Zibeline n°6 avril 2008
Zibeline n°6 avril 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de avril 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 10,0 Mo

  • Dans ce numéro : ouverture de la Biennale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 CIRQUE MARIE-JEANNE PARVIS DES ARTS CAVAILLON Une Odition réussie ! Au théâtre Marie-Jeanne, ce soir là, Monsieur Maurice et son ennemi juré, Hippolyte, étaient sacrément survoltés. Sur scène, ce n’était que virevoltage, valdingage et… sabotage ! Pour le plus grand plaisir des spectateurs venus soutenir ce casting clownesque et musical. Sur des solos de pinceaux, de brosses aux rythmes endiablés, ce fin bricoleur aux mimiques vraiment drôles donne le change à ce musicien en mal de contrat, amoureux de son métronome géant, de ses partitions et de ces chers instruments. Car ici deux mondes, deux écoles s’affrontent. Alors à coups de joutes musicales, nos deux acolytes retracent l’histoire d’une épopée musicale et entraînent le public dans un délire sonore où il est question de séduire un jury imaginaire. Le public y reconnaît de célèbres scènes revisitées à la Choc Trio, comme la fameuse danse de Rabbi L’Odition Doumé Jacob ou encore les scènes de guerre d’Apocalypse Now. Le jeu burlesque des clowns est tel que l’on ne sent pas tout de suite ce glissement des rôles mais qui pourtant finit par nous interroger sur les rapports de pouvoir : Qui est l’instrument de qui ? Tel un Mickey-Sorcier en plein délire au pays de Fantasia, nos deux complices nous manipulent et nous dirigent dans cette danse macabre du « turn over » si chère à nos employeurs. Mais, pour finalement tourner le dos à cette absolue nécessité d’exister par le travail pour enfin jouer, rejouer et encore jouer à l’infini juste pour le plaisir d’exister… et pour notre plus grand plaisir ! CLARISSE GUICHARD L’Odition de la Cie Choc Trio a été joué du 6 au 8 mars 2008 au Théâtre Marie Jeanne TUUiISICY VENDREDI 25, SAMEDI 26 AVRIL A 21 H OE HENRIFAÉOÉRIC BLANC AVEC : RICHARD MARTIN MISE EN SCENE : TATIANA SRRANTCNENNO CREATION LOMF3VE5 : RICHARD P500RTSEFF CH[nT10N M1151buE Ei l3NNEPS SONORE : PHIL SPECTRUM CREATION FT RESE IMAGES : MATTHIEw M0L1.OT SatraAr.r>owu Ae0NNE2110US : 4 820 300 033 WWW.TOURSKY.ORG Pas si folle que ça ! Le Parvis des Arts a accueilli d’étranges créatures très sympathiques, des personnages plutôt attachants sous des maquillages fort bien faits. Ils sont cinq, ils sont clowns et désirent des choses étonnamment banales en ces temps si compliqués et chahutés : de l’amour, des voyages, des rencontres, de la légèreté… C’est à travers l’évocation de leur histoire individuelle qu’ils s’entrechoquent, se lient ou s’interposent donnant ainsi la possibilité à chacun de se présenter et de jouer avec son propre répertoire clownesque. Comme Bernadette, dans sa quête de l’homme parfait, qui émeut par la clairvoyance de sa propre dérision ou encore Molly qui séduit par sa beauté hors norme avec ce petit brin de fragilité juste effleuré. Et puis Martine, qui surprend parfois par ses cris stridents qui s’échappent de cette passion dévorante et désespérante pour Marcel, cet autre qui rêve d’ailleurs. Et Geppina, un électron libreei venu d’ailleurs, qui essaie de se faire comprendre et de s’affranchir du lourd poids de ses histoires. Bref, leurs univers sont jolis, expressifs et poétiques. Parfois drôles. Parfois seulement. Car bien qu’à certains traits on reconnaisse l’empreinte du maître François Cervantès, l’absurdité revendiquée de cette Folle Envie, se révèle finalement peu présente, trop cadrée par des clowns parfois peu habités. Déréglé au millimètre Cette année les Hivernales se sont mises en cirque, en particulier en accueillant Tangentes sur la Scène Nationale de Cavaillon. Une fois encore Mathurin Bolze a fait preuve de son talent, non seulement en créant un spectacle virtuose où les acrobaties (trampoline, mat chinois, roue, tapis roulant, barre fixe…) sont parfaites de maîtrise, de difficulté et d’à-propos, mais surtout parce qu’il sait mettre en jeu les corps, et construire un univers qui interroge, émeut et met parfois fort mal à l’aise. Car ces humains qui tournent en rond, virent à l’animal, au cadavre, au mécanique, rappellent des fantômes vagues, muets, qui peuplent nos rêves désagréables. Ceux qui virent au cauchemar glauque, qui ne vous réveillent pas en sursaut mais dans lesquels vous traînez longtemps… Les couleurs sombres des vêtements banals, mal assemblés comme dans la vie intime, les quelques mots envoyés, solitaires, l’absence de réel contact entre les corps, qui se touchent, se CLARISSE GUICHARD Folle Envie de la Cie D’Ici a été joué au Parvis des Arts du 7 au 16 mars Helene Bossy portent et se bousculent sans échanger un regard, un sourire, tout cela dérange imperceptiblement… et construit un spectacle fascinant. A.F. Tangentes a été dansé les 21 et 22 fév à Cavaillon, dans le cadre des Hivernales X-D.R
