Zibeline n°6 avril 2008
Zibeline n°6 avril 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de avril 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 10,0 Mo

  • Dans ce numéro : ouverture de la Biennale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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28 MUSIQUE TOURSKY PHARO SMCM TÉLÉMAQUE GYPTIS Trio majeur Déjà plus de vingt ans que te Trio Guarneri de Prague sillonne les salles de concerts ! Leur réputation n’est plus à faire et le public de la Société de Musique de Chambre ne l’a pas boudé, remplissant massivement les travées du parterre et du balcon de l’auditorium de la Faculté de médecine. Ces musiciens expérimentés, à la tempe grisonnante, prouvent aux jeunes pousses que l’on peut encore faire chanter les cordes, aller au bout de phrasés larges et vibrants, tout en conservant un vrai sens du jeu, un équilibre d’ensemble ne nuisant pas aux individualités. Il faut entendre Ivan Klansky s’amuser au piano dans l’allegro mozartien du Trio en si bémol majeur ! Son clavier quasi-orchestral fournit, plus tard, un écrin de choix aux élans virtuoses et lyriques du violon de Cenek Pavlik (il joue un Guarneri del Gesu de 1735) dans le post-romantique (tardif sinon attardé !) Trio op.2 de Joseph Suk. Dans les Variations Kadaku du 11 e Trio de Beethoven, bien plus « moderne » en fin de compte que l’opus de Suk, le violoncelle de Marek Jerie (un Guarneri de 1684) a eu son mot a dire, mariant son style sobre et élégant aux gammes, retards et anticipations ludiques du discours beethovénien. En point d’orgue, le Trio en ut mineur de Brahms a brillé d’éclats lumineux au clavier, de variations de couleurs tantôt intenses ou pastels aux cordes, avec, toujours, un chant large et une expression poussée au paroxysme. JACQUES FRESCHEL Trio Garneri X-D.R D Quatuor avec piano La 1274 e séance de la Société de Musique de Chambre de Marseille accueille un quatuor avec piano en pleine explosion. Le Quatuor Fauré (cet ensemble germanique a été choisi par Deutsche Grammophon pour enregistrer les quatuors de Mozart lors du 250 e anniversaire en 2006) jouera Mahler, Brahms et Dvorak. Le 25 mars à 20h45 Auditorium de la Faculté de la Timone S.M.C.M/Adhésion sur place ou Espace Culture 04 96 11 04 60 Internationale Russie 0 Comme chaque année le théâtre Toursky accueillait sur ses planches le pianiste aixois Michel Bourdoncle, dans le cadre du festival russe Avec des pièces allemandes, françaises et bien sûr russes, le pianiste Michel Bourdoncle embrassait une littérature éclectique, et mettait en avant certaines pages originales. En effet, le compositeur languedocien Déodat de Séverac est peu joué et c’est fort regrettable : Les muletiers devant le christ de Llivia est un opus admirable au langage feutré, poétique et expressif que le toucher onctueux et subtil du pianiste aixois a révélé au public enthousiaste. Séparation du russe Glinka, rappelant le ton élégiaque de Chopin, n’est pas davantage joué. Peut-être moins ! Après trois préludes de Debussy, au demeurant fort bien interprétés, la 7 e sonate de Prokofiev au langage moins apprêté et subjectif, mais plus percutant et cadencé que celui du compositeur français, fit enfin entrevoir l’âme russe. Le dernier mouvement precipitato de ce monument pianistique si difficile d’exécution fut servi de façon mirifique au clavier, l’interprète alliant endurance, puissance et dynamisme. Les Intermezzi de Brahms furent moins convaincants, exagérément maniérés, manquant de profondeur et de corps. Un concert en demi-teinte donc, malgré le talent de Michel Bourdoncle et la recherche qui préside chez lui au choix des œuvres, et permet de découvrir des pages oubliées. FRÉDÉRIC ISOLETTA X-D.R Michel Bourdoncle a joué au théâtre Toursky dans le cadre du Festival Russe Simple Mozart 6 L’auditorium du Pharo accueillait le 22 février l’orchestre philharmonique de Marseille avec comme chef invité et soliste le pianiste Jean-Bernard Pommier Jean-Bernard Pommier J.B Interpréter un concerto pour piano de Mozart et le diriger en même temps n’est pas chose aisée. Le chef-pianiste biterrois Jean-Bernard Pommier fut pourtant remarquable dans ce périlleux exercice, interprétant avec tact et précision le 9 e concerto de Mozart, plus connu sous l’appellation Jeune homme. Alternant entre le « debout » pour les tutti et le « assis au clavier », notre soliste invité pour la première fois par l’Opéra de Marseille fit preuve d’un toucher délicat et précis, idoine pour la brillance et le raffinement de cette page concertante. Quant à la 40 e symphonie de Mozart… C’est un tube tellement intemporel et ressassé que l’on a l’impression de l’entendre partout, poursuivi par l’illusion que le compositeur lui-même nous téléphone…. Mais pourquoi se priver de la quintessence, si en plus elle est magnifiquement jouée ? L’orchestre philharmonique de Marseille, qui avait laissé entrevoir des subtilités mozartiennes dans le concerto, sut répondre présent lors de cet opus symphonique. Sous une baguette efficace, les instrumentistes marseillais firent preuve d’énergie et dynamisme, au grand bonheur du public venu en nombre. Dommage que la Simple symphonie de l’anglais Britten ait été interprétée de façon si linaire et quelconque, manquant des couleurs et du contraste nécessaires à cette œuvre si émouvante... F.I.
