Zibeline n°64 juin 2013
Zibeline n°64 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... cerveau indisponible.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Divine party, Enfer Patrice Giunta 18 T H É Â TR E Fantasia On se souvient du fameux film à facettes de Walt Disney ; hé bien les Informelles 2013 ne sont pas loin de lui ressembler : expérimentation, rythme endiablé et apprentis sorciers ; danse des heures, sacre du printemps et autres menus rituels de théâtre ont rempli l’espace des deux semaines et demi de présentation. ANTOINE BOUDIN arundo e estrambord Du 5juillet au 29 septembre- 2013 Espace d'art Le Moulin H. aver Lie ArIsY4derland - 6316b La Valette-du-Var Ou mardi au.,sndredi de 15 h 3 18h, te samedi a 1 del5halBhE,-r-c6Ÿrt Jardin remarquable de Baudauvïo Rue des Gibelin - 83160 La Valette-du-Var Du mardi au Mimanc^c, du 1" juino.1 31 août dr I 1 h ; ? il hr.l !i. ! 1- Nxcpl.nnkur. su : i 1 ixa : i:rt du 11 h : 3 10 II. Fermé Le LAI. C49423 N. 44 - temaulinlôlxY.]LCtte121.fr Ailairee Culiurelkrs - 044423b2Cid culturelHlavalelYe63.Ir - www.lawakette83Jr T:uq 4 MEo xurkixte esp:edVlvmal,L'++c.n.'.111t., Cham eA4r,e.i..0 ranr.v MT.ro. Il a fallu suivre les artistes, de chantier en chantier, du centre-ville jusqu’à la Gare Franche, entre Bricarde et voie ferrée. Placée de force sous le signe de la crise, l’édition 2013 a eu la grâce d’offrir, à travers de petites pièces reflétant le travail d’une quinzaine de jours en moyenne, de quoi nourrir la curiosité la plus exigeante avec coups de cœur et déceptions en prime ! Évacuons prestissimo la beauté infernale de Divine Party, intrus de 4h20 conçu par Alexis Forestier, chef-d’œuvre hors norme brassant les trois territoires de La Divine Comédie de Dante et des fragments de Kafka, langues en écho, italien et allemand se mêlant à la musique omniprésente, griffant l’espace sonore comme les jets de peinture la transparence des écrans ; les quatre acteurs tous à la démesure du projet s’affairent au gré des tableaux en combinaisons de travail, blouses ou cirés, comme sur une plate forme pétrolière cernée par la tempête ; bonnets, casquettes plates ou lunettes de soudeur assurent la valse des couvre-chefs ; les râteaux à dénicher les coques côtoient les cercles des sphères célestes et les lumières stridentes un sfumato bien florentin ! Formidable plongée dans un spectacle total qui, en ouverture, a plutôt aiguisé la perception d’autres propositions plus modestes. Du collectif inventif, le Groupenfonction en a fourni dans ses deux performances festives : chanson -pop en plein air, en playback et en réunion (une trentaine de micros sur pied pour une trentaine de vous et moi qui s’exp(l)osent à travers Björk ou Eminem dans une débauche d’émotions)– et techno propice à la transe et à l’épuisement dans une mini Love parade non moins expressionniste dans la pulsation d’une belle de rage de vivre ! L’équipe toulousaine de De Quark associée au romancier Alban Lefranc dans son exploration tous azimuts du foisonnant 2666 de Roberto Bolano réussit par la parodie, l’improvisation et un sens aigu du loufoque, à transmettre un malaise identificatoire efficace en recyclant de vieilles ficelles de la représentation. Rafraîchissant, le quatuor augmenté de passants, traversé de scooters, que Geneviève Sorin a posé sur la place des Halles Delacroix, caracole, s’ébroue, fait plateau et maison de poupée d’une table en formica. Si Garçon s’il vous plaît ne réussit pas toujours à interpeller les indifférents, son élégant minimalisme se nourrit malicieusement du bruissement alentour et le violoncelle de Bastien Bonide la perceuse des ouvriers zingueurs. Et puis des duos pour le