Zibeline n°64 juin 2013
Zibeline n°64 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... cerveau indisponible.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 F Ê T E S E T P LE I N A IR Sur le parcours du Prado Gaelle Cloarec Sur la Canebiere Gaelle Cloarec Jusqu’à Marseille Tout a déjà été dit de la TransHumance, le grand projet de Camille et Manolo, les cavaliers du Théâtre du Centaure. Son élan freiné par les impératifs sanitaires et logistiques, par la météo, par les contraintes administratives. Ses ambitions insolentes et coûteuses : mêler ville et campagne, humains et animaux, vidéos d’art et folklore pastoral dans une Capitale Européenne de la Culture controversée pour ce choix artistique. Ses faux-départs, comme celui des cavaliers du Maroc qui ont dû se retirer de l’aventure au dernier moment. Ses rendez-vous manqués, notamment l’annulation du Balbête qui devait faire danser sous les étoiles à l’Étang des Aulnes. Ses maladresses, quand pour parcourir leurs balades familières on demandait aux membres des centres équestres de la région une participation financière à leurs yeux injustifiée. Ses contradictions : comment promouvoir l’ouverture de l’urbain au naturel alors que le déplacement de milliers de bêtes s’est fait en transports polluants sur la majeure partie du parcours ? Fr Voire sa récupération à des fins politiques dans une période pré-électorale à Marseille... Et pourtant, et pourtant, en ce dimanche 9 juin, lorsque le défilé des TransHumans a commencé depuis la Gare Saint-Charles et le Rond-point du Prado jusqu’au Vieux-Port, puis le long de la Corniche jusqu’aux plages, 300 000 marseillais étaient présents, et ravis. Voir des troupeaux avancer dans le calme entre deux rangées de visages souriants et empreints de fierté est -n’hésitons pas à le dire ! - un grand moment. Interrompre le règne de la voiture l’espace d’une matinée, ne serait-ce que cela, pour permettre aux enfants des villes d’entendre le souffle des grosses bêtes, et à certains parmi les plus utopistes de rêver au retour de la traction animale, ce n’est pas rien. Leur montrer des bergers, des conducteurs d’attelage, des adultes et des jeunes chevauchant avec dignité, portant haut les couleurs de la Provence, de la Camargue, de leur pays, c’est aussi très précieux. Rien que pour ces heures-là, pour les folâtres w fir petits veaux Maremme portés par leurs mères italiennes et venus naître chez nous, pour l’hymne de marche de Manu Théron, et aussi pour les poétiques traces numériques qui n’en finissent pas de se répandre sur les réseaux sociaux (animaglyphes vus du ciel, galop suspendu de la centauresse debout sur ses trois frisons noirs, petits poulains foncés accompagnant les juments blanches de la Crau aux pieds de la Bonne Mère, avec un énorme navire poussant son étrave devant le MuCEM pour décor)... on ne crachera pas sur la TransHumance. Malgré son budget, très onéreux, mais non communiqué par les équipes de MP2013. Car au final, au-delà des réticences, rancunes, et insatisfactions, on avait besoin de cet événement populaire, capable de faire rêver des gens de toutes sortes, sur tout un territoire. GAËLLE CLOAREC La TransHumance a traversé le territoire du 17 mai au 9 juin Paradis artifiCiels Cela a commencé sur le Rhône, le dimanche du week-end inaugural de Marseille Provence 2013 (voir Zib 59), avec le premier épisode Révélations. Les jeux entre le feu et l’eau se poursuivent à Cassis où, le 19 mai (la veille la météo avait annulé le spectacle), les évolutions du Groupe F jonglent entre la mer et la falaise du Castel. Les regards sollicités à des angles opposés, naviguent de l’une à l’autre, éblouis par les effets naturels des feux sur l’eau et des ombres mouvantes et colorées qui redessinent la pente abrupte de la montagne, la transformant en mosaïque, en pont, en rivière poissonneuse… L’histoire géologique et antique des lieux se dessine en nappes lumineuses qui apprivoisent le paysage accidenté. Les sommets s’enflamment, un village naît… des personnages aux costumes de lumière traversent la foule, se livrent à d’audacieuses ascensions ou même défient la pesanteur et s’envolent au-dessus du public. Musiques contemporaines (Scott Gibbon) et traditionnelles (Le petit cabanon…), accordent au spectacle humour et poésie. Les effets sont spectaculaires, comme il se doit, se mesurant aux reliefs. Mais par l’inégalité des points de vue tous les spectateurs n’ont pas accès à la fête ! Les navettes d’accès sont bondées, on est ébloui, ravi, mais Revelation episode 2, Cassis Emmanuelle Ruf, service de communication de la ville de Cassis seulement une demi-heure… on regrette alors les spectacles plus aboutis que l’on a applaudis l’an passé au Pont du Gard. Mais ce spectacle pyrotechnique inventif et éblouissant, d’un groupe de la région et à renommée internationale, est offert gratuitement : en cela, la démarche est belle, et pour sept épisodes par tout le territoire : le 6 juilletsur le canal de Caront à Martigues, du 7 au 10 aoûtà l’embouchure de Port-Saint-Louis, du 4 au 7 septembre au Château d’If, du 13 au 16 novembre à la Fondation Vasarely d’Aix-en-Provence, et enfin le 31 décembre à Istres. MARYVONNE COLOMBANI Groupe F t"'04 90 98 74 12 www.groupef.com