MERLAN ARLES CIRQUE 25 Gaffe à pas rater ça ! Marion Del Curto Il est des spectacles qui ne s’oublient pas. Décembre 2006. Théâtre des Artistic Athévains, Paris. Je m’en souviens comme si c’était hier : ma jubilation, celle de mes trois amis. Leur regard qui en disait long et leur merci, à l’issue de la représentation. Le plaisir partagé d’un spectacle tout à la fois simple, drôle et foncièrement intelligent. L’absurdité de notre condition d’homme moderne, notre folle course contre la montre, données à voir au travers d’une piste en forme de tourne-disques et de quelques cartons, recyclés pour l’occasion. Je m’en souviens comme si c’était hier : le talent de Martin Zimmermannet celui de Dimitri de Perrot, la réjouissante fusion de leur art et, à bien y penser, la totalité des scènes de leur essentiel tour de manège. Je m’en souviens comme si c’était hier… Aussi, après avoir beaucoup écrit sur ce spectacle (vous en trouverez notamment une critique dans Zibeline n°1), ai-je choisi de vous dire cela et rien que cela. Peutêtre parce que j’aimerais entretenir avec vous une relation simple, une relation de confiance. Alors voilà, le spectacle s’appelle Gaff Aff, il passe mi-avril au Merlan. Vous l’aurez compris, je ne saurais trop vous conseiller d’y aller. LAURENCE PEREZ Gaff Aff Martin Zimmermannet Dimitri de Perrot du 23 au 27 avril Merlan, scène nationale à Marseille 04 91 11 19 20 www.merlan.org Fade saveur Il faut reconnaître à Philippe Jamet un talent certain. Celui de faire se raconter les gens ordinaires, comme vous et moi. Sans réserve, beaucoup ont accepté de venir chanter, pleurer ou bien encore s’abandonner devant sa caméra. Des instants d’une fascinante intimité que Philippe Jamet nous restitue très joliment dans le parcours vidéo qui sert de préambule à sa nouvelle création, La saveur de l’autre. Une matière brute et sensible dont s’emparent dans un second temps ses interprètes. Là, malheureusement, le bât blesse. Pas de sublimation du réel par l’art, mais une succession de mouvements figuratifs dignes d’un abécédaire désuet de danse contemporaine qui, malgré son extrême naïveté, ne parvient jamais à nous toucher. Les paumes des mains d’un jeune homme ont beau de se tourner vers nous, aucune envie ne nous prend de les saisir pour aller à sa rencontre. Bien que pavé de bonnes intentions, ce spectacle, c’est sûr, ne laissera aucune empreinte sur notre mémoire de spectateur tant il tourne à vide et ne dégage aucune émotion. Et l’on en vient légitimement à se demander si Philippe Jamet ne ferait pas mieux de se tourner plus franchement vers le cinéma, pour lequel il semble naturellement doué. LAURENCE PEREZ La Saveur de l’autre de Philippe Jamet a été présenté au Merlan du 28 février au 1er mars Simple expression Ils sont deux, Saïlen Rose et Benoît Heliot, deux acrobates de la compagnie Prise de Pied pour qui l’équilibre est une philosophie de vie. À l’ordre du jour, performances techniques, humour et poésie que ce drôle de duo exécute avec brio, laissant à leurs corps le soin de raconter leur relation. Dans un langage universel s’installe le rapport de séduction entre cet homme et cette femme qui vont enchaîner portés, étreintes périlleuses mais amoureuses, emmenés par des airs d’accordéon diatonique, des sifflements d’oiseaux et des jeux d’ombre et de lumière. Défiant la gravité, leur virtuosité n’a d’égal que la poésie qui se dégage de ces morceaux de vie. Présenté au Théâtre Massalia il y a deux ans, ce duo de cirque réussissait déjà ce que bon nombre d’acrobates tentent lorsqu’ils s’installent dans une forme frontale : mettre en scène une véritable forme théâtrale, une fiction chorégraphiée comme un duo de danse, sans abandonner l’adresse de la piste, son rapport aux objets, aux agrès, à l’épatant. Tout ce qu’on aime au cirque ! S.L. Cours toujours ! Cie Prise de Pied le 3 avril 04 90 52 51 51 www.theatre-arles.com Philippe Charbonnière Rappel ! Le théatre Licedeï passe à Châteauvallon ! Semianyki est un spectacle réjouissant, réussi, questionnant, festif et tonique (voir Zibeline 4). À ne pas rater ! C.G. Semianyki du 28 au 30 mars 04 94 22 02 02 www.chateauvallon.com



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