Zibeline n°62 avril 2013
Zibeline n°62 avril 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°62 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : des modèles en crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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58 C I N É M A En Pennsylvanie Du 15 au 25 mars, Scènes et Cinés a proposé un Panorama du cinéma américain indépendant. Les cinéphiles, de Port-Saint- Louis à Istres et Miramas, n’ont eu que l’embarras du choix : 32 films de tous genres dont 3 en avant-première parmi lesquels, le 17 mars au cinéma l’Odyssée de Fos, Promised Land, le dernier film de Gus Van Sant qui y a retrouvé, quinze ans après Will Hunting, Matt Damon, l’un des coscénaristes et acteurs avec John Krasinski. Le thème est très actuel puisqu’il concerne l’exploitation du gaz de schiste par la méthode de fracturation, dont les dangers sont expliqués de manière très pédagogique par deux opposants au projet dans une communauté rurale de Pennsylvanie qui souffre de la crise économique. C’est d’ailleurs pour cela qu’un commercial d’une grande société, SteveButler (Matt Damon) et sa collègue (Frances McDormand) parviennent assez aisément, au départ, à convaincre des fermiers de leur accorder le droit de forage sur leurs terres. Stevequi a grandi à la campagne et a connu dans son enfance les dommages de la crise quand l’usine Caterpillar de sa ville natale a fermé, est convaincu de la nécessité de l’exploitation du gaz de schiste et il promet aux habitants qu’ils vont devenir riches. La résistance s’organise peu à peu… On ne vous dévoilera pas la fin. Gus Van Sant a réussi à faire un portrait intéressant de cette communauté rurale, à Promised Land de Gus Van Sant mettre en scène des moments de vie quotidienne, à nous montrer comment on prend des décisions importantes pour l’avenir ; les acteurs sont bons, Matt Damon ainsi que John Krasinski, un « écologiste », ainsi que Rosemarie DeWitt dans le rôle d’Alice, l’institutrice. Mais le film ne décolle pas vraiment, peut-être à cause d’un scénario prévisible -sauf le coup de théâtre final-. On est loin du Gus Van Sant d’Elephant, mais on en retiendra cependant de belles images et des moments musicaux intéressants. ANNIE GAVA Le Panorama du cinéma américain indépendant s’est déroulé du 15 au 25 mars dans les salles de Scènes et Cinés Ouest Provence Le film Promised Land sortira en salles le 17 avril m Les Brésil de Walter Invité de l’Escale 5 des Écrans Voyageurs, Walter Salles était à l’Alhambra du 20 au 24 mars, présentant ses films, discutant aussi bien dans la salle que dans le hallautour d’un verre avec les spectateurs… répondant avec simplicité aux questions des lycéens qui venaient de voir jeudi matin Carnets de voyage. Avec ce périple sur une vieille moto, à travers l’Amérique latine, des deux jeunes Argentins Alberto Granado et Ernesto Guevara, certains découvraient que Le Che n’était pas qu’une icone publicitaire ! L’après-midi, avec Une Famille Brésilienne, réalisé en 2008 avec Daniela Thomas, les lycéens ont partagé la vie, pas souvent rose, de quatre frères nés de pères différents, à Sao Paulo. Chacun a l’espoir d’échapper à la misère, rêve d’un au-delà, comme la mère, tout à la fois « père et mère » -Sandra Corveloni, prix d’interprétation féminine à Cannes- de nouveau enceinte et qui espère avoir une fille, cette fois-là ! Un film superbe, tourné avec de jeunes acteurs et des non-professionnels, dont le montage en parallèle, tout en soulignant le Terre lointaine de Walter Salles et Daniela Thomas désir d’appartenance à la famille, crée un effet de tension permanent. Un film en état d’urgence pour décrire une société sur le fil. « Au Brésil, les gens ne se regardent plus entre classes sociales. » Une réalité différente de son premier long métrage de fiction coréalisé avec Daniela Thomas en 1995, Terre lointaine, lié au contexte du Brésil qui sortait de 25 ans de dictature : de 1989 à 1994, aucun film n’a été réalisé au Brésil. « C’est un film fait par des gens qui voulaient retrouver l’amour du cinéma ! » On sent bien cet amour du Cinéma Novo de la Nouvelle Vague, on pense à Wim Wenders, à Antonioni, on retrouve la 404 d’À Bout de souffle… Tourné en noir et blanc, en montage parallèle, Terre lointaine nous emmène du Brésil au Portugal et malgré l’histoire tragique, procure un vrai plaisir esthétique. Ceux qui ne connaissaient de Walter Salles que Central do Brasil ou son dernier opus, Sur la route, ont pu ainsi découvrir l’œuvre d’un cinéaste très sensible, généreux et talentueux. À l’Alhambra, qui apprend inlassablement à regarder les images et le monde, dans une réalité sociale parfois pas si éloignée du Brésil… A.G. Voir entretien avec Walter Salles sur www.journalzibeline.fr 0
Sous le ciel d’Italie C’est dans la bonne humeur et en musique qu’ont démarré, le 19 mars, les 23 e Rencontres Cinématographiques de Salon avec le trio I Canzonieri et ses chants populaires transalpins. Normal car cette édition est aux couleurs de la Sicile avec une Carte Blanche donnée au Festival de Sciacca dont le directeur artistique, Sino Caracappa, était présent, ainsi que Nello Correale qui présentait La Voce di Rosa le 20 et Pasquale Scimeca dont le film Malavoglia, d’après le roman de Verga, était projeté le 21. En ouverture, Tutti I santi Giorni a été projeté en avant-première au cinéma Les Arcades dans une salle comble. Cette comédie adaptée du roman La generazione de Simone Lenzi, écrivain et compositeur interprète, est le dernier film de Paolo Virzì à qui on doit notamment Catarina va en ville et La prima cosa bella. Tutti I santi Giorni, qui sortira en France sous le titre Chaque jour que Dieu fait, renvoie au récit que Guido fait chaque matin, en rentrant de son travail de portier de nuit, à sa compagne, Antonia, hôtesse d’accueil dans une agence de location : il lui raconte, avant qu’ils fassent l’amour, la vie du saint du jour. Guido (Luca Marinelli) est doux, passionné d’hagiographie tandis qu’Antonia, impétueuse et peu cultivée, compose de jolies chansons et les chante parfois dans des bars où personne ne l’écoute. Tout semble les opposer ; mais ils s’aiment même s’ils ne parviennent pas à avoir d’enfant. Commence alors un parcours, traité avec légèreté par le cinéaste, et qui nous vaut des Tutti I santi Giorni de Paolo Virzi scènes très drôles comme la séquence de relaxation « shanta » pieds nus dans la neige ou la course éperdue des hommes dans les couloirs de la clinique où va se faire la FIV, pour arriver le premier dans les toilettes. La comédie s’essouffle durant les vingt dernières minutes mais Paolo Virzì a montré son sens du rythme, sa verve et son humour pour traiter un sujet un peu délicat. Le public, qui semblait charmé par le film, a été invité à rejoindre la salle de concert du Portail 1 Coucou pour finir en musique avec Renato Tonin, James Sadras et Yannick Boudruche du trio I Canzonieri. Une soirée très conviviale. ANNIE GAVA Les Rencontres Cinématographiques ont eu lieu du 19 au 26 mars à Salon 04 90 17 44 97 www.rencontres-cinesalon.org 59 C I N É M A -. 5viaTM [.11F11161 WCI1 RK.111 ✓ S SALON D'ART CONTEMPORAIN # PARC JOURDAN AIX-EN-PROVENCE M> AI 2013 200 ARTISTES Détecteur de talents PEINTRES (ULPTEURS PLASTICIENS 11141



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