Zibeline n°64 juin 2013
Zibeline n°64 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... cerveau indisponible.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 T H É Â TR E Le plaisir du jeu On reprochait il y a peu à la Criée, Centre Dramatique, de ne pas programmer assez de « théâtre de texte » ? Voilà que coup sur coup deux Molière, un Marivaux, un Shakespeare et un Hugo ravissent la grande salle ! Ce qui risque de laisser penser que le texte de théâtre relève du répertoire et le théâtre contemporain de « l’écriture de plateau » … mais laisse voir des mises en scène très diverses, inventives et fraîches ! Le Shakespeare mis en scène par Clément Poirée tourne depuis deux ans. Il n’est révolutionnaire ni dans la forme ni dans le propos… mais est ébouriffant de savoir-faire, au sens noble de l’art dramatique : Beaucoup de bruit pour rien est un de ces bijoux Shakespearien que l’on prend d’abord pour des pièces légères mais qui s’avèrent surprenantes de profondeur pourvu qu’on y plonge : la variabilité du sentiment amoureux, sa fragilité, voire l’artifice qui peut le faire naître, font penser à Marivaux, tandis que la rapidité et l’incisivité des dialogues comiques les font résonner comme du Molière, et que les sentiments familiaux s’attendrissent comme dans une comédie bourgeoise. Cette pièce, qui frôle aussi les affres des grandes tragédies shakespeariennes sans y tomber, brosse au passage de très beaux portraits de femmes libres, et tout un dégradé de personnages masculins, du traitre au clown en passant par le puissant… Tous sont magnifiquement rendus par une troupe de comédiens qui travaille ensemble depuis plusieurs années, qui excelle et virevolte sans cabotiner, chante juste, n’a pas peur de s’enlaidir ou de s’effacer, joue les nuances et les revirements psychologiques (incessants !) sans caricature, et les enthousiasmes sans fausse retenue. Les deux heures passent comme un charme, et l’on se dit qu’avec des moyens, du talent et l’esprit de troupe le « théâtre de texte », de répertoire même, n’a vraiment rien de démodé ! AGNÈS FRESCHEL Beaucoup de bruit pour rien a été joué à la Criée, Marseille, du 15 au 18 mai. Antonia Bozzi Brigand et amoureux Laurent Pelly s’attaque au Théâtre en liberté de Hugo pour la deuxième fois. Ce recueil dramatique écrit pendant l’exil, sans souci d’une représentation immédiate et dans une liberté formelle qui ne s’interdit rien, ni enflure ni grotesque et surtout pas les litanies et les figures de style tapageuses, regorge de petites merveilles. Laurent Pelly l’avait prouvé avec Mille francs de récompense, il réitère avec ce Mangeront-ils ?, comédie en Grands Alexandrins, en tirades à rallonges interminables, en brisures de tons permanentes… et ancrée dans un espace dramatique impossible à figurer : forêt, monastère, rivage à quelques mètres, gibet, horizon et couchant… tout cela doit composer la scène ! Laurent Pelly s’en sort avec une scénographie habile et belle, enchevêtrée mais permettant des espaces inattendus. Il s’en sort surtout par l’intense travail sur les vers : certes la double scène d’exposition peine à accrocher l’attention, les tirades interminables étant parfois maladroitement balancées par le Roi de Man (Georges Bogot) qui gueule trop et agite ses bras pour incarner le despote. Mais c’est un enchantement dès que l’action commence, que la forêt s’anime, qu’on entend le chant des amoureux, et surtout l’incroyable brigand d’honneur incarné par Philippe Bérodot : rarement les alexandrins hugoliens, monstres difformes adorant l’incongru, auront été incarnés avec autant de distance, d’ironie et