Zibeline n°66 septembre 2013
Zibeline n°66 septembre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de septembre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : la culture... c'est pas primaires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Ces hommes qui font danser 14 É V É N E M E N T S Août en danse a remporté un succès inattendu et mérité… prouvant combien les Marseillais sont friands de spectacles, même en août ! On peut donc programmer des spectacles fin août, et remplir les salles en un clin d’œil… Plus de 10 000 spectateurs ont apprécié les nombreuses propositions. Un franc succès public, et des propositions artistiques très variées, prouvant l’extrême richesse de la danse, de la plus néoclassique à ses formes théâtrales, performatives, amateures, contemporaines. Prouvant hélas que même en danse les femmes se font rares… Quelle régression du nombre de chorégraphEs par rapport aux années 90 ! Anne le Batard (Ex Nihilo), Ayse Orhin (Turquie) et Tzeni Argyriou (Grèce) ont proposé trois pièces, tandis que les hommes en chorégraphiaient une quinzaine… Ce qui n’interdit pas les très beaux moments. Intimes et de recherche, au Klap : si le solo de Samir El Yamni souffrait d’un propos autocentré naïf dans sa mise en mots, la succession de soli proposés par Arkadi Zaïdes (Israël) offrait des moments déchirants de solitude et d’enfermement, et des longueurs… Virgilio Sieni (Trois Agoras) a investi l’esplanade du MuCEM et le Palais Carli avec ses amateures, si touchantes dans leur générosité : dans Ciel mères et filles exposaient leur lumineuse tendresse, palpable, au gré d’un violoncelle léger en pizzicati… Foofwa d’imobilité faisait (très bien !) danser 11 femmes et 2 hommes, dans un décalage franchement drôle entre danse et geste quotidien, montrant, comme un Jacques Demy devenu ironique, l’incongruité d’injecter la danse dans les déplacements ordinaires (Live& Dance & Die). Même autodérision dans son solo, où il s’ingéniait à danser avec une planche de surf… tandis qu’aux Bernardines Thierry Thieu Niang dispensait comme toujours, en duo cette fois, son humanité chaleureuse faite de regards, d’attention et de justes sourires… À l’autre bout de l’échiquier esthétique la Mairie de Bagatelle proposait à son nombreux public, Carmina Burana, Cie Acontretemps Jean-Paul Cotte et Tragédie l’ont confirmé. Avec Élégie il offre au Ballet national de Marseille une pièce aux mille connotations romantiques, plastiques et littéraires, déployant un propos existentiel, comme puisé au fondement de la Création, s’élevant et s’affaissant dans une semi obscurité fascinante… Sharon Fridman, avec le Ballet d’Europe, produit un autre chefd’œuvre, sublimement interprété par les six danseurs. Une pièce où les corps en contact permanent jouent à deux toutes les luttes, les étreintes, les soutiens, les violences qui traversent les couples, ou déchirent en deux les êtres. Là la danse, technique, épuisante, mouvementée, incessante, affirme encore qu’elle est un discours. Sans dire un mot, et sans théâtre, parce que les corps parlent… AGNÈS FRESCHEL Août en danse s’est déroulé du 24 au 31 août à Marseille gratuitement, un temps de danse néoclassique. Avec la Cie Acontretemps, d’un niveau inégal, pour un Carmina Burana convenu mais illuminé par une danseuse sublime (Amélie Appetiti) ; avec le Ballet Biarritz de Thierry Malandain, toujours aussi époustouflant de technique, portant paradoxalement l’émotion au cœur de musculatures exacerbées et froides… pour danser un Amor Brujo (Amour Sorcier) peu enfiévré, mais sidérant ! Chefs d’œuvre Olivier Dubois s’affirme comme un chorégraphe exceptionnel : on l’a vu chez Preljocaj ou Jan Fabre être un interprète visiblement inspirant, et ses premières pièces « indépendantes » affirmaient que sa danse pense, et crée, au-delà du mouvement, un discours. Son Faune(s), puis Révolution À venir Élégie, chorégraphie d’Olivier Dubois (voir aussi p 44) les 20 et 21 sept Pavillon Noir, Aix 04 42 93 48 14 www.preljocaj.org Le premier volet de Dansem, Miniatures Officinae, réserva de belles surprises dans des parcours étonnants au cœur de La Friche sous forme d’une « exposition chorégraphique ». L’itinéraire « pour le dire » fut inventif avec l’explosif Arnaud Saury qui scanda « Et pourtant, et pourtant, je vais te réchauffer mon loup ! » le torse enveloppé d’un T-shirt graffé d’un impertinent I’m a Love Result. Avec Taoufiq Izzediou dont le solo Jadibia laissa un goût d’inachevé et Malek Sebai qui esquissa un portrait sensible du corps féminin vieillissant, et séducteur. Il y eut aussi les invitations à danser de Khouloud Yassine, par son regard insistant et direct, de Imen Smaoui qui se laissa fléchir dans les bras d’un spectateur et de Jean-Marc Fillet qui conjugua avec le public tous les temps de la valse. À contrario pas de surprise avec Fama, le spectacle-performance de La Zouze qui est atteint de la même maladie que ses précédents opus : la vacuité (propos, gestuelle et images : tout n’est qu’artifice), le narcissisme (la planète affolée se regarde le nombril) et le machisme (la femme reléguée à la fiction, talons aiguilles ou nue sur la grève). MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Miniatures Officinae s’est déroulé du 28 au 30 août à la Friche, Dansemvolet 2 aura lieu du 9 nov au 14 déc à Marseille, Aix-en-Provence et Arles Fama est présenté par le Festival de Marseille les 14 et 21 septembre, Cité des arts de la rue, Marseille 15 e www.festivaldemarseille.com Imen Smaoui à La Friche dans La pomme de terre, Miniatures Officinae 2013 MGG-Zibeline
