Zibeline n°64 juin 2013
Zibeline n°64 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... cerveau indisponible.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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70 A U PRO GR A M M E A RT S V IS U EL S Arno Rafael Minkkinen, Fosters Pond, 1989, au Parc des Ateliers/Arles in black Fondus au noir cr Pour leur 44 e édition les Rencontres Arles Photographies se la jouent au noir et la font sans blanc à l’anglaise pour s’intituler Arles in black. Avec du beau monde et inévitablement de la nostalgie (Lartigue, Larrain, Bourdin), de l’inédit pour une série de tirages signés Hiroshi Sugimoto en guest star (et des impressions Hermès sur soie, un des mécènes ?) ; de l’historique, Gordon Parks ; de la facétie, Gilbert Garcin ; des virages couleur au N&B, Pieter Hugo ; les étonnements des nominés du Prix Découverte 2013… On s’interrogera au théâtre d’Arles avec un colloque : Peut-on penser aujourd’hui encore une esthétique du noir et blanc pour la photographie ? (réponses dans les expos ?) et un séminaire pour suivre La photographie à rebours : Les Paradoxes des pratiques d’aujourd’hui. Côté nouveautés : une Vente aux enchères publiques de photographies des 19 e et 20 e siècles le 3 juillet et sur le net Les Rencontres on line : plateforme multimédia et de partage donnant accès à l’histoire des Rencontres, en particulier les archives audiovisuelles Ina à partir de 1970. La Nuit de l’année se déplace aux Salins de Giraud comme les Voies Off sacrifient au rituel de la cour de l’archevêché : les fameuses populeuses projections migrent nuitamment du centre pour le quartier Griffeuille (lire aussi p.71) sous la thématique Rester Partir, le voyage impossible : Brigitte Bauer avec un documentaire de création Three of us, des projections en partenariat serbe, turc et égyptien. Dans la galerie le photographe turc Yusuf Sevinçli expose Good Dog. Avec L’Atelier du Midi on part en Caravanes, mêlant clichés d’amateurs et professionnels (Clergue, Aroussi, Milovanoff, Plossu…) sur la route des vacances, des migrations ou vers des refuges plus défavorisés. L’Atelier Archipel en Arles accueille François Talairach puis Caroline Robe, Fabrice Poiteaux et Patrice Deregnaucourt. Thibaut Cuisset est au Magasin Electrique et à la galerie Espace pour l’art avec un nouveau livre consacré à la Camargue aux éditions Actes Sud. Marie Maurel de Maillé, Françoise Nuñez, Jean-Michel Fauquet passent un Étrange Été aux Comptoirs Arlésiens.C.L. à partir du 1er juillet Les Rencontres Arles Photographie www.rencontres-arles.com Festival Voies Off www.voies-off.com L’Atelier du Midi www.atelierdumidi.com Atelier Archipel en Arles www.atelierarchipelenarles.com Comptoirs Arlésiens de la Jeune Photographie www.comptoirsarlesiens.com Espace pour l’Art www.espacepourlart.com ! cid Bertrand Desprez à L'Atelier du Midi pour le projet Caravanes 2013 Boris Eldagsen, Poem #55, sélection Prix Voies Off 2013
De pierre et d’art Pendant que les préparatifs des festivités photographiques battent leur plein au centre d’Arles, plus loin l’unique projet de la ville labellisé Quartiers créatifs/Marseille 2013 n’est pas perdu pour tout le monde À l’écart du centre de toutes les attentions culturelles et touristiques le quartier populaire Griffeuille, en cours de réhabilitation renoue avec une certaine joie de vivre en commun. Pour quatre mois encore. Le collectif artistique Les Pas Perdus s’y est installé pour développer un projet spécifique avec ses habitants dès 2012. On avait pu suivre un parcours composé de panneaux figurant un arlésien(ne) en prise avec un gros rocher, pour débouler dans cet ensemble HLM des années soixante, sans qualité architecturale, encore moins patrimoniale, plutôt morose, avec sa cohorte de dérives sociales. Et le résultat visible n’avait pas plu à certains : des bassines en plastique rose ou bleu vif, panières désuètes maronnasses, gamelles bosselées, guidon de vélo, plaques de formica, miroirs piqués, amassés autour d’une hallucination de cabanon (plutôt qu’un mas), le MasToc, qu’entourent une centaine de blocs de pierre (allusion aux anciennes carrières proches) complétés d’objets incongrus. Support d’inventions créées par les habitants accompagnés dans le MasToc, Les Pas Perdus, Griffeuille, Arles, 2013, vue partielleC. Lorin/Zibeline leurs désirs sur le mode « épouser la proposition de l’habitant » aime à dire