Zibeline n°63 mai 2013
Zibeline n°63 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°63 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 12,9 Mo

  • Dans ce numéro : la culture sans artiste, une idéal libéral.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Voyage à l’intérieur du MuCEM Cet équipement majeur sera une bulle d’oxygène pour toute la région ! Pourtant, à quelques jours de son ouverture, le contenu et la vocation du musée restent mystérieux pour la plupart de ceux qui l’ont vu patiemment s’ériger au fil des ans… 16 M UC E M Un Musée des civilisations Agnès Mellon Bruno Suzzarelli Directeur du MuCEM, ancien inspecteur général de l’administration au ministère de la Culture, il a dirigé depuis novembre 2009 la création du musée à Marseille, et la construction des trois pôles : le bâtiment du J4 et ses passerelles, le Fort saint Jean et ses jardins, le Centre de ressources et le déménagement des collections. Aujourd’hui il coordonne le fonctionnement, l’évolution du projet et la programmation culturelle. maw Bruno Suzzarelli MUCEM-Christophe Fouin Bruno Suzzarelli MUCEM-Christophe Fouin Zibeline : Le MuCEM a longtemps passé pour une Arlésienne muséale, un projet dont tout le monde parle et que personne ne voit jamais. Pouvez-vous nous rappeler ses origines ? Bruno Suzzarelli : C’est le premier Musée national décentralisé en province, un geste fort, qui a pris du temps. La décision de principe du ministère remonte à 2000, les études préparatoires se sont succédé, les concours… il y a eu trois ans de flottement entre 2005 et 2008, puis la désignation de Marseille-Provence comme Capitale européenne de la Culture a permis d’accélérer le mouvement, de convaincre les collectivités de participer à l’investissement : dans l’intérêt de tous il fallait que le MuCEM soit ouvert en 2013. Ce ne sera pas le seul établissement national en région, certains monuments historiques comme le Château de Compiègne ont ce statut, et les antennes régionales du Louvre ou du Centre Pompidou relèvent d’un financement central d’État. Mais là il s’agissait de faire venir les collections du musée parisien des Arts et Traditions Populaires, ce qui a un tout autre sens. Il y a eu également, dès le début du projet de décentralisation, des hésitations sur le contenu… Oui, à plusieurs titres. Fallait-il faire venir à Marseille les Arts et Traditions Populaires tels qu’ils étaient, ou changer le format et le projet scientifique ? Mon prédécesseur, Michel Colardelle, a compris qu’il fallait élargir le champ géographique d’un fonds muséal essentiellement français et historiquement colonial, pour l’ouvrir à un XX e siècle éclaté. Depuis 2009 nous envisageons le MuCEM comme un musée de la Méditerranée dans son rapport avec l’Europe, changement qui s’est opéré ici, en nous imprégnant du territoire. Un autre aspect important est notre vocation pluridisciplinaire… Un musée DES civilisations… Oui. On ne prétend pas être issus de l’ethnologie, nos témoignages ne sont pas seulement ethnographiques. Ils relèvent du quotidien, mais rendent compte de tous les regards des sciences sociales, des phénomènes de société, des grandes questions qui agitent la Méditerranée : la mobilité, la religion, les guerres, l’environnement… Outre les expositions permanentes et temporaires nous voulons que le MuCEM soit un lieu de rencontres, de débats, de propositions artistiques, dans un esprit très accueillant. Nous avons une ambition démocratique, nous voulons nous adresser aux gens qui vont et ne vont pas au musée en multipliant les occasions de les intéresser. Un musée comme le nôtre doit faire comprendre sa vocation. Qui est ? De créer une nouvelle vision de la Méditerranée, qui n’impose pas un point de vue européaniste. De donner du recul, pour permettre