meilleur et pour le pire : le Res Privata de Raphaëlle Blancherie et Karine Jurquet pèche par excès de tout, y compris d’intelligence ; nourri de questionnaires remplis par les spectateurs, trop plein à dire et à faire, trop long dans sa quête -de quoi ? Erratique et narcissique même dans le film (trop beau) qui redouble tous ces défauts... Aurélie Leroux, metteur en scène et Florence Pazzottu, poète-vidéaste, toutes deux ici actrices très féminines (?) dans la lumière de Marie-Christine Soma (s’)interrogent en hommes (sur) le désir. Le texte Les Heures blanches occupe la place, y compris sous forme de feuille à plier, à froisser ou à glisser dans le corsage. La scénographie encore fragile joue de la connivence entre les interprètes et doit beaucoup à l’image de paysage vu d’un train qui défile sur l’écran ; une première étape qui doit conduire quelque part. Que dire enfin d’Autopsie, pièce courte et achevée de Geoffrey Coppini ? Un joli point final plein d’humour et de déraison, porté par une actrice (Irina Solano) en apesanteur, feuilletée par tous les rôles de son rôle de comédienne, coiffée - recoiffée et reprenant sa respiration en Hedda Gabler !!! Jubilatoire et opportun ! MARIEJO DHO Les Informelles 2013, initiées par le Théâtre des Bernardines, Marseille, sous la direction artistique de Thomas Fourneau, ont eu lieu du 22 mai au 8 juin
Tantôt lune, tantôt l’autre Chaque fois que l’on s’apprête à retrouver Winnie, on est dans une attente inconsidérée : va-t-elle nous surprendre encore ? Que vat-elle nous dire que l’on n’a pas déjà entendu ? On sait déjà tout de son ombrelle, de son revolver, de sa toque vissée sur ses cheveux blonds, de son sac démesuré… On l’a vue au sommet de sa montagnette, attendant presque sereine son engloutissement : Madeleine Renaud, figure emblématique de Oh les beaux jours, Natasha Parry saisie par la prose de Beckett grâce à Peter Brook. Comment Marion Coutris trouvera-t-elle sa place dans l’épaisseur de ce texte contraignant, millimétré comme une partition musicale ? En jouant à l’unisson sa petite musique intérieure et celle de Beckett, dans une mise en scène épurée de Serge Noyelle qui laisse le chant libre à la parole, dans ses plus infimes détails. Sonnerie, deuxième sonnerie, un ciel rouge écarlate enveloppe sa frêle silhouette qui domine les spectateurs allongés dans des transats. Juste à la bonne hauteur. Avec la même légèreté que Winnie attend sa disparition, la comédienne fluctue sa voix, éthérée, rauque, sensuelle, perchée, déclame le (faux) monologue lentement, étirant les mots et habitant les silences, donnant parfois un judicieux coup d’accélérateur ou modulant son tempo pour mieux pénétrer les interstices du texte. Le temps d’une journée à ne faire presque rien, sauf l’aimé Willy qui circule à quatre pattes entre des caisses de bois recouvertes de draps blancs (excellent Noël Vergès), elle rit maladroitement, suffoque, passe en une fraction de seconde de la gravité à l’excitation de petite fille, de la folie à l’extase amoureuse. D’une gestuelle nuancée, Marion Coutris aura su offrir une palette d’émotions entre l’optimiste « Oh le beau jour encore que ça va être » et le triste « Oh le beau jour encore que ça aura été ». Sonnerie, ciel rougi, Willy se relève : il a les oreilles écarlates. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Marion Coutris Cordula Treml Nostvs f-Oh les beaux jours a été joué du 16 mai au 8 juin au Théâtre Nono, Campagne Pastré, Marseille À venir En attendant Godot du 7 au 30 novembre Théâtre Nono, Marseille 04 91 75 64 59 www.theatre-nono.com ri64 ZS Uo'170 deo arlepql apwess-edei



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