Tout conte fée Est-ce l’habitude de la Camargue qui donne aux créations d’Ilotopie cette poésie si naturelle ? L’inextricable harmonie végétale et animale, de l’eau et de la terre, est visiblement à l’origine de la Cité Lacustre que la compagnie des arts de la campagne (vraiment cela n’a rien d’art de la rue…) a édifiée à Martigues… Avec une bonne dose de rêve et d’enfance, Bruno Schnebelin et ses compères ont construit Anapos une ville aquatique aux formes souples et belles, où les habitats semblent des animaux fantastiques, où les humains ont des têtes de souris, des chapeaux et des costumes de contes anciens, où les étincelles font fleurir les eaux… Anapos se visitait la journée, puis des débats écologiques (la cité est énergiquement autosuffisante), fanfares et spectacles s’installaient jusqu’en soirée, avec buvettes et tables de partage. Lorsque le temps l’a permis le spectacle Opéra d’O ★ ★ ★ a réuni sur la rive de l’étang un public familial nombreux et enthousiaste… Pourtant, si la visite des installations mi-immergées était surprenante, Opéra d’O, plastiquement splendide, (quelle imagination visuelle !) était musicalement pauvre, et pas toujours captivant, reposant sur quelques gags burlesques, et sur le principe d’un défilé de carnaval plus que d’un spectacle frontal assis. Mais qu’importe, la magie visuelle était là, entrainant l’enthousiasme populaire et transformant sans doute pour toujours le regard des habitants sur leur environnement quotidien… Une Cité à exporter vers tous les étangs et lacs de la région… et darses ? AGNÈS FRESCHEL Anapos s’est visité du 31 mai au 9 juin, Opéra d’O s’est joué les 7, 8 et 9 juin à Martigues La Cité Lacustre G. Xuereb Valise à l’échelle Les mots recèlent des bonheurs infinis et se prêtent à tous les jeux. Celui auquel se livrent Odile Darbelley et Michel Jacquelin, héros/hérauts de l’Art tangent (soutenus par les Frac Alsace et PACA), est de ceux qui contractent ou distendent, comme vous préférez, les zygomatiques. Jubilation de l’acrobatie verbale, goût du paradoxe, du sens littéral des métaphores et réciproquement du sens pseudométaphorique des termes qui jusque-là ne prétendaient qu’à un modeste quoiqu’utile sens propre. S’emparant de termes grandiloquents, maniant le concept, jonglant entre les siècles pour composer une histoire hors norme de l’art, ils passent de la brouette inventée par Blaise Pascal à la valise montée sur roues, œuvre de Louise Poirier, qui recèle une foule d’objets que les deux conférenciers ou plutôt artistes présentent avec le sérieux d’un Francis Blanche. On découvre la sérendipité, autrement dit le fait de trouver autre chose que ce que l’on cherchait au départ, mais qui est quand même intéressant, la mouité, c’est-à-dire le principe du mou qui aurait ouvert de larges perspectives à Levy Strauss s’il l’avait connu… il y a Marcel Duchamp et surtout son frère, Duchamp-Duchamp, charcutier, qui passe du lard à l’art… il y a le noir emmental, la théorie du réplica, des questions essentielles comme « l’ombre d’une œuvre est-elle encore cette œuvre ? », le paradoxe de l’arrosoir qui n’est arrosoir que lorsqu’on s’en sert. On apprend dans cet esprit pataphysicien à se méfier des bigorneaux perceurs, des échelles identiques mais pas à la même échelle… dans ce jeu sur les mots, s’immiscent en filigrane des questions profondes sur le langage, l’art, notre perception du monde. Un régal ! MARYVONNE COLOMBANI L’art Tangent s’est joué le 26 mai aux Jardins d’Albertas, Bouc-Bel-Air, et le 28 mai Bois de l’Aune, Aix ARTS CIRQUrS THEd.r:i DANSES I MUSNL BOiS E AUNE AIX-EN-PROVENCE ET PAYS D'AIX or an errste Sartre Frpdé'c Boyer{th4dfie) Vei+drediZ6j °, Snrrsadi ê9 juin 6.19h.30 Lundi'.* juklet b Z[t 30 Mardi 2 juilLat i bah ac. OnCI ! Vargai chekhoa collecnf Les poss4d4s (thAStrr) Ravlllor VeildGme AIz-an-ProVeiKe Isdir Rithaud SainL Cdl`rLL L'opéra baroque Let furrnan {maciurnleLLes) Pape tl'Aix ler reAr nil ? Septomhm 04424#A5d0 www.ahrpaysdalr2üi#.caryi. BoisdrL'Auit I" place 1Frtor Sd-i oekh er À lire : L’art Tangent, Actes Sud, 24,40 euros tri : g13.:. la mr..:.1.1011,



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