Zibeline n°65 jui/aoû 2013
Zibeline n°65 jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 17,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... économie et culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Yvan Salomone, 0558_1005_demoiselles, 2005.coll.Frac Paca Jean-Jacques Rullier, Fragments de la coexistence des mondes, vitrine sur le site de Saint Blaise, 2013C.Lorin-Zibeline 32 A U PRO GR A M M E E X P O S IT I O N S Un peu plus loin Trois artistes et quatre propositions interrogent notre appréhension et les représentations d’un territoire moins repéré que celui des grandes métropoles voisines. Le Pays de Martigues existe-t-il vraiment ? Parmi les problématiques soulevées dans le projet Ulysses initié par le FRAC PACA, la question du territoire constitue un enjeu majeur. Quatre artistes y répondent selon leurs modalités singulières et plusieurs œuvres inédites dont un drôle de film à propos d’un pont… Au Centre Fernand Léger à Port-de-Bouc dédié aux pratiques amateurs d’arts plastiques, Yvan Salomone expose une sélection de ses Aquarelles de la collection du FRAC PACA. Avec les potentialités d’une technique qui permit à Cézanne de renouveler le genre du paysage et initier l’art moderne à partir d’un territoire et d’un motif uniques, ses peintures issues d’un protocole immuable renvoient moins à des sujets précis qu’aux images que nous pourrions avoir du territoire industriel, portuaire ou plus naturel, pour renvoyer aux alentours du lieu de présentation, Port-de-Bouc, entre opacité et transparence, figuration et typologie mentale. Au musée Ziem et sur le site archéologique de Saint Blaise à Saint-Mitre-les-Remparts, Jean- Jacques Rullier suscite notre réflexion en demi-teintes. Fragments de la coexistence des mondes, ce sont dix avatars scientifiques de vitrines inventées en résonnance avec le site, les méthodes et les finalités archéologiques. Que gardons-nous ? Dans quelles visées ? Pour quel interlocuteur ? Que représentent-ils d’une société ? Verrerie vernaculaire, petits soldats ou barrières et murets en plastique… supputent un statut d’objets comme traces d’une archéologie réinventée. Le travail plus subtil tant par la technique du dessin que par les extrapolations qu’il suggère, se découvre dans la salle des exvoto du musée Ziem. Le Glissement des croyances rend compte de voyages réels et ré-imaginés de l’auteur en illustrateur ou cartographe humaniste comme en témoigne cette carte de Jérusalem détaillant les différents quartiers répartis selon les trois religions monothéistes coexistant sur un même espace. Considérant un seul lieu -le pont levant de Martigues filmé en plan fixe depuis la salle de vigie dans le cycle naturel d’une journée-, Fabrice Lauterjung ouvre à l’universel, porté par la complexité de la mise en œuvre. Narrations parallèles (histoire en sous-titres à propos d’une langue qui n’existe pas), décalées, plans fixes contre mouvements du monde extérieur vu à travers les vitres de la cabine ou transmis par les écrans de contrôle, temporalités disjointes, réalité distendue entre intérieur et extérieur, objectivité des images/déréalisation via la transmission télévisuelle. Amer (repère) pour les marins œuvrant sur la petite mer de Berre car postée sur la colline, la chapelle (dite des marins) dans laquelle est projeté Et quand il eut passé le pont se fait vigie aveugle, abri d’un regard intériorisé tourné vers le dehors. Au passage d’un bateau entre deux mers, clivage et lien entre deux rives, le pont s’ouvre et se referme sur de multiples (ir)réalités que n’épuisent ni le langage ni les images, vers d’autres rives, à partir d’un simple huis clos. Les œuvres présentées ici rappellent sous leurs formes poétiques qu’un territoire n’existe pas en lui-même. Il est celui que nous nous en faisons. CLAUDE LORIN Escale sur la petite mer jusqu’au 13 octobre Musée Ziem, Martigues 04 42 41 39 50 Notre-Dame de la Miséricorde, Martigues 04 42 44 35 62 www.ville-martigues.fr Site archéologique de Saint-Blaise, Saint-Mitre 04 42 06 90 61 www.paysdemartigues.fr Centre Fernand Léger, Port-de-Bouc 04 42 43 31 20 www.portdebouc.fr