d’élever le niveau de compréhension de cet espace. Définir un champ, c’est définir ses frontières. Vous limiterez-vous à la Méditerranée, irez-vous vers l’Asie et l’Afrique ? Nous n’empièterons pas sur les collections et vocations du Quai Branly ! N’y a-t-il pas quelque chose de gênant dans le fait de garder à Paris les Musées d’Art, et d’établir à Marseille les Traditions populaires ? Marseille est une ville populaire, ce qui n’a pas de lien avec nos collections. On récuse ici cette idée de la hiérarchie entre les arts : pour construire un musée des civilisations les questions de société s’exposent à travers des objets usuels, des beaux arts, de l’art contemporain : le regard des artistes est important et différent, un musée de société qui s’en priverait se couperait une jambe. Combien de visiteurs attendez-vous ? On estime à 250 000 le nombre annuel de visiteurs dans tous les musées de Marseille. Ce qui est largement en dessous de villes équivalentes ou plus petites comme Bordeaux, Lille, Toulouse ou Lyon. Ce retard va être comblé avec tous les nouveaux équipements muséaux. Ici nous comptons sur 300 000 visiteurs annuels, ce qui semble un objectif moyen ambitieux mais raisonnable. Nous travaillons sur des segments de public, scolaires, touristes, ou dans le champ social, pour que tout le monde vienne… Le fonctionnement du MuCEM suppose une part de recettes propres importante en volume. Comment comptez-vous l’obtenir ? Oui, de l’ordre de18 ou 20%, ce qui peut sembler peu, et le serait à Paris. Mais ici, avec la politique tarifaire qui correspond à nos ambitions démocratiques, la billetterie ne suffira pas à fournir ces recettes. Les cas de gratuité sont nombreux, il n’y a pas ici le même consentement à payer. Comment allez-vous faire ? Le mécénat n’est pas non plus facile à l’heure actuelle… Nous allons louer les espaces à des événements privés. Il y aura aussi une librairie et un restaurant. Qui ne transformeront pas ce lieu en temple de la consommation ! Pas de boutiques avec des fac-similé en plâtre ? Avec la Librairie Maupetit je pense que l’on peut gager sur la qualité ! ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL
Z4be14.rf un gratuit qui se FORMULAIRE D'ADHÉSION Adht rer Zibelin@ voua permet de bënëficiar des avantages offerts par nos partenaires sur présentation de votre carte, d'étre invités à nos événements. Vous pouvez aussi, avec les formules B, C et D, recevoir Zibeline chez vous. Enfin, cela représente un soutien 6 nos activités, et b. l'information culturelle dont vous bénéficiez gratuitement. Formule Al : lnliviCitrll, 1 carte sans abonnement —25 € Formule A2 Familiale, plusieurs cartes sans abonnsmenr— 40 € Formule 01 = Individuelle, 1 carie, 1 journal —45 Formule Ill : Familiale, plusieurs cartes, 1 journal — FeCie Formule Cl : Association, collectivité, entreprise, 1 à 5 cartes. 1 journal — 70 € Formule Cl : Association, collectivité. entreprise, 5 10 cartes, 2 journaux —85 € Formule C3 : Association, callectivité, entreprise, 5 h 10 cartes ; 8 journaux — 120 Formule D : Adhésion de soutien (montant au choix) (entourez la Formule retenue) Vous pouvez payer par chèque à l'ordre de l'amicale Zibeline { emplissez.5a tableau et adressez votre rag lamente l'adresse ci mn:re} Noms, Prénoms Adresse L'arnical. Zibeline 7 y F 6 a v de 1a Parr oi.Îse ri f 7) 13009 Marseille Mail, Tél, Votre carte d'adhérent vous sera envoyée par courrier dés réception de votre paiement, ainsi qu'un reçu fiscal, sur demande L'adhésion â l'amical° Zibolin°ôtant d'intérêt géncral, allo donne droit une défiscalisation de 66'4 pour las particuliers. et 80% pour les entreprises conformément aux articles 200.238 bis et 885-0 V bis A du code gênerai des imp'it (CGI)



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