Zibeline n°67 octobre 2013
Zibeline n°67 octobre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de octobre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,0 Mo

  • Dans ce numéro : une culture citoyenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 É V É N E M E N T S Surcaricaturons féroce ! Julien Duval, que l’on connait comme comédien de Catherine Marnas, Alexandra Tobelaim ou Renaud Marie Leblanc, met aujourd’hui en scène Alpenstock, un texte de Rémi de Vos… Zibeline : Pourquoi ce passage à la mise en scène ? Julien Duval : Un retour plutôt, j’avais fait quelques mises en scènes il y a dix ans. Et je veux rester avant tout un acteur. Mais ce texte m’a tant fait pleurer de rire qu’il fallait que je le monte ! C’est pourtant un texte politique qui fustige l’extrême droite… De façon très politiquement incorrecte ! Mais il allie effectivement ces deux qualités rarement synchrones au théâtre : un comique jubilatoire et fracassant, et une vraie pertinence politique. Incorrecte ? Oui, il est question d’un homme obsédé par la pureté, de sa femme bonne ménagère qui se laisse séduire par un immigré balkanique, du plaisir pris à tuer qui redonne une virilité, du plaisir pris à voir une femme faire le ménage… tout cela dans une surcaricature féroce, des dialogues écrits brillamment, des situations absurdes puisque le mari a beau tuer l’amant il revient toujours, que la surenchère de meurtre Julien Duval Julian Torres Julien Duval Julian Torres va au-delà de l’imaginable, et que l’horreur du propos raciste est si énorme qu’il ne peut que déclencher le rire ! ! Comment dirigez-vous vos comédiens dans cet univers loufoque ? Surtout pas comme des mécaniques. Leurs propos et les situations sont si éloignées du réalisme qu’il faut qu’ils restent collés au réel, sans ironie, jouant au plus près de leur personnages, de leurs sentiments. Sans distance ! Le côté cartoon et film d’horreur est donné par le son, la lumière. Qui sont confiés à l’équipe de la compagnie Parnas ? Oui, c’est la production d’une équipe qui a l’habitude de travailler ensemble… Entretien réalisé par AGNÈS FRESCHEL Alpenstock du 12 au 14 nov La Passerelle, Gap 04 92 52 52 52 le 29 nov Théâtre de la Licorne, Cannes 04 97 06 44 90 www.madeincannes.com les 9 et 10 janv Les Salins, Martigues 04 42 49 02 00 www.theatre-des-salins.fr le 20 mai Théâtre Durance, Château-Arnoux 04 92 64 27 34 www.theatredurance.fr i Happy B1rthday Télémaque ! Télémaque a 20 ans ! Depuis 1994, Raoul Lay, directeur et fondateur de l’Ensemble Télémaque, et compositeur reconnu, crée, diffuse, partage, et aime animer les plus beaux croisements artistiques. Télémaque n’a cessé de créer des passerelles multi-générationnelles, de Georges Boeuf, né en 1937, fondateur du GMEM, au brillant Pierre-Adrien Charpy, né en 1972, compositeur, professeur d’écriture au Conservatoire de Marseille. Après avoir longtemps bourlingué, les Télémaqueux sont fiers de pouvoir accoster dans leur belle résidence, le PIC (Pôle Instrumental Contemporain) sur l’emplacement de l’ancien cinéma de l’Estaque Le Rio. Les trois axes du projet Télémaque se concrétisent enfin pleinement : -avoir une résidence stable pour poser enfin leurs projets multiples et disposer d’une salle techniquement parfaite ; -pouvoir accueillir compositeurs et ensembles de toutes origines : Philippe Festou y viendra avec son Ensemble Yin du 21 au 26 novembre ; -rencontrer le public et le jeune public par des actions multiples (Journées portes ouvertes, concerts-lectures, participation de chorales de collèges à des projets forts…). La naissance du Pôle Instrumental Contemporain à l’Estaque, dans des quartiers Nord si souvent délaissés, honore notre région, même si toutes les tutelles n’ont pas œuvré à sa réalisation. Le PIC a un bel espace de 450 m², 100 places, une structure en bois et une très belle acoustique. Unique à Marseille ! L’inauguration officielle aura lieu le 24 octobre à 18h. Un concert suivra à 19h30 Corpus Fictif, réunissant Berio, Kagel, Aperghis, Lifchitz et Machuel. L’Alhambra accueillera le 25 octobre (14h30 et 20h30), 3 jeunes compositeurs européens (Glowicka, Fiorini, Kobaner) qui poseront leurs riches sonorités Le PIC Agnès Mellon sur les images de Max Linder, le père du burlesque : Bon Anniversaire Max. Le 26 octobre, avec le soutien du GMEM, journée portes ouvertes au PIC à 11h30, 14h30, 17h30 : création de Pôm Bouvier B, Rémanences, suivi du concert Corpus Fictif à 19h30. Autre temps fort le 19 novembre : la Criée invitera 5 musiciens contemporains, avec les Symphonies électroniques des nouveaux mondes : Pierre-Adrien Charpy, Adrian Iorgulescu, Ted Hearne, Martijn Padding, François Narboni, appartenant à la dynamique de l’ECO (European Contemporary Orchestra, 33 musiciens). Entre le cadre d’une œuvre écrite et la trame contemporaine, beaucoup d’instinct, de moments d’improvisations grâce aux instruments électriques, électroniques, aux bidouillages en direct du DJ Performeur/Son Philippe Petit qui peut varier les timbres, les hauteurs, les durées, dans une parfaite énergie collaborative. Le PIC, lieu ouvert sur les musiques d’aujourd’hui à Marseille, finalement mobile et audacieuse ! YVES BERGÉ 04 91 39 29 13 www.ensemble-telemaque.com
