Zibeline n°6 avril 2008
Zibeline n°6 avril 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de avril 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 10,0 Mo

  • Dans ce numéro : ouverture de la Biennale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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42 CINÉMA RENCONTRES D’AMÉRIQUE LATINE Feliz cumpleaños ! El baño del Papa X-D.R Les Rencontres fêtent cette année leur dix ans ! Léonor Harispe, coordinatrice générale, retrace leur histoire, et Diana Lichy nous parle des films qu’elle a sélectionnés Zibeline : Quels ont été les points forts des neuf rencontres précédentes ? Léonor Harispe : Tout, dès le début ! Grâce à Jorge Sanjinés, un réalisateur bolivien qui nous a stimulés, encouragés ; c’est lui qui sera Président de ces 10 e Rencontres. À l’époque, il est arrivé avec deux copies de films dans ses bagages pour que cela nous coûte moins cher ! On était une toute petite équipe, on avait un petit budget, c’était merveilleux de le voir… Sanjinés était un des premiers à filmer la communauté indienne et paysanne. Pourquoi l’Association Solidarité Provence Amérique du Sud, que vous présidez, a-t-elle choisi d’organiser ces Rencontres ? L.H. : Au départ, l’ASPAS s’occupait de solidarité avec les peuples opprimés. En 1999, avec les changements politiques en Amérique Latine, il nous a paru important de soutenir les progrès démocratiques en faisant connaître l’art et la culture, en particulier la création cinématographique. Les autres points forts de ces années ? Je parlerai de Fernando Solanas, qui est venu aux 2 e Rencontres, en 2000, a conçu les Leçons de cinéma, dirigées et animées par des réalisateurs, scénaristes, chercheurs et critiques de cinéma… En 2002, par exemple, c’est Atahualpa Lichy, réalisateur vénézuélien, le directeur artistique de cette 10 e édition, qui a fait travailler les stagiaires. Et en 2003, c’est Catalina Vilar, réalisatrice colombienne qui a présenté deux documentaires réalisés dans le cadre des Ateliers Varan en Colombie. Et cette année, qui anime la « leçon de cinéma » ? L.H. : La formule a changé. L’Éducation Nationale, n’a pas renouvelé son partenariat en place depuis 2001, suite sans doute à des réductions budgétaires… Mais, les séances à destination des scolaires subsistent avec, cette année, des films comme Mafalda de Juan Padron, une sélection des dessins de QUINO le célèbre dessinateur argentin. Et Erendira, un film mexicain de Juan Ramon Catlet d’après le roman de Garcia Marquez, qui raconte l’histoire vraie d’une adolescente qui, au début du XVI e siècle, s’est attaquée aux Conquistadors espagnols. On met aussi en place un Forum Art et Culture, le 29 mars au Rendez-vous des quais, où interviendront des personnalités : Jorge Sanjinés, Marta Rodriguez, la documentariste colombienne invitée d’honneur, et la Vénézuélienne Mariana Rondon qui vient d’obtenir le grand prix du festival de Biarritz pour Postales de Leningrad, histoire très personnelle de la guérilla des années 60 vue par une fillette de cinq ans. Pendant plusieurs années vous avez mis à l’honneur un pays. En 2007, vous avez choisi une thématique : le cinéma et les femmes. Et en 2008 ? L.H. : Ce sera Littérature et cinéma, avec des adaptations. Nous avons mis l’accent sur deux pays, le Mexique avec deux films de l’époque d’or : Dona Barbara adapté du roman de Romulo Gallegos, par Fernando de la Fuente… Avec Maria Felix dont Cocteau disait qu’elle était si belle que ça faisait mal… … et un autre film mexicain, El Gallo de Oro de Roberto Gavaldon, adaptation d’un conte de Juan Rulfo, un drame social autour d’un pauvre organisateur de combats de coqs amoureux de la même femme que son patron. L’autre pays à El baño del Papa X-D.R l’honneur est l’Argentine avec deux films de Manuel Antin d’après Julio Cortazar, Circe et La cifra impar. Et bien sûr, il y aura la compétition, puisque depuis 2005 il y a un prix attribué par un jury, le Colibri d’or Diana Lichy : La programmation de cette année montre la vivacité de la cinématographie d’Amérique Latine. Des pays où il est difficile de produire des films, comme le Guatemala et le Costa Rica, sont présents grâce au numérique. Nous montrons en tout 15 longs-métrages et 15 courts, et la sélection a été difficile. En ouverture des Rencontres, le 25 mars, El baño del Papa des Uruguayens Enrique Fernandez et César Charlone et en clôture, le 1er avril, El Camino, long métrage costaricien d’Ishtar Yasin. Il y aura aussi Postales de Leningrad, Agnus Dei de Lucia Cedron, fille de Jorge Cedron, cinéaste engagé exilé à Paris où il a disparu. Et un documentaire très intéressant sur les nains cubains, Pequeña Habana de Rolando Pardo, sans oublier El Bufalo de la Noche de Jorge Hernandez Aldana. Parmi les courts, La Revolución de los pinguinos, de Simón Bergman sur le mouvement des jeunes lycéens chiliens en 2006, primé à Clermont-Ferrand. Où tout cela se passe-t-il ? L.H. : La plupart des projections sont aux Variétés, mais nous avons de nombreux partenaires, Les Rendez-vous des quais, la Friche. Sans ces collaborations et la quarantaine de bénévoles, nous ne pourrions fonctionner. D’autant que la Ville de Marseille a supprimé les subventions, cette année, sans parler de la DRAC qui ne nous soutient plus… Mais nous voulons que ces Rencontres restent un lieu de joie, de solidarité. Il y aura un concert exceptionnel d’Angel Parra en hommage à Violetta Parra, il y a les 1 res journées du livre latino- américain, une décentralisation des Rencontres, à Manosque, La Ciotat et St Bonnet… ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNIE GAVA www.aspas-marseille.org
