Zibeline n°64 juin 2013
Zibeline n°64 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... cerveau indisponible.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 M US I Q U E Jazz expressif On dit que la modernité puise ses racines dans la tradition. Ici c’est la mémoire musicale juive, traditionnelle et multiple, qui est révélée et convoquée au détour de parcours sonores très travaillés et qui pour la plupart atteignent une sombre gravité. Tels sont les chemins qu’emprunte le pianiste Yaron Herman pour développer son art. Dans la formation en quartet, on retrouve le talentueux saxophoniste Emile Parisien, qui a montré qu’il pouvait aussi trouver ses marques de belle manière en performant toujours de façon acrobatique, jonglant avec les modalités. Ziv Ravitz, à la batterie, a œuvré à une juste expressivité, installant une pulsation permettant les pérégrinations du piano. Florent Nisse à la contrebasse fut un relais efficace pour l’installation des climats expressifs, contribuant à l’élaboration grandissante des élans mélodiques, du feutré au déchaînement obstiné. De la musique de facture classique, qui rappelle le style français début XX e siècle, et se développe dans la mélancolie, la tristesse, jusqu’à une musique douloureuse qui s’intensifie, échafaudant des impros, faisant voler les doigts sur le clavier et construisant des motifs aux ornements old style façon piano stride, Be-bop ; Yaron Herman 4tet danwarzy puis de la musique tendre, ou joyeuse… Yaron Herman est un sorcier qui dirigerait un voyage initiatique avec une parfaite maîtrise. Un musicien exceptionnel, capable de... tout ! DAN WARZY Ce concert a été donné le 16 mai au Cri du Port, Marseille caressez Me Pptager LE FESTIVAL cunr. re raanwe it de rams 10 _140. 11 y 2 J'JinnPARC. MIRABELLE # MARSEILLE 1 2érne TERNIINUS DU TRAM LES CAILLOLS Chanter la paix C’est à un beau croisement des cultures que nous a convié l’ensemble stéphanois Canticum Novum, au souvenir d’un temps où l’Espagne d’Alphonse Le Sage, au XIII e siècle, était terre de tolérance, où en Andalousie cohabitaient des communautés musulmanes, juives, chrétiennes. « Paz, Salam, Shalom » fut un temps fort de la 11 e édition de L’Espagne des trois cultures, manifestation annuelle organisée par Horizontes del Sur. Le 25 mai à l’Espace Julien, aux Cantigas sacrées du Roi de Castille répondent des mélopées séfarades ou des danses berbères provenant du pourtour méditerranéen. Ces répertoires, encore vivants et expressifs après 800 ans, sont revisités par des musiciens de haut vol. Trois voix serpentent et fusionnent, d’un registre à l’autre : le contre-ténor Emmanuel Bardon (directeur de l’ensemble), la soprano Barbara Kusa et la basse locale (qu’on lit aussi dans nos colonnes) Yves Bergé. Gwénaël Bihan, aux flûtes à bec, double la mélodie ou s’évade en contrechant, Aroussiak Guévorguian en pince gracieusement pour les cordes du kanun, Philippe Roche, à l’oud, majore la toile de teintes orientales, quand Aliocha Régnard la colore à l’aide d’une étrange vièle… suédoise ! Ensemble, ils Michel Faessel fondent un bouillon sonore universel, converti en or par un alchimiste, Henri-Charles Gaget, maître ès percussions virevoltant de peaux en calebasse, coquillages et objets sonores de tous horizons… JACQUES FRESCHEL Michel Faessel wvrw.oaresseileuot,ager.rret wwar.faceüauM.comIFesllwaLOlr 0611311544103
Kabuki, émules et vieilles dentelles Elle en a fait des émules Yvette Guilbert, avec son style parlé-chanté ! Dans le premier épisode des Diseuses, après avoir évoqué le parcours de cette figure emblématique de la grande époque du cabaret parisien, Nathalie Joly a choisi de rendre hommage à la tradition de la « diseuse », qui s’est répandue bien au-delà de nos frontières. C’est sur l’air de La femme à barbe que, affublée d’un postiche et de manière très circassienne, la fine équipe accueille le public. Le voyage fera inévitablement plusieurs incursions en France avec, par exemple, l’irrésistible chansonnette, Mon mari où une épouse sans complexe prévient : « Je