Zibeline n°64 juin 2013
Zibeline n°64 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... cerveau indisponible.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 92 - 93  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
92 93
Un Pont jeté au-dessus des frontières 92 P A TR I M OI N E Depuis des années le Pont du Gard s’impose en lieu de mémoire mais aussi en creuset culturel bien actuel. Pourtant, lorsque Zibeline rencontre Paolo Toeschi, directeur de l’Établissement public de coopération du Pont du Gard (EPCC), celui-ci sort, indigné, d’une réunion avec un élu. Qui lui demande la gratuité totale de l’accès au site… Zibeline : Pourquoi cette gratuité n’est-elle pas envisageable ? Le Pont du Gard est avant tout un lieu de coopération culturelle. Il apporte une vraie richesse au territoire, grâce au monument lui-même évidemment, mais aussi par ses 180 hectares mis en valeur avec le parcours Mémoire de garrigue, les aménagements des rives du Gardon, ses musées… il s’agit d’un site exceptionnel, inscrit depuis 1985 au patrimoine mondial de l’Humanité et labellisé Grand site de France : une double référence, nationale et internationale, dont seul le Pont du Gard peut se prévaloir ! Une contribution est normale pour accéder à un établissement de cette ampleur, conçu comme un tout. On ne peut pas dire qu’elle soit excessive, 18 € pour une voiture pleine, 3 € par personne pour les groupes… Bien sût le Pont du Gard n’est pas un lieu de consommation, et nous voudrions l’offrir. Mais le site occasionne une multitude de frais, ne serait-ce que ceux liés à l’entretien des 180 hectares, aux dégradations naturelles… Le Pont du Gard s’autofinance à 76%, nous ne pourrions le faire vivre, ou même l’entretenir, sans la contribution, somme toute normale, des visiteurs. La fréquentation ? Nous accueillons 1 300 000 visiteurs par an, ce nombre n’a cessé de croître, sur les espaces aménagés aussi. Le droit d’entrée ouvre à toutes les activités proposées (il fut un temps où il fallait payer chaque animation !). Le public est constitué à 80% par des familles, avec 60% de français et 40% d’étrangers. Et les écoles ? 60 000 enfants sont venus l’an dernier dans le cadre scolaire, gratuitement. Nous effectuons un gros travail avec l’éducation nationale, concevons des fiches pédagogiques, des pré-visites, des animations spécifiques, adaptées aux différents âges, des parcours thématiques… Nous entrons ainsi totalement dans notre rôle d’établissement public, qui a pour vocation d’éveiller les esprits. Il ne s’agit pas de parler de gains financiers, l’éducation ne se mesure pas à l’aune de la rentabilité. Une société tolérante et ouverte passe par l’éducation. Et le regard de tous ces enfants a quelque chose de formidable ! La recherche et la formation s’inscrivent aussi dans les missions d’un Établissement Public. Qu’en est-il du Pont du Gard à cet égard ? Des chantiers école travaillent à la mise en perspective du site dans le cadre du programme Chemins de l’Histoire du Sud de la France. Nous travaillons Groupe F Thierry Nava aussi avec des écoles d’insertion : le but est de former des jeunes au travail de la pierre. Pour ce qui est de la recherche archéologique nous avons rouvert des chantiers de fouille sous l’autorité de la DRAC, par exemple celles de la grotte Salpêtrière (plongée dans le Paléolithique supérieur méditerranéen). Nous menons également des expertises régulières de l’état des pylônes du pont, qui souffrent de l’érosion provoquée par le Gardon. Quelle est la place de l’art contemporain dans une institution patrimoniale comme le Pont du Gard ? Il y a en effet une controverse entre art contemporain et patrimoine. On peut parler d’une certaine esthétique de la surprise pour les visiteurs qui ne s’attendent pas à trouver de l’art contemporain dans un lieu antique. On peut s’en réjouir, comme les gens sont surpris, on en parle ! J’ai souvent remarqué que les enfants y étaient particulièrement sensibles, sans doute, parce qu’ils n’ont pas d’a priori culturel, et ils offrent un regard neuf dans lequel ils entraînent leurs parents. Il serait ridicule d’opposer les arts ; l’aqueduc s’est ouvert à de nombreuses expositions, nous avons eu l’an dernier Dezeuze, Saytour et Viallat… Vous mettez aussi le site en spectacle… Oui, il est essentiel pour nous de renouveler les activités, de surprendre, d’émerveiller aussi le visiteur. Nous ne sommes pas le seul site exceptionnel dans le monde et nous sommes obligés de nous remettre en question pour attirer le public et aussi conserver le label de Grand site de France et même l’inscription au patrimoine mondial de l’humanité. Rien n’est jamais gravé dans la pierre, même ici ! D’où votre implication dans l’anniversaire des 30 ans des FRAC… Cet anniversaire m’a fait accepter le principe de l’interface entre les deux régions, Languedoc-Roussillon et PACA, et le Frac de Bretagne partenaire de l’opértion. Il s’agit de promouvoir la culture du Grand Sud. La bonne entente entre les deux régions méditerranéennes est un véritable enjeu. Quel beau symbole du Pont pour les réunir ! Les échanges sont nécessaires absolument. D’ailleurs c’est un petit clin d’œil à Marseille Provence 2013 que d’avoir pris comme parrain cette année le groupe IAM. Nous sommes un lieu privilégié pour recevoir des manifestations des arts vivants, le cirque (même si le temps d’avril n’a guère été clément !) avec le Pôle National des Arts du Cirque, le Frac, le Cratère (scène nationale d’Alès), les ATP d’Uzès, le Groupe F… Et pour créer le lien entre PACA et Languedoc Roussillon, qui ont tout, culturellement, pour s’entendre ! ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARYVONNE COLOMBANI