Guy-André Lagesse : « Le rocher est ici un objet d’ancrage, une forme particulière d’objet transitionnel pour un collectif constitué le temps d’une rencontre entre artistes et « occasionnels de l’art » ». De pesant et inconfortable il est devenu léger, transformé en lieu d’accueil comme cette brouette pivotante inclinée pour voir vers le ciel, le soleil, les étoiles, « pour s’échapper de tout ça » (Françoise montre le quartier). Car pour quelles raisons, selon quels modèles culturels, ces pierres brutes aménagées par ces MastoCoeurs seraient-elles moins authentiques qu’une fraction de César exhibée à l’envie dont la vérité n’est pas intégralement attestée ? Il y a là erreur sur la beauté, l’officielle, reconnue, échangeable -à moins que ce ne soit sur la question du laid-. Sur la place Jules Vallès la concrétude et la symbolique du roc outrepassent l’idéal antique taillé dans le marbre ou la destinée dramatique de Sisyphe (le vélo selon Janine). Il est aussi une voie pour conjurer ce qui semble fatal : « Ce qui me plait c’est que ce n’était pas écrit d’avance » insiste Jean- Pierre. Ce que la créativité vernaculaire nous apprend de chacun réactivant lien social et bienveillance, bouscule aussi les habitudes de nos représentations. Certains tiquent sur ce Mas (soi-disant) Toc et notamment sur son coût (1) attendant légitimement autre chose des plans de rénovation. Mais contribuer à revaloriser ce qu’il y a chez et en soi n’est pas inutile pour retrouver un peu de dignité. Ne masquons pas les rôles. Ni l’art, ni la culture, ni l’éducation ne peuvent se substituer aux responsabilités et aux décisions de l’économique et du politique. « L’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art » exauçait Robert Filliou. On a commencé à Griffeuille. CLAUDE LORIN 1 Budget en cours : 225 000 € dont 100 000 MP13, ville d’Arles 45 000, ACCM 28 000, SEMPA 15 000, Les Pas Perdus 15 000 + appuis techniques et matériels d’entreprises Le MasToc jusqu’au 29 septembre Quartier Griffeuille, Arles 04 91 50 07 38 www.lespasperdus.com www.MP2013.fr Photo’med… et le temps se fige Signatures Fouad Elkoury (Liban) S’il ne fallait retenir que trois expositions parmi la myriade proposée par Photo’med, c’est sans nul doute le focus sur la scène libanaise, la rétrospective Nino Migliori et l’hommage à Gabriele Basilico, décédé le 13 février alors qu’il préparait Ossessione Urbana. Une exposition qui, à l’Hôtel des arts, résonne comme un testament photographique : Gabriele Basilico avait choisi neuf villes méditerranéennes dont il avait réalisé des « relevés photographiques » à différentes époques de sa vie. Valence, grand corps malade dont il souligne le désarroi, la solitude et le gâchis immobilier ; Beyrouth, Palerme, Rome, Naples… villes fantômes, meurtries, endormies où il traquait l’humain, désespérément, et où le jour ressemble à la nuit. Autre géant italien, Nino Migliori dont l’exposition embrasse 65 années de travail quotidien, sans cesse renouvelé : « La photographie, dit-il des étincelles plein les yeux, est plus proche de la littérature que du monde de l’art. C’est une manière de travailler qui correspond plus à une recherche linguistique qu’esthétique. » À regarder ses travaux, depuis Gens d’Emiglia de 1957 jusqu’à ses dernières expérimentations, on mesure son désir « de faire un pas en avant à chaque fois » et son immense curiosité pour les tendances les plus modernes. Celles exprimées notamment par les jeunes pousses repérées par Tony Hage, photographe et commissaire de l’exposition La jeune photographie libanaise qui met en lumière les broderies surréalistes de Lara Zankoul (« une mise en scène qui contredit la photographique qui documente la réalité »), les photos sombres et théâtrales de Joanna Andraos prises à l’intérieur du Palais Linda Sursok (« ce qui m’intéresse ce sont les traces, pas la guerre »), les scènes sociales contrastées de Mazen Jannoun et, à l’opposé, les autoportraits arides de Tanya Traboulsi « sur le thème de la solitude et de l’intimité avec soi-même ». En marge de cette scène émergente, la présence de Fouad Elkoury témoigne de la longue tradition de la photographie libanaise. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Photo’meda eu lieu du 23 mai au 16 juin à Sanary, Bandol, Bendor et Toulon www.festivalphotomed.com 4. 71 A U PRO GR A M M I E A RT S V IS U EL S



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