Zibeline n°64 juin 2013
Zibeline n°64 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... cerveau indisponible.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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72 A U PRO GR A M M E A RT S Un Granet XX e siècle est né ! Une chapelle du XVII e entièrement dévolue au XX e siècle, tel est le nouveau visage du musée Granet à Aix qui s’offre une extension pérenne à deux pas de la place Saint Jean de Malte. La chapelle des Pénitents blancs a connu de multiples vocations (magasin de fourrage, école communale, palais des congrès) puis un long trou noir pour cause de désamiantage, jusqu’à sa réhabilitation lancé en 2007 par la ville puis la Communauté du Pays d’Aix en 2010. L’année où la Fondation Jean et Suzanne Planque de Lausanne signa une convention de dépôt pour 15 ans des œuvres réunies par son fondateur. Il ne restait plus qu’à métamorphoser la chapelle pour qu’elle accueille une partie de la collection en alternance : soit 166 œuvres sur 300, dont certaines ont été dévoilées en 2011 lors de l’exposition Collection Planque, L’exemple de Cézanne… Deux ans de travaux par l’équipe d’architectes de Jean Paul Bernard et Jérôme Duran on fait renaître la chapelle dans le respect des Bâtiments de France, démolir les ajouts bétonnés datant de 1971, dégager 700 m² d’exposition (le musée Granet en compte donc au total 5 200 m²), redonner aux voûtes sur croisée d’ogives leur magnificence originelle. Sans oublier le travail scénographique de l’agence avignonnaise Saluces qui « a abordé l’architecture de manière simple et modeste en prenant le parti de se mettre au service des œuvres ». D’où une signalétique sobre, des Carbonne JC service communication ville d'Aix vitrines cloche avec verre antireflet pour le confort des visiteurs, des rails d’éclairage noirs visibles depuis les hauteurs qui valorisent les volumes, des cimaises verticales décollées des murs qui accentuent l’espace. Son inauguration est « l’aboutissement d’un vœu que Jean Planque formula quand il avait 40 ans, se réjouit le conservateur de la Fondation Florian Rodari, quand il voulut revoir Cézanne et s’installa à Puyloubier ». Grâce à cette scénographie silencieuse, peintures (de Van Gogh à Dubuffet son ami), sculptures (Sorel Etrog ou Kosta Alex), œuvres sur papier respirent, leur lecture est limpide. Et la déambulation aisée parmi ses « artistes préférés », entre la nef centrale, les bas-côtés, la « sacristie » tout entière consacrée à Picasso (un havre de quiétude) et les tribunes à l’esprit intimiste. C’est une belle ascension qui mène aux portes du cubisme et de l’abstraction, à l’image du chemin parcouru par Jean Planque qui abandonna sa pratique picturale pour devenir collectionneur, d’abord pour la galerie Ernst Beyeler, puis pour son seul plaisir. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Granet XX e siècle, collection Jean Planque Place Jean Boyer, Aix-en-Provence 04 42 52 88 32 www.museegranet-aixenprovence.fr V IS U EL S Du bonheur dans la cité Pendant que l’œuvre de Vasarely joue à Paris les premiers plans de l’exposition Dynamo, d’autres évènements plus discrets mais essentiels occupent la fondation d’Aix-en- Provence Classée monument historique depuis mars 2013 et intégrée au plan Musées en Région, la Fondation Vasarely entame enfin sa première étape de réhabilitation. Parallèlement une exposition présente différents aspects de la démarche du pape de l’Op Art depuis ses premières recherches jusqu’à ses préoccupations architectoniques. Comme le soulignait son commissaire Jean-Claude Ameline, conservateur au Musée national d’art moderne, cette exposition prend tout son sens dans le lieu même où se sont finalisées les recherches du plasticien avec les quarante deux Intégrations monumentales. On a que trop retenu les jeux géométriques colorés, envahissant en leur temps l’espace marchand et occulté la dimension théorique et utopique dont le bâtiment aixois dans sa totalité se voulait une des manifestations exemplaires, ouvert en 1976. Le projet, confiait Pierre Vasarely, bien plus ambitieux, devait s’étendre au-delà sur le site du Jas de Bouffan, dans la perspective utopique de La Cité Polychrome du Bonheur qui ne vit pas le Loupes de travail utlisées par V. Vasarely devant un Prototype-départ, Fondation Vasarely, 2013C. Lorin/Zibeline Ni NiNiNiNiNiNiwNiNiiNiNii ! Y #mium ! ! ss* ell iVIiiNisNi *i*# Elm iI*M i 0L. e : ` +w Ni♦ i- _ : t 1 Nis r 0000 illIP47" *e*i *. s i** 1rN rL INi 71 **i 1NiNi i Ni.'118.011 * so N. sr s# i*Ni MOWN e iNi r 7 NiNi Ir.ms'*srsNir Nis, 