CHARLIE JAZZ FESTIVAL'2013 Neiges d’antan M.C Pour leur quatrième édition, les Journées nationales de l’Archéologie permettaient au public de découvrir des chantiers de fouilles, des expositions, des conférences, des animations, des archéobalades, des rencontres avec des archéologues, des ateliers ludiques ouverts aux plus jeunes, histoire de toucher au plus près la matérialité de ce que l’on n’étudie que d’une manière lointaine, lorsque le sujet ne disparaît pas des programmes d’histoire. Passionnante pourtant, cette étude mobilise de nombreuses qualités d’observation, de déduction, de prudence, d’humilité, de patience, nécessitant la convergence de domaines aussi différents à première vue que les sciences physiques ou la biologie et l’histoire, oblige à contextualiser, bref, le début de la sagesse… En région PACA, 30 communes accueillaient l’évènement. Certes, il y avait les grandes structures comme le musée bleu d’Arles qui présentait en avantpremière les prémices de l’exposition du chaland du Rhône, les fouilles de la colonie antique de Forum Julii de Fréjus, les fouilles préventives au métro Bougainville à Marseille… Mais de petites merveilles se découvrent partout. Ainsi à Brignoles, les archives, outre une intéressante exposition sur le contexte archéologique de la ville, de la protohistoire à l’époque médiévale et aux graffitis du XIVe, proposaient une visite qui ouvrait de larges perspectives. Initiation à la préservation, au classement : série BB (délibérations), EE (affaires militaires)… Les imposants volumes (plus de 30 cm d’épaisseur) des anciens cadastres depuis le XVe siècle alors que la notion de parcelle n’existe pas encore, voisinent ceux du début du XIXe qui ont connu la révision napoléonienne. Les délibérations municipales depuis 1387 attendent d’être compulsées, de même que plus tardivement les journaux assemblés en volumes et qui donnent une bonne idée de la vie quotidienne, à partir de 1893. Bien sûr, il y a les registres paroissiaux puis l’état civil, les cartes, jalousement gardées, qui présentent les trois époques des remparts de la ville, s’élargissant en cercles concentriques du XIe, au XVIe. Puis, Anne-Flore Viallet, responsable des archives, enfile une paire de gants blancs et dévoile l’imposant rouleau du parchemin de 30 mètres (XIVe) avant d’ouvrir le coffre-fort où se trouve le livre rouge… Rien de maoïste ! Il s’agit du recueil des privilèges de Brignoles de 1294 à 1554. Pour l’anecdote, il est transcrit livre vert… Enfin, Maeva Guerlava faisait découvrir les fouilles préventives et les diagnostics de fouilles au collège de Brignoles et au voisinage de l’ancien couvent des Ursulines. La mémoire rencontre alors le problème matériel non seulement de son coût, mais des implications dans les modifications des lieux existants pour son exhumation. L’archéologie s’avère un sujet bien contemporain ! MARYVONNE COLOMBANI Les Journées nationales de l’archéologie se sont déroulées du 7 au 9 juin M.C FOI iTBLANC= =E VITROLLES S, 6 & 7 NILLET VFNIJRE.I] [7tf[GL6T LES O]G.N 0[Q5 MEDrrEDIUMEMI CHAR= arbcF3WTq4 SRMLL".I 6 JUQ.LIEF MARCEL ET SOLANGE LA F.P.I9FARE PaCOASIO[+i AYTD[dE[.LO SALES - FARMED BOSSO =AML MAA1Xa[IP fall :C.IMT WOO. D:-1Ahl.TJ [C 7 JU[LL6T ['APANGJSH LA.'71T FANFARE k{L.:.SLL r:u}i[. s GeLa 1NTEr RIFF ELISRr3ROVe QSaf1Sn RF.NSF.1C4NF.IviF.NTF.O4 42 7463 60 Ir WI+JW_CHARLiEJAZZFEST]YA.L.00M 466 tEat ! I : pre* Jar— J



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 1Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 2-3Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 4-5Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 6-7Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 8-9Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 10-11Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 12-13Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 14-15Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 16-17Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 18-19Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 20-21Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 22-23Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 24-25Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 26-27Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 28-29Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 30-31Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 32-33Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 34-35Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 36-37Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 38-39Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 40-41Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 42-43Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 44-45Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 46-47Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 48-49Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 50-51Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 52-53Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 54-55Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 56-57Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 58-59Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 60-61Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 62-63Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 64-65Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 66-67Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 68-69Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 70-71Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 72-73Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 74-75Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 76-77Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 78-79Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 80-81Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 82-83Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 84-85Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 86-87Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 88-89Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 90-91Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 92-93Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 94-95Zibeline numéro 64 juin 2013 Page 96