t’aimerai mieux mort qu’en vie. » Puis, de Berlin cher à Kurt Weil au Cuba des sœurs Faez, glissant au passage un Chant des pleureuses macédo-roumain, des traditionnels grec et mexicain, la carte blanche de Nathalie Joly s’affranchit de la barrière linguistique mais aussi des époques. Car les diseurs d’hier ne sont-ils pas les En v'la une drole d'affaire Chantal Depagne-Palazon Provence universelle Si le soleil n’était malheureusement pas présent dans le ciel, il l’était sur les scènes du festival Le monde est chez nous. Une manifestation qui a pour but de réunir et présenter les différentes cultures présentes dans la région PACA. Avec 40 spectacles et près de 800 artistes sur scène, ce petit tour du monde est offert dans une seule et même ville, Aubagne. À l’abri de la pluie, sous les jolies bâches de la scène Marcel Pagnol, les huit musiciens de la Maresque ont fait leur entrée sur la scène pour interpréter des morceaux de fête du croissant occitan méditerranéen, accompagnés d’instruments typiques tels que la timbale provençale, le fifre ou encore la musette. Une musique pleine d’énergie que le groupe crée et revisite en ajoutant par exemple du human beatbox. Le lendemain, les notes aigües de la flûte traversière s’associaient aux sonorités graves de l’accordéon pour interpréter du choro, l’une des premières musiques populaires du Brésil qui existe depuis 130 ans. L’ensemble de sept musiciens est dirigé avec talent par le Duo Luzi Debaa Madrassati anlaouiya de Kalliste Anne-Lyse Renaut 0406 Nascimento, Claire Luzi, une française, mandoliniste chantant d’une voix douce et en portugais les musiques composées par le guitariste émérite Christiano Nascimento. Dans la soirée, l’esplanade Grimaud a accueilli le projet « Le Vaisseau voyageur » du slameur franco-comorien Ahamada Smis. Entre les Debaa, des chants chorégraphiés à la perfection par des femmes mahoraises, il intègre avec passion les qasidas, des poèmes issus des confréries soufies aux paroles légères contrairement aux nyandous qui servaient à révéler les meilleurs orateurs parmi les guerriers, dont les paroles sont plus violentes mais aussi pleines d’espoir et de liberté : « Il suffira des mots pour que les feux s’éteignent, que les ardeurs se calment, que les armées regagnent leurs cavernes. » Il y a eu aussi les danses et les musiques de Bali, des îles créoles, de Chine, du Moyen-Orient… ANNE LYSE RENAUT Le festival Le monde est chez nous a eu lieu les 8 et 9 juin à Aubagne 0 slameurs et autres rappeurs d’aujourd’hui ? Une filiation qui apparaît, en toute harmonie, dans les morceaux sur lesquels viennent, poser leurs mots et leur flow Impek et Packo, du groupe de rap marseillais DGT Crew. Le second épisode revient se centre sur Yvette Guilbert. À tous ceux qui ont d’elle une image surannée ou figée par les fusains de Toulouse- Lautrec -immortelle silhouette dégingandée aux longs gants noirs– le spectacle feu d’artifice de Nathalie Joly apporte un démenti formel ! Dans En v’là une drôle d’affaire (2 è épisode des Diseuses), la drôle de dame de la Belle Epoque reprend des couleurs façon estampe japonaise grâce à la vivacité, au savoirfaire, au talent tout simplement de l’interprète et de ses comparses. Quelle surprise d’entendre sortir de la bouche de la chanteuse (celle qui est sur le plateau) une balade quasi médiévale ou un chant cousin du madrigal et quel plaisir d’être bousculé dans ses certitudes : si « la veuve rogne les gigolos » et si « les morphinées cascadent » volontiers (merci à la feuille de salle-glossaire) c’est surtout le rythme fondu, ancêtre du sprech-gesang, et la carrière newyorkaise de cette amie de Sigmund Freud (La Guilbert débuta... au divan japonais !) que Nathalie Joly nous offre dans une généreuse leçon de caf‘conç’qui dépoussière les clichés ! THOMAS DALICANTE ET MARIE-JO DHO Diseuses d’hier à aujourd’hui a été joué les 28 et 29 mai, En v’là une drôle d’affaire a été joué du 21 au 25 mai, au théâtre de Lenche, Marseille 31 M US I Q U E



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