Autour de Messiaen La première satisfaction de l’ensemble Télémaque a sans doute été de remplir comme un œuf l’auditorium de la Bibliothèque départementale avec une affiche audacieuse de musique française du XX e siècle ! Ensemble Télémaque Agnès Mellon La deuxième est que le public fut manifestement enthousiasmé par un programme s’appuyant sur le centenaire Olivier Messiaen et offrant de vrais chefs-d’œuvre : comme des extraits du Quatuor pour la fin du temps et Le Merle noir, Dérives de Boulez, Syrinx ou Reflets dans l’eau de Debussy… Soignant l’aspect pédagogique, Raoul Lay a mis en lumière, exemples sonores à l’appui, les liens et fils conducteurs fondant l’esprit français de la musique tout au long du XX e siècle, en particulier dans les domaines du timbre et de la couleur… Dessinant dans l’espace des géométries marquées, tout à la fois souples et toniques, le chef a donné l’impulsion à Charlotte Campana (flûte), Linda Amrani (clarinette), Jean-Christophe Selmi (violon), Guillaume Rabier (violoncelle), Hubert Reynouard (piano), Christian Bini (percussions), musiciens de haut-vol qui, tour à tour ont livré des phrasés vibrants, imité les chants d’oiseaux, distillé des arpèges liquides et de longilignes thèmes extatiques ou des dynamiques furieuses… On a également découvert, en création mondiale, un opus de Jean-Luc Hervé, explorant la marge de la texture traditionnelle des sons, enchevêtrant des harmoniques boisées, sur le souffle, à des cordes frottées étouffées ou métalliques… Avant un final « messiaenique », caractérisé par de fameuses valeurs rythmiques ajoutées, motrices de vocalises statuaires, pulsations obstinées ou d’un élégiaque solo de violon plaintif et mezza-voce… Superbe ! J.F. British songs ! Françoise Chatôt et Andonis Vouyoucas affichent régulièrement des concerts de musique ancienne sur la scène du Gyptis, ce qu’on ne peut que saluer Le 28 février, le programme Tourments intimes proposait un florilège de Songs de John Dowland et Henry Purcell. Si l’on a apprécié toutes les qualités musicales du trio d’interprètes, on note seulement un bémol sur le plan de la « communication » : absence de programme, voire de sur-titres ou de commentaires concernant les opus, les instruments, le contexte historique… C’est qu’il y a un monde entre Dowland et Purcell, et la musique de ces temps-là, pas forcément connue du grand public, mérite un brin de « pédagogie » ! On a compris cependant le choix scénique adopté : côté jardin, sur la hauteur, au-dessus du public et sur fond bleuté, Kaoli Isshiki a chanté le premier avant d’alterner, côté cour et sur fond orangé, avec le répertoire du second. Si les mélodies épurées et plaintives de la Renaissance anglaise (Dowland) ont joui d’une belle maîtrise technique (justesse, phrasés souples), le registre de soprano a mieux convenu à l’ambitus plus ample, aux traits lyriques et davantage virtuoses du XVII e siècle (Purcell). Le continuo, composé d’un délicat clavier vertical, au son proche du théorbe ou du luth (Jean-Paul Serra), et d’un imposant violone (Augustina Merono) a montré toute sa science dans l’art d’accompagner la voix autant que dans les Baroques Graffiti X-D.R Télémaque tous azimuts 29 Après l’Auditorium des Archives et une tournée nomade dans le Vaucluse programmée par la scène Nationale de Cavaillon, les Invitations au concert, Portrait Olivier Messiaen se poursuivent avec la Tournée découverte 13, dans la même volonté de fournir au public des clés pour l’écoute. Le 28 mars à 20h30 à La Roque d’Anthéron (Salle des Fêtes), 04 91 39 29 13 Le 29 mars à 20h30 – Palette –Le Tholonet (Salle Pezé), 04 42 66 90 41 Le 2 e Concert Ouvertures Solistes de l’ensemble Télémaque sur la scène du GRIM à Montevidéo s’intitule Les Baroques. Le contre-ténor Alain Aubin concocte un programme mêlant des pièces baroques de Bach ou Purcell à des opus contemporains de Cage ou Dutilleux. Avec Blandine Baqué (hautbois), Christian Bini (percussions), Jean-Bernard Rière (contrebasse) et Isabelle Chevalier (clavecin). Cela commence autour d’un verre, et se poursuit dans la salle de concert… Le 4 avril à 20h30 (Café Musique Contemporaine'4,r.cnae en prélude à 19h30) Impasse Montévidéo, 04 91 39 29 13 Le succès du spectacle La jeune fille aux mains d’argent se confirme partout où il passe. Féerie, performance d’acteur, marionnettes, chœur, orchestre et création musicale sont au rendez-vous pour tout public. Le 18 avril à 20h30 (scolaire à 15h) à Port-de-Bouc au Théâtre le Sémaphore, 04 42 06 39 09 www.ensemble-telemaque.com intermèdes instrumentaux. Un jeu tout en souplesse rythmique et nuances subtiles dans les ostinatos ternaires, les carrures binaires ou les sarabandes couronnées d’un chant délicieusement orné ! J.F. L’ensemble Baroques Graffiti poursuit son « Voyage musical » avec un programme intitulé Stabat Mater : Bach/Duras. Les instrumentistes accompagnent les voix d’Emilie Ménard (soprano) et Daniel Blanchard (contre-ténor) dans le célèbre Stabat mater de Pergolèse, mais dans une version revisitée par Bach, tandis que la comédienne Anne Levy dit un texte de Marguerite Duras : La mort du jeune aviateur anglais (un musicien égyptien chante également et joue de l’oud). Aix, le 3 avril à 20h30 – Chapelle des Oblats Marseille, le 4 avril à 20h30 04 91 64 03 46 www.baroquesgraffiti.com



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