Zibeline n°63 mai 2013
Zibeline n°63 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°63 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 12,9 Mo

  • Dans ce numéro : la culture sans artiste, une idéal libéral.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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50 M US I Q U E Alexandre Tharaud Marco BorggreveTharaud l’explosif Alexandre Tharaud a une élégance naturelle, et une posture de dandy toujours juvénile. Ses 44 ans passés semblent une erreur administrative ! D’abord les Neuf pièces lyriques de Grieg, où le pianiste joue de toutes les atmosphères chères au compositeur de Peer Gynt : lyrisme, thèmes populaires, technique parfaite, phrases larges très affirmées dans le registre grave. Puis les Kinderszenen op. 15 de Schumann, de caractère apaisé et passionné, qui contrastent avec le refus de Wieck d’accorder la main de sa fille Clara à Robert. Tharaud surprend par un jeu parfois assez marqué, puis soudain, plein de finesse : Der Dichter spricht (le poète parle), lente, si déchirante. On attendait la transposition de l’Adagietto, extrait de la 5 e symphonie de Mahler. Tout aussi brillant que soit cet exercice de haute volée, on est très éloigné de l’esprit de l’œuvre : le génie de Mahler était de rendre invisible, planant, éthéré son orchestre, cordes à peine effleurées. Tharaud en fait quelque chose de très symphonique, démarrant par un mezzoforte où Mahler entrait sur la pointe des pieds, nappe immuable et magique, immortalisée sublimement par Visconti (Mort à Venise). Tharaud a voulu prouver au piano ce que Mahler avait refusé à l’orchestre, mais transposer le génie orchestral de Mahler au piano n’est-il pas une inutile gageure ? Dans l’Appassionata de Beethoven, l’Allegro ma non troppo est brillant, jouissif, la technique époustouflante, malgré un Andante con moto nerveux. Tharaud aime apprivoiser les résonances finales, maîtriser les ultimes vibrations, et la main tourne après le silence encore, comme pour dire : j’ai le son que je veux. Un pianiste exceptionnel, qui sera unique lorsqu’il trouvera l’équilibre entre technique et humanité, affirmation et poésie. YVES BERGÉ Le récital a été donné le 20 avril à l’Auditorium du Pharo, Marseille Verdi ma non troppo ! Foin des « La donna è mobile », « Questa o quella » et autre « De miei bolenti spiriti » ! Ces airs « ténorissimes » tirés de Rigoletto et La Traviata, on ne les entendra pas, lors même qu’ils sont communément associés au « Re d’Italia » dont Rolando Villazòn célèbre le bicentenaire le 2 mai au Grand Théâtre de Provence ! Le plus beau « lirico » actuel y reprend seulement la partie la moins « courue » de son dernier disque Villazon Verdi publié en 2013 pour Deutsche Grammophon. Pas une concession de la part du franco-mexicain, même en bis où certains attendent de reconnaitre quelques notes familières ! La star n’en a pas besoin pour triompher, faire lever les foules : elle remplit la salle sur son nom seul, génère une minute d’acclamation lorsqu’elle n’a pas encore ouvert le clapet à contre-ut… Hormis Ah la paterna mano de Macbeth ou Quando le sere al placido de Luisa Miller, les airs d’I Lombardi, Il Corsaro ou Oberto écrits par Verdi autour de la trentaine, contreviennent aux us et recettes consistant à livrer à l’auditoire ce qu’il attend, plutôt que l’emmener vers des terres nouvelles. Pas d’effet de cirque non plus ! Tout au plus passe-t-il par un si naturel, en début de récital, aigu en accroche de funambule : il n’y reviendra plus ! De surcroit, c’est avec une série de Romanze méconnues du maître de l’opéra, orchestrées avec gout par Luciano Berio, que Villazòn