Ça c’est le bouquet ! La ville d’Istres a passé deux commandes à Daniel Buren dans le cadre de la restructuration de son centre ville. L’ancienne Pyramide rouvre en espace d’exposition avec une proposition éphémère typique de l’artiste. Enthousiasme mesuré en attendant la suite, celle-ci pérenne L’art peut servir l’image des puissants, des collectivités publiques notamment, sollicitant un grand nom et/ou une grande œuvre ? Parfois plus que l’œuvre c’est le (re)nom qui compte… Les jeux d’eau et de remises en forme ont définitivement cédé la place sous les charpentes obliques de la Pyramide istréenne. L’espace privé puis municipal en déshérence languissait entre une sérieuse remise en état, son éradication ou une redestination de sa fonction. C’est désormais chose faite sur les propositions de Daniel Buren dans le cadre de son intervention éphémère commandée par la ville. Structures aquatiques et de gymnastiques rasées, bassins comblés. Place nette pour un gigantesque palais des glaces. Car le miroir c’est pratique. Ça reflète, déforme, chacun y voit ce qu’il peut, se déplace et se contorsionne cherchant un point de vue surprenant, les combinaisons possibles de mise en abyme, pour petits et grands. Effets photogénique et photo-souvenir garantis -ou pour les plus érudits la rue pavoisée du 14 juillet de Monet si on inclut les tôles colorées de la toiture. Portée superficielle ? Avec l’énigme contenue dans le titre de l’installation, l’artiste titille l’intelligence du visiteur attentif. « 5 couleurs moins une » L’amusement premier se transforme en jeu de piste visuel. Il faut donc lever les yeux vers la verrière rayée de couleurs transparentes. Alors que Daniel Buren contrarie franchement l’oblique de l’ancienne structure– « ici j’ai vraiment travaillé contre le lieu » - avec quatre panneauxmiroirs monumentaux en face à face, il conserve cependant la coiffe triangulaire zénithale y ajoutant de la couleur (il a été peintre). Bleu, jaune, rouge, magenta, blanc (le translucide sert d’intervalle neutre) et vert. Sitôt la réponse obtenue, un sentiment de satisfaction amu-sée et éphémère vous envahit. Nonobstant, que reste-t-il de cette expérience si ce n’est un plaisir rappelant celui éprouvé dans un palais des glaces (que ne reniera point l’enfant qui sommeille en chacun) à cinq euros l’entrée ? La seconde œuvre qui occupera le parvis du nouvel hôtel de ville sera pérenne et gratuite. Mais l’artiste se plait à gérer la surprise. Ce sera pour la rentrée… ludique ? C.L. Daniel Buren lors de l'inauguration de Un bouquet 5 couleurs moins une, Istres 2013 D.Lorin-Zibeline Un bouquet : 5 couleurs moins une, travail in situ jusqu’au 31 décembre La Pyramide, Istres www.istres.fr/mp2013 1(OVVELLES ECiTVRES. SCENIQUES DII 5 AU 16 OCT 2013 théâtre d'Arles Scène conventionnée pour des écritures d'aujourd'hui Pôle régional de développement culturel Pifs - un musk ric' ! Le GdRA— CRÉATIONI Ey, GOB SQUAD & CAMPO 1Nungt'SATCHIE NORD — CRÉATIIINI ; emu G Umlaut' : SATCHIE NORD/BLITZ THEATRE GROUP/:art MICHEL SCHWEIZER - CRÉATION wwvv.theatre-url e5.Ca m Envoi du programme sur simple demande au, - 52 51 !



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