Zibeline n°64 juin 2013
Zibeline n°64 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... cerveau indisponible.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Raphael Arnaud 20 T H É Â TR E Ceux qui aiment Il est rare que l’on offre aux amateurs, épris de théâtre, un tel outil de création : du temps passé avec des professionnels, Jean-Pierre Vincent en metteur en scène, des assistantes, des costumes et un décor, un accueil et une communication de pros, et le plateau du Gymnase, pour quatre représentations. Il est certain que l’aventure de ces Suppliantes restera gravée pour toujours dans la mémoire de ces quarante Marseillais et que l’on peut juger ce spectacle à l’aune des productions professionnelles ! Bien sûr certains des comédiens parlent faux, n’ont pas les physiques ou les voix des rôles, mais quel travail ! Comme ils ont appris à se déplacer ensemble, à se partager le texte, à s’écouter ! Et quel plaisir, quelle émotion de les voir donner ainsi, gratuitement, tant de leur temps, de leur être… Le texte d’Eschyle est pourtant obscur et difficile et, s’il parle d’exil, de violence faite aux femmes et de droit d’asile, thèmes sensibles aujourd’hui, il reste dans cette traduction difficile à comprendre, inapte à captiver, et presque impossible à dire. Ce qui n’empêche pas Jean-Pierre Vincent de confier les tirades les plus ardues aux moins expérimentés de ces amateurs. Pari osé, frustrant sans doute pour ceux qui ont plus fréquemment arpenté les scènes, mais qui laisse apparaître le fondement même du projet : cette fragilité, ces maladresses sont justement ce qui touche chez ces acteurs réunis, parce que l’humain est véritablement en jeu, visible par tous dans ce don désintéressé, ce pari risqué qu’il prend à apparaître. Cette humanité d’un peuple avide de théâtre, simplement. AGNÈS FRESCHEL Les suppliantes a été joué du 10 au 13 juin au Gymnase, Marseille I Kosice, la Reine de beauté Élue elle aussi Capitale européenne de la culture 2013, Kosice est la deuxième plus grande ville de la Slovaquie et compte parmi les six localités classées à l’UNESCO. Elle possède et cultive une richesse culturelle importante animée par son Musée technique national, le Musée de la Slovaquie orientale, et le théâtre National de Kosice qui est venu pour cette représentation unique à l’occasion de la semaine slovaque organisée par le Toursky. Récompensée aux Tony Awards en 1998 et triomphant à Broadway, La Reine de beauté de Leenane est une œuvre puissante du dramaturge irlandais Martin MacDonagh, aux dialogues percutants, à l’humour noir subtilement dosé. Dans un petit village pauvre et isolé d’Irlande, deux femmes vivent dans une maisonnette délabrée. Sous des faux airs de vieille femme fragile et maladroite, la mère despotique asservit sa fille, Maureen, à des taches domestiques qu’elle ne peut ou veut plus faire, et repousse habilement depuis des années tous ses prétendants. Mais, un jour, le retour de Pato, un ami d’enfance exilé, redonne à Maureen l’espoir, un peu fou, de se marier. Les échanges mère-fille deviennent alors plus violents, et leur affrontement physique. L’obsessive manipulation de cette mère abusive et la passion folle que porte Maureen à Pato, emportent les deux femmes dans la démence. Mais l’égoïsme, la passion, la haine restent comme à la portée du spectateur : la justesse de l’émotion s’impose grâce à la mise en scène réaliste Michal Vajdicka, ainsi que le jeu des acteurs slovaques qui font oublier la barrière de la langue, pour laisser place à l’universalité des sentiments. ANNE-LYSE RENAUT La reine de beauté de Leenane a été jouée le 17 mai au Toursky, Marseille 1 Karine Barbier Ce qui rend humain o Quelle drôle d’idée que d’adapter L’enfant sauvage au théâtre ! L’histoire de Victor de l’Aveyron a inspiré un tel chef-d’œuvre à François Truffaut, après l’essai de référence de Lucien Malson, qu’on se demande à priori ce que Bruno Castan veut en dire… Puis on comprend : c’est aux enfants qu’il parle, de leur humanité, de leur rapport aux adultes, à l’éducation, à l’affection, à la connaissance. Son docteur Villeneuve qui remplace le docteur réel (Icard, sur le journal duquel est fondé le film) est plus humain, moins clinique, mais maladroit avec les relations humaines, alors que la gouvernante sait dispenser son affection et faire progresser l’enfant. La mise en scène de Marie Provence met en évidence cette relation de couple, père et mère de substitution, et Victor, muet, agile, ravit les yeux, fait sourire, emporte l’adhésion du public enfantin, qui ressent avec lui la difficulté de devenir humain. Flavio Franciulli, excellent acrobate aérien, donne à l’enfant un corps inadapté au monde humain mais très habile ! et dont l’évolution est visible. Mais la relation entre la gouvernante et le docteur, ambigüe, faite d’habitudes, d’agacements, de promesses non tenues et d’un peu de désir, n’est pas toujours bien dessinée par les deux comédiens, qui manquent de naturel, comme si la rigidité des personnages contaminait trop leur jeu. Il reste que le spectacle met à portée des enfants la nécessité d’apprendre, et d’être aimé, pour devenir humain. Tout en les faisant rire, et en les émouvant : le sort tragique de Victor, à la fin, n’est pas escamoté… A.F. L’enfant Sauvage a été créé au Jeu de paume, Aix, du 14 au 16 mai. Le texte de Bruno Castan est édité aux Editions théâtrales (2006)
LaCriéel 3/14 Théâtre national de Marseille L : r-i.I ionf..A,K1i.7 M.1 : oiei Embarquez ! Avec Cyrano, Molière, Ulysse, Brecht, Carmen, Goldoni, Oncle Vania, Racine, Ali Baba, Shakespeare, Britannicus, Beethoven, Marx, Agrippine, Tchaïkovski, Pommerat... Et d'autres encore Abonnez-vous ! 04 91 54 70 54 www.theatre-laicriee.comr,r.jri" ing hlAlfg[tF irtIer'rn Artaalpes " ". fjLGf atva mûslqur f I



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