i Enchanter la ville C’est une édition exceptionnelle de son festival d’arts de la rue Salon Public que s’apprête à vivre la Ville de Salon. Coproduite par MP2013, et toujours imaginée par Karwan en étroite relation avec la ville, cette 5 e édition proposera de jeter des ponts entre les deux rives de la Méditerranée, grâce à une rencontre bourguigno-maroco-salonaise unique : l’Office des Phabricants d’Univers Singuliers (O.p.U.S) et sa Quermesse de Ménetreux, et le collectif marocain Éclats de Lune avec Azalaï, parade extraordinaire (voir aussi p18), ont travaillé ensemble en amont de la manifestation autour de « l’invention de nouveaux protocoles de jumelages », entre les villes de Ménetreux, Souknine et Salon-de-Provence, transformant cette dernière en terre d’accueil d’une quarantaine d’artistes. C’est naturellement l’occasion de revisiter les traditions culturelles et les histoires de chacun : entre les « raconteurs de sornettes, machinistes à balivernes […] et astiqueurs de mémoires vives » que sont les artistes de l’O.p.U.S et les poètes transformeurs « de la pénurie en art de vie » d’Eclats de Lune qui réinventent par le biais de leur parade « les jeux d’autrefois que l’on dirait forain d’aujourd’hui », la rencontre est pittoresque et captivante. Acrobates, musiciens, et marionnettistes marocain, que l’on retrouve, accompagnés de comédiens français, pour clôturer le festival lors du traditionnel pique-nique dominical. Entre ces spectacles, d’autres, tout aussi excitants, se dérouleront sur les cours et places du centre-ville : Transports exceptionnels, le corps-à-corps hors du commun d’un danseur et d’une pelleteuse par la cie Beau geste ; les Échappées belles de la cie Adhok, diptyque qui explore avec humour la question du vieillissement ; Monstre(s) d’Humanité, une fin du monde réellement apocalyptique imaginée par la cie n°8 ; la leçon de cirque horticole donnée par l’Atelier Lefeuvre & André Entre serre et jardin ; et la fanfare Jazz Combo Box qui fera le lien entre toutes ces déambulations artistiques… DOMINIQUE MARÇON Azalaï parade extraordinaire Delphine Warin & Marco Salon Public du 27 au 29 sept Divers lieux, Salon-de-Provence 04 90 56 27 60 www.salondeprovence.fr www.karwan.info Ouverture Le CIAM, c’est-à-dire le Centre International des Arts en Mouvement a été fondé en 2012 par Philippe Delcroix et du CIAM Chloé Béron. La ville d’Aix-en- Provence l’installe au domaine de la Molière. Sur cet immense espace, deux constructions en dur (750 m² en tout) et des chapiteaux montés selon les besoins des spectacles, disséminés selon un parcours précis dans un grand parc paysager. Installation « semi-pérenne » de toile et de bois, un chapiteau pédagogique se dresse, correspondant aux quatre axes de travail et de réflexion qui président à la conception de l’ensemble : Découverte, Transmission, Création et Diffusion. En effet, cet énorme complexe dédié aux arts du cirque ne veut pas se réduire à un lieu de spectacles, mais un espace où les artistes peuvent se former, échanger, créer. Pratiques professionnelles et amateures, rencontres avec le public, workshop s’articulent dans une vaste palette d’activités qui permet au public non seulement d’apprécier les temps forts des spectacles, mais aussi de s’initier intelligemment à cet art si multiple. École de pratique amateur pour les enfants et les adultes, classe étoile, similaire à un conservatoire, initiation tournée vers les scolaires l’ancrent dans le territoire. Compagnies locales et nationales ont la possibilité de s’y rencontrer, d’être accueillies. La mutualisation des coûts répartis entre Aix et le Pays d’Aix autorise cette ambition. Coup d’envoi, du 25 au 29 septembre, avec Jours [et nuits] de cirque(s) : un véritable « village de cirque » sera monté avec cinq chapiteaux dans lesquels on pourra applaudir la compagnie Akoreacro et sa dernière création, Klaxon, CIRCA, où des danseurs australiens mêlent danse contemporaine et jonglerie, les Frères Forman sous leur chapiteau Obludarium (voir p50), la magie du collectif 14:20 et une nuit du cinéma en lien avec l’univers du cirque. Sans compter la dimension pédagogique toujours essentielle à la démarche du CIAM. MARYVONNE COLOMBANI du 25 au 29 septembre Domaine de la Molière, Aix-en-Provence 09 83 60 34 51 www.artsenmouvement.fr Circa Justin Nicolas 15 P É OV LÉ NI ET MI QE UN ET S CULTURE L L E



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