Copi au chœur Catherine Marnas prend en janvier 2014 la direction du Théâtre National de Bordeaux. Mais d’ici-là on pourra voir deux de ses créations aux Plateaux, le pôle théâtre de la Friche qui ouvre ses portes le 19 octobre. Avec un opéra de Copi et Alain Aubin… Zibeline : Comment vous est venue cette idée de travailler à deux ? Alain Aubin : On était restés sur un projet inabouti, l’idée de monter Le Frigo de Copi... Depuis je me suis mis à composer, j’ai écrit pour Catherine les chœurs de Sainte Jeanne les Abattoirs, et mon chœur a pris de l’ampleur. Donc on a voulu retrouver Copi, monter cette pièce chorale, en vers, qui me semblait faite pour la musique, et pour ma manière d’écrire les voix et les masses. Qui a évoluée : ce n’est pas de la musique de scène, ou des adaptations pour chœur populaire, j’y ai cherché des univers harmoniques complexes, et les phrasés, les mouvements mélodiques s’y sont inscrits par-dessus, dans un second temps. Une pièce chorale ? Alain Aubin : Oui, avec des solistes, des comédiens, de la danse aussi, mais surtout des chœurs. Une centaine de choristes amateurs est impliquée dans le projet, il y a trois chœurs qui se répriment et se pacifient : les hommes, qui sont des révolutionnaires, les femmes, qui cherchent à survivre, et les âmes. Catherine Marnas : El Cachafaz est un danseur de tango mythique en Argentine, un voyou des rues en fait. Copi s’en saisit pour écrire une fantaisie débridée, et son humour sur lit de désespoir est Catherine Marnas et Alain Aubin Dan Warzy d’une grande humanité : il s’agit de faire la grimace à la mort… J’y ai été un peu gênée parce que les femmes y sont conservatrices, puis j’ai compris que justement dans ce contexte de dictature elles voulaient conserver le vivant, d’où leurs erreurs. Ce qui m’intéresse c’est que dans cet univers comique la charge émotionnelle de la musique d’Alain est forte. Je ne crois pas qu’on puisse écrire de la musique comique, elle touche ailleurs, sa grimace a un autre rapport à la mort. La scénographie ? Catherine Marnas : Forcément minimale, avec tout ce monde sur le plateau : les choristes, les comédiens, danseurs, musiciens… Mais c’est une magnifique occasion pour inaugurer le nouveau théâtre de la Friche : un projet participatif, drôle et musical, fondé sur la collaboration entre artistes. Ce théâtre, dont j’ai rêvé, que j’ai vu construire, me manquera. J’espère que mes successeurs auront les moyens de le faire vivre. Ce qu’on ne vous offrait pas ici ? Catherine Marnas : Effectivement. Entretien réalisé par AGNÈS FRESCHEL El Cachafaz du 19 au 25 oct La Friche, Marseille 04 95 04 95 95 www.lafriche.org L’entrée de la Marelle Pascal Jourdana Le grand saut de la Marelle Depuis 2010 la Marelle, dans sa villa installée à La Friche, organise des résidences d’auteurs, des rencontres littéraires mensuelles, et le festival CoLibris. Partenaire actif de la plupart des actions littéraires de Marseille, elle permet que des étrangers (entendez des non marseillais) écrivent sur cette ville, et aide en cela de nombreux projets d’édition. Pourtant la Marelle a failli disparaître comme tant d’autres structures en 2013. Toujours pour les mêmes raisons : il a fallu suivre l’accélération de 2013, l’activité a augmenté de 60%, et les financements n’ont globalement pas bougé : la Sofia (société de reversement des droits de reproduction des livres) qui les a aidé au début a cessé son aide, à peine compensée aujourd’hui par une légère augmentation des tutelles : les Conseils Général et Régional, ainsi que la DRAC, ont augmenté en deux ans de 10 000 ou 5000 € chacun, la Ville muette jusque là est timidement entrée dans le financement en 2013… Les meubles sont donc sauvés et l’activité peut continuer, mais risque de redescendre à son niveau de 2012, refreinant cet élan qui avait permis à tant d’écrivains de produire une littérature inattendue sur Marseille. « Le système des subventions n’est pas adapté à une structure comme la nôtre, explique Pascal Jourdana. On nous demande d’avoir des recettes propres. Comment voulez-vous que des rencontres littéraires ou des résidences d’artistes génèrent des recettes ? » Une tutelle ne pourrait-elle pas prendre en charge les résidences d’écriture correctement ? L’investissement représente peu de choses, et le bénéfice en termes de production littéraire serait immense… AGNÈS FRESCHEL http://villa-lamarelle.fr 11 P É OV LÉ NI ET MI QE UN ET S CULTURE L L E



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