l’emporte (avec l’Orchestre National Symphonique Tchèque), par son talent propre. C’est qu’à quarante ans le ténor est au faîte de la maturité : son timbre est d’une beauté lumineuse, art du chant maîtrisé au millimètre, un métier théâtral hors pair ABnés Mellon Agnès Mellon doublé d’une personnalité éminemment humaine, généreuse, dont la connivence, le sens du partage avec le public, à fleur de peau, ravit ! JACQUES FRESCHEL Madame M. Dans le monde des pianistes virtuoses, gravitent au firmament des interprètes illustres quelques femmes d’exception telles que Martha Argerich ou encore la locale Hélène Grimaud. Dans cet aréopage très fermé de dames de caractère, la pianiste portugaise Maria Jo o Pires, par son charisme, sa discrétion, son amour de la transmission, est une figure emblématique. Interprète d’un soir au GTP dans le Concerto n°2 en fa mineur opus 21 du juvénile Chopin, le public aura pu apprécier l’excellence de son toucher, la grâce de son jeu, sans emphase, tout en intériorité, d’une virtuosité aristocratique exempte de démonstration pyrotechnique comme l’aimait le pianiste polonais. Avec quelle poésie elle mit en valeur l’élégance mélodique du Larghetto ! Chaque note, chaque ornementation, pesée, soupesée, trouva sa juste place au sein d’un discours ciselé, dentelle de mots muets écorchée d’une douce mélancolie. Le très bel Orchestre de Chambre de Bâle, tout à l’écoute et au service de la soliste, mit parfaitement en relief la beauté de cette pièce de pianiste pour pianiste ! Mais le célèbre chef Trevor Pinnock, à la tête de cet ensemble talentueux, bien équilibré, avec une belle pâte de cordes, aurait été bien inspiré d’entourer le chef-d’œuvre de Chopin d’autres pièces que l’insipide Siegfried Idyll de Wagner, poème symphonique interminable en hommage à la naissance de son fils et de la sempiternelle « Jupiter » de Mozart. Mais dès la sortie du concert ces pièces étaient oubliées et restaient dans les oreilles les magnifiques pages dessinées par la grande Maria. CHRISTOPHE FLOQUET Maria-Joao Pires Felix Broede Concert donné au GTP, à Aix, le 4 mai
PLANETE Présente théâtre de nimes E t1e Convent ! e-nfe pou -a danse contemporaine ifiusique sur cour Schubert - 9eekboven l concerks eHcepkionrleL5 AUTOUR DES CLAVIERS www.a.utourdesclaviers.com 7 FESTIVAL LE THOLONET DIMANCHE 26 MAI - 1800 LANGAGES CROISES Fran çv is-R erré Ducthâbre., piano D#arlc dc Month, icctrtrc Fese Saint-Joseph - Domaine : itatnlm 2.161, route Cézanne - J3100 LE THOLONET DTVANCHF. 2 - 1 gh30 LES VOIX T]'TZMfER Sylvain Sower, piano IVtdi1 Biiyüksaraç, soprano Fitd Gcnci _.sopa soprano colr,r2l trdrc Eglise THOLONET I-1"1 icF,e L ❑aLberto Les quatre dernières sonates de Schubert Vendredi 7juin 2013a. 20h et 22i7 L>'LM.AIXHL9 JU1V - 18h30 Sarah La var1d, piano nertrand Périer, vcai x kfanic Tlif(lk'aSrrarse opi.sc&rre 1'L.'i1I PRINCE Eg11se Saint-Joseph - Domaine Aubrun 2161, rouan - 13100 LE THOLONET Rahman EL Bacha Les quatre dernières 5onates de Beethoven Sarnedi jufn 2013 â zoh et 22h Au Cloitre des Jésuites 15 bd Amiral Courbet, Nimes Tarifgénerai 16 Tarifs rèduits â partir de 8 € Forfait 2 concerts le 7 ouie $ 20 € DLaNCIIE 16 KIN - 1 8h30 11A1FDN (La Création) & T>OC1i.ENC (Gloria) Jan ! l ci tirg, direction Chœur A d t'on te s Can tl c omrri soprano Duo Kasi1crilei`orinz7cr, pianos.cr1-} talals ! ! clan, fccirant Eglise Sant-Joseph - Autumn 2 16 L luute Clizanne-13100 LETIIOLO ET Produ dun CREA{Nantes - Direction artlsklque Rene Martin R..I : TTFkIF kFNFII:NF'=fti- 0466366510 0466 66500 til eatreclen I mes.00 rYl Rcrr,3ïicns : FNAC. Carrefour. Ci6ut, SuILT Lr



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