de plasticité. Il s’amuse de leurs embûches et fait sonner leurs images, et tous suivent, les amoureux, le connétable, entrainés par le flot shakespearien des sorcières, et rabelaisien des estomacs ! Au passage bien sûr une attaque en règle du pouvoir, une déclaration agnostique plus étonnante, et l’éternelle tendresse hugolienne pour les amoureux et les voleurs… A.F. Mangeront-ils ? s’est joué à la Criée, Marseille, du 12 au 15 juin pologarat-odessa Prendre la langue au sérieux D’origine bulgare, Galin Stoev attache une importance particulière aux mots de Marivaux, à cette langue XVIII e délicieusement subtile. De fait, la mise en scène qu’il propose du Jeu de l’amour et du hasard permet de savourer un texte dont le raffinement et l’intelligence sont toujours délectables. Elle donne aussi habilement à voir les montagnes russes émotionnelles auxquelles les personnages sont soumis. Dans un décor pastel de papier peint fleuri, tout en claustras, paravents et mousselines translucides, figure du labyrinthe des sentiments et des détours de la parole (dont le metteur en scène n’a pas tiré tout le parti), les figurines de ce théâtre de la cruauté se croisent selon un jeu de niveaux et d’estrades, d’allées et venues fiévreuses. La scène devient lieu de passage, espace transitoire où s’opère le changement d’identité qui va permettre aux deux jeunes premiers, Silvia et Dorante, de se découvrir. Et où éclot, pour le couple de valets qui a temporairement pris leur place, une aire de liberté appréciable quoiqu’éphémère. La pétillante Lisette et le frimeur Arlequin ne manquent pas d’en profiter. Et d’en faire profiter le public. Suliane Brahim, avec ses allures de Bécassine, ses déhanchés clownesques et sa gestuelle de marionnette, offre des moments de franche hilarité. Quant à Noam Morgensztern, il compose un amusant « soldat d’antichambre ». Mais si on peut adhérer au parti pris d’une Silvia (Léonie Simaga) franchement SM, avec bottes compensées et décolleté plongeant –après tout Marivaux n’est-il pas proche de Sade ? -, on se lasse en revanche très vite des débordements hystériques de Dorante (Alexandre Pavloff). Il manque à son Jeu juste le jeu nécessaire pour qu’on s’y adonne… FRED ROBERT Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux a été représenté à la Criée, Marseille, du 29 mai au 1er juin Brigitte Enguerand
SALON-DE-PROVENCE VIS itiJUITS CHÂTEAU DE LEMPERI BILLETTERIES Théâtre municipal Armand Tél. 04 90 56 00 82 www.salondeprovence.fr L FNACt TICICETN Et, DICtICIC THÉÂTRE "CÔTÉ COUR" - 02/07 "LES LIAISONS DANGEREUSES" 06/07 "LE JOURNAL D'ANNE FRANK" 08/07 "ROMEO ET JULIETTE" { 10/07 "LA BELLE VIE" - A. CHAPLIN 12/07 "MARIE TUDOR" SCÈNES Â Lf EM PERI 16/07 L0',10 f fr r i L - F. IÙER1' : 0 } L A j op 4 4 1r `.- k i ? A f -'18/07 YOUSSOUPHÂ j ;'`` 4 s 20/07 SAL11TORE A DAII° : y 514- -% 23/07 PONY PONY RUN RUN 25/07 BENJAMIN BIOLAIf EN orCERT, MUSIQUE Â L'EMPERI 4.14'r a) wl J - 4., *rt ç. ry F 1 ! r V 14 FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUEME SALON-DE-PROVENU ` 28/07 > 08/08 -'vOYAGE EN ÉDITERRNÉE ti'.'_% t 4, '* J -)k. I FESTIVAL D'ART LYRIQUE 11/08 "JEUNES TALENTS LYRIQUES" r 12/08 OPÉRA "LA TRAVIATA" 14/08 CONCERT LYRIQUE HOMMAGE A VERDl'{VA PENSIERO" EXPOSITIONS i4L P2fl 1 3 SALON-0E- PROVENCE # II P 013 I4/05 > 01/12 "DOUBLE DISQUE ÉVIDÉ PAR LE. TOITS" DE FELICE VARINI Château de l'Emperi, terrasse nord 05/07 > 29/09 EXPOSITION RAYMOND REYNAU = Espace culturel Robert de Lamano Office de Tourisme : 04 90 56 27 60 = : NïILLE DE tektgat un nouvel art de vivre en Provence



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