1 iiNi 1Ni. A I ii. 1, 113,_s. a Nis Lita jour tombée dans la nuit des promoteurs. L’exposition, qui commence fin années 30 avec les zèbres noir et blanc et un surprenant autoportrait à la technique perlée, jalonne les différentes étapes avec dessins, multiples, recherches plastiques et Prototypes-départ, outils d’exploration comme les loupes, matériaux de travail (papiers colorés prédécoupés par estampage manuel), documents audiovisuels, illustrant une approche méthodique développée à partir des années de formation au Mühely, une variante de Bauhaus hongrois. La partie plus didactique sur sa démarche et préoccupations sociétales est apportée dans le catalogue et un programme de médiations tous publics (1). La fondation devrait retrouver peu à peu sa vraie nature après une traversée du désert. En s’étonnant tout de même de l’absence de mécénat des grandes entreprises françaises de stature internationale dont l’activité serait naturellement en lien avec l’œuvre de Vasarely (bâtiment, industrie, chimie…) pour venir en soutien à ce projet de réhabilitation, eu égard à ce dessein novateur pour l’époque et exemplaire encore aujourd’hui. CLAUDE LORIN 1 conférence Denise René, vendredi 27 juin à 18h par Domitille d’Orgeval, commissaire associée de l’exposition Dynamo. Victor Vasarely, de l’œuvre peint à l’œuvre architecturé jusqu’au 18 septembre Fondation Vasarely, Aix-en-Provence 04 42 20 01 09 www.fondationvasarely.org
Zône rouge Invité de Salon-de-Provence dans le cadre de MP2013, l’artiste suisse Felice Varini s’offre une vue quasi imprenable depuis les hauteurs de la ville Deux cercles évidés par les toits mêle efficacement concept et signature artistiques (Viallat et ses haricots, les bandes de Buren…), prouesse technique, phénomène évènementiel (buzz photographique sur les réseaux sociaux assuré !). Le procédé employé par Felice Varini est connu (récemment à Paris, Genneviliers, Nantes). La formule ne surprend pas tout à fait mais fait son effet. Confronté à la multiplicité des plans contradictoires des façades et des toits, l’effet d’anamorphose ne se laisse pas entrevoir si facilement. Les tondi virtuels en feuilles d’aluminium autocollant semblent se disperser. Le contraste du vermillon est atténué par les nuances des toitures rouge brique quand un aplat semble manquer pour parfaire l’illusion circulaire de droite. Cependant le point de vue est photogénique qui ne pouvait échapper à l’artiste. Le visiteur, en position touristique sur ce site patrimonial est d’évidence sollicité par la vue panoramique. Cherchant à distinguer ces deux formes simples l’observateur se prend à scruter plus avant la canopée de tuiles anciennes, plans d’architecture de pierre jaune, examine le patrimoine bâti par le revers, les détails quotidiens fortuits, les modénatures sous d’autres lumières, poursuit à imaginer d’autres perspectives -sans atteindre pour autant le frisson des vertiges plafonnants du Baroque-. Qu’à cela ne tienne, tout l’été chacun pourra approfondir son expérience auprès de la médiatrice Joanne Romezin, sur réservation à l’Espace Robert de Lamanon. Après l’exposition Taysir Batniji, inaugurant ce nouveau lieu dédié aux arts visuels (voir Zib’63), les responsables de la culture prenaient sur les hauteurs de l’Empéri un autre risque avec cependant une certaine lucidité calculée. « La culture est là aussi pour bousculer les habitudes, pour faire découvrir d’autres façons de voir et de créer et surtout avec l’art contemporain. Il a sa place pour participer du renouvellement de la ville comme actuellement au quartier des Canourgues avec les réalisations de requalification conçues avec les gens du Cabanon Vertical » faisait remarquer Jean-Claude Fabre, élu à la culture et porteur d’autres projets dont la programmation n’est pas à ce jour tout à fait finalisée. Début juillet l’Espace Robert de Lamanon accueillera le salonais Raymond Reynaud pour une exposition monographique.C.L. Double disque évidé par les toits jusqu’au 1 décembre Terrasse du château de l’Emperi, Salon-de-Provence 04 90 44 72 80 www.salondeprovence.fr Felice Varini, Deux cercles évidés par les toits, Château de l'Empéri, Salon-de-Provence, 2013C. Lorin/Zibeline ÉCOLE SUPÉRIEURE D'ART & DE DESIGN MAFEILLE-. r MÉDITERRANÉE CONCOURS D'ENTRÉE 2013 2014 12- 13 SEPT. 2013 DÉPI5T DES DOSSIERS LUNDI 23 JUILLET Dossie r léc hargea ble s ur : wwwv esadmm.fr Interprétariat FRILSF pour les candidats sourds et malentendants CONTACT T : 04 91 $2 $3 42 I kmever@esadrnrn.fr re 10144.0 lugra.7.



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