. Avec d’abord des plans, dessins préparatoires, deux tonnes de cartons, des kilomètres de rubans adhésifs. Les ateliers en amont pendant le mois précédent ont permis la construction des parties élaborées des structures, puis leur stockage dans des entrepôts de La Poste, partenaire de la manifestation. Près de 70 écoles, centres sociaux, centres d’insertion et de formation adultes, et un grand nombre de bonnes volontés spontanées estimées à La ville éphémère Agnès Mellon près de 8000 personnes, ont ainsi participé. Le 2 octobre a eu lieu La première danse, spectacle participatif, Sirène de rentrée. Le rituel urbain sur la place de l’Opéra tous les premiers mercredis du mois depuis 10 ans, est exceptionnellement déplacé pour l’occasion. Sur l’invitation des bénévoles, dirigés au micro par Pierre Sauvageot, les spectateurs ont soulevé les structures de carton sur des valses célèbres. Ça bouge la ville ! Hélas les orages violents dans la nuit du vendredi ont endommagé ces premières réalisations, mais quatre grandes structures ont été reconstruites dans l’allégresse, puis détruites le dimanche sous un beau soleil, enfin recyclées par les Eaux de Marseille Environnement, autre partenaire. Rappeler On pouvait parallèlement visiter The City speaks au PavillonM, exposition du British Council. On y découvrait comment les différentes communautés accueillies dans une ville contribuent à changer son image et à marquer son âme. Une ville ne change pas d’un seul coup, et garde trace des passages de tous. C’était aussi l’occasion de voir rassemblées des maquettes des principaux monuments de Marseille, et de rappeler leur histoire. AGNÈS FRESCHEL et CHRIS BOURGUE Métamorphoses a eu lieu du 20 septembre au 6 octobre à Marseille Prochaine Sirène sur la place de l’Opéra le 6 novembre à midi net avec Sur tes gardes, musique de Benjamin Dupé, pour électronique et clarinette basse (voir p.48) www.lieuxpublics.com scène d'Avignon Th'âtre Frafi s es dinniiomu Alain Tuyau Reservations 04 32 76 24 51._._. mi Du 5 au 26 octobre 19'EDITION DU PARCOURS DE L'ART t A AVIGNON an imar, plasticien et scénographe invïté d'honneur Vendredi 18 octobre - 20h30 Lecture au Thè are des Halles L'Atelier d'Alberta Giacometti de Jean Genet Jean-Yves Picq et Alain Timer entrée Libre reservations 04 32 76 24 51 Jeudi 24 octobre — 19h Rencontre avec Alain Timer au Centre Européen de Poésie, rue Figuiere, Avignon animée par Philippe Chauchë entrée libre Vendredi 25 octobre — 20h30 Conference au Théâtre des Halles Les nouveaux réaliste, par Marion DeLecroix entree libre réservations 04 32 76 24 51 THEATRE Jeudi 7 et vendredi 8 novembre - 19h LA TRILOGIE DE FRANCK de Francois Cervantes par L'entreprise neservalions 04 32 76 24 51 C Christophe Rayneud deL,age Programmation 2013-2014 sur www.theatredeshalles.com



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