ALHAMBRA ARGONAUTES FIFA CINÉMA 43 Une Panthère à Longchamp Depuis cinq ans, un lieu s’est rouvert à Marseille : le Théâtre des Argonautes, dans les anciens Salons Longchamp, est un lieu chargé d’histoire : on raconte qu’à l’époque d’or de l’Alcazar, Yves Montand y aurait fait un « bœuf ». Jean-Pierre Girard et Francine Eymet y présentent pièces de théâtre, concerts, lecture, slam… Depuis trois mois, ils ont élargi leurs activités en proposant des projections de films. Pourquoi ? « Parce qu’à une époque où les ciné clubs ont disparu, on eu envie de retrouver cette atmosphère de convivialité, d’échanges à travers un « Cinéma de quartier ». C’est ainsi qu’une quarantaine de personnes ont assisté aux projections de Jason et les Argonautes (ce titre s’imposait !), d’Ascenseur pour l’échafaud et de La Nuit du chasseur. Le choix des films ? Selon le désir de l’équipe Travelling Avant et des possibilités… Le prochain rendez-vous : vendredi 28 mars à 20h 30, Cat People (La Féline), premier film réalisé par le tandem Val Lewton/Jacques Tourneur en 1942 pour la RKO. Leur association engendra une série de chefs-d’œuvre (Leopard Man et Vaudou suivront ensuite) qui ont révolutionné le cinéma fantastique par une esthétique de l’ellipse, un art de la suggestion, une thématique fondée sur la dualité des êtres. Cat People est un jalon dans l’histoire du film fantastique, sinon une origine : à partir de Tourneur, le cinéma peut créer les effets de la peur sans montrer l’horrible (lequel a souvent un côté grandiloquent, comme dans les films d’horreur qui précédèrent...). Irina, interprétée par la troublante Simone Simon, amoureuse d’un ingénieur naval, se transforme en panthère... ANNIE GAVA Théâtre des Argonautes 04 91 50 32 08 www.theatrelesargonautes.free.fr Sur l’écran noir de nos nuits blanches « Des longs, des courts, des durs, des beaux » o (Jacques Roubaud) Des films, il y en a eu une trentaine, pour tous les goûts, à la Nuit du court du FIFA, à Aubagne. Les quelque trois cents spectateurs qui étaient au Comœdia à 22h, le 14 mars (il restait une quarantaine de courageux à 4h30, le matin !) ont pu voir une douzaine de premiers films, des films d’école, des films sur pellicule (35mm, 16 mm, super-huit), des films en numérique, des documentaires, des fictions,des films d’animation, des drôles, des amers, des durs, des graves, des tendres….Près de cinq heures de projection ! Parmi les documentaires : Papaye, mon amour, de la Canadienne Aube Giroux qui traite avec poésie et humour du problème des aliments génétiquement modifiés, ou le portugais Gestos en Cadeia qui donne à voir, dans un abattoir, des gestes à nous rendre tous végétariens ! Quand des comédiens sont source d’inspiration, cela donne Kosak d’Olivier Cox, dans la série où Catherine Jacob ne dénonce pas un sans papier et c’est très drôle ! Amusant aussi, Mama de Sissi Seifert, où Claudia, au moment de son mariage, va chercher sa mère, jamais présente là où il le faut. On rit encore, juste avant la pause, avec Le Café, un clip de deux jeunes réalisatrices de L’EMCA d’Angoulême sur une chanson d’Oldélaf et Monsieur D. Et tout ragaillardi pour la fin de la nuit, on peut réfléchir sur notre monde sous l’Étoile du berger de Nora Bendaoudji, prendre une bonne New year’s résolution avec Ayala Zamir et la musique de Shem Tov Levi. Ou se laisser séduire, comme cet agent de sécurité, par les beaux yeux d’une « voleuse » dans Security de l’Allemand Lars Henning. Le public qui avait la lourde responsabilité de décerner un prix, et qui aime bien se divertir, a choisi Fini de rire de Pénélope Bagieu de l’ENSAD, un film d’animation où un jeune réalisateur se met à réaliser le « film du siècle » avec des bouts de ficelle, une métaphore de la production de beaucoup de courtsmétrages. Et ce prix du public a été attribué par votre mensuel (préféré ?) Zibeline ! ANNIE GAVA Fini de rire de Penelope Bagieu Ciné-spectacle couscous CINE : La Maison Jaune « évoque l’histoire d’un homme, qui va, sur son tricycle, chercher le corps de son fils. Il m’a fallu à moi aussi, depuis la France et jusqu’à son douar des Aurès, conduire le corps de mon père (…) J’ai été porté par des regards de compassion, et soutenu par des mains tendues et anonymes.(…) De toutes ces rencontres, des promenades à travers cette région hostile et belle à la fois, est née mon envie très profonde et intime d’y réaliser un film. » Amor Hakkar SPECTACLE : Comment je suis arrivée là, un spectacle, écrit, joué et mis en scène par Zohra Ait-abbas. Seule sur scène, Zohra Ait-abbas joue 6 personnages et chante : « C’est l’histoire de nos mères, de nos grandsmères, d’origine kabyle, algérienne, maghrébine. Comment imaginer l’arrivée en France à 20 ans de ces femmes que l’on croise et qui ont 70 ans aujourd’hui ? Quelles étaient leurs conditions et leur vie quotidienne, elles qui ne comprenaient et ne parlaient pas le français ? » A.G. Alhambra Ciné Marseille le 19 avril à 17h30 Couscous sur réservation 04 91 46 02 83